Assez impressionné par son dernier passage à l'Espace Julien c'est avec un mélange d'excitation (ça va être génial !) et de crainte (ne vais je pas être déçu cette fois) que je me suis rendu à nouveau à l'Espace Julien. Lorsqu'on est arrivé (après avoir croisé beaucoup de gens qui étaient aussi venus à Sparklehorse la semaine dernière), le groupe en première partie finissait son set. Les deux morceaux qu'on a pu en voir m'ont plutôt plu.
Il s'agissait de
David Kitt, soit 3 gars (guitare basse synthé - pas de batterie ?) rejoints sur le dernier morceau par un deuxième guitariste. Le dernier morceau qui représente environ 80% de ce que j'ai pu voir de ce groupe m'a beaucoup plu. Bien péchu, rock finissant en post rock bruyant.
Sur ce morceau (comme dans la plupart des finals) ils se sont lâché. Le guitariste chanteur a été pris d'une frénétique envie de râper sa guitare sur le sol (et au passage de nous montrer la raie de ses fesses ... et oui la mode des pantalons qui tombent qui bat actuellement son plein en France - n'a pas l'air finie non plus là bas). Bonne entrée en matière.
Puis ce fut le tour des
Tindertiscks qui sont arrivés à près de 10 sur scène.
Par rapport à la dernière fois un quintet à cordes : 3 violonistes + 2 violoncelles, en plus du violoniste déjà présent, du bassiste, du pianiste et du guitariste chanteur ... et toujours pas de batteur.? Là beaucoup d'hypothèses dans la salle après le concert : certains disaient savoir que le batteur était parti au milieu de la tournée, d'autres pensaient qu'il devait plutôt y avoir eu engueulade juste avant, sinon pourquoi auraient ils monté la batterie ? Quoi qu'il en soit, j'ai honte mais je dois reconnaître que je ne m'en était même pas rendu compte, car elle se trouvait derrière Stuart souvent assis sur son tabouret que j'étais occupé à photographier (et à écouter) pendant tout le concert.
Bien que très mou ce concert était très vivant. Bonne présence du chanteur avec sa voix entre Cohen, Cave et autres voix graves.
Des morceaux un peu nerveux pour ne pas s'endormir. Rien à voir avec Sparkelhorse dont le souvenir était encore bien frais dans ma mémoire. Pas beaucoup de propos échangés entre les morceaux, un côté un peu éméché et absent, n'avait pas l'air de régner une ambiance de folie entre les membres et pourtant musicalement ils étaient là ...
Après je comptais aller faire un tour au Dock des Suds voir la soirée africaine de la Fiesta (Chebli, Ismael Lo & co) ... et puis je n'ai pas eu le courage préférant aller me coucher sur cette bonne et apaisante impression.