Pourquoi n'y-a-t-il pas de festival de rock de cette envergure à Marseille?
Voilà la question que je me suis posée durant ces deux jours où je craignai sans cesse de me prendre un litre de flotte sur la tête, ce qui m'obligeai à remplir mon sac de parapluie et autres kway, voire de polaire...pour les nuits froides ! ! !
Je n'ai pas de réponse, mais j'ai bien fait de conjurer le sort puisque pas une goutte n'a touché mes cheveux durant ce festival de pointures passées et à venir du rock !
Pour moi le festival à débuté par la fin du set de Neimo vendredi aprés-midi (aprés avoir retrouvé des "crétins congénitaux" (NdPh : dont moi, hi hi !) déjà remplis d'Heineken-piss, au mlieu de l'expo photo de Modiano... d'ailleurs bonne idée cette expo, petit hâvre de paix entre les watt et les stands à bière pris d'assault). Donc Neimo : Je ne sais plus s'ils sont anglais ou français mais leur chanteur à un je-ne-sais-quoi de celui des Neurotics swingers, mais sans la guitare, ce qui n'est pas pour me déplaire. ils ont un bon rythme enlevé et mes genoux me démengent ! bon signe !
Bon, je n'ai pas vu grand chose (2 ou 3 chansons) cette fois-ci, j'espère donc vivement avoir une prochaine occasion !
Bon, c'est pas tout ça, mais je vais voir la fin des Clap Your Hand say Yeah ! J'adore le nom de ce groupe ! Mais qu'est-ce que j'ai pu être déçue en entendant ce qu'ils faisaient sur album... Malheureusement aprés ce que j'ai vu en concert, je suis toujours déçue (avec le nom qu'ils ont ils devraient faire un rock festif-ska-funk à mon avis...mais on en est loin).
Bon il ne me reste plus qu'a tracer voir les Dirty Pretty Things, l'amie de longue date qui est avec moi aimerait bien aussi voir French paradox, petit groupe trés prometteur d'aprés les extraits entendus...mais c'est trop bien DPT !
20H, le moment d'attaquer le stand de tartiflette histoire de se réchauffer et de reprendre des forces pour la suite...
La suite immédiate c'est TV on the radio...vu de trop loin, moi pas à fond...Puis the Raconteurs. C'est vraiment bien les raconteurs, vraiment bon... on a juste craqué quand ils ont attaqué les solos de guitare...j'aime pas les solos de guitare !
Et puis y'a Morrissey qui va arriver alors on va se placer !
On se faufile près de la scène et en levant la tête je pourrais même voir son jeu de scène sur écran géant ! !
Il arrive avec ses musiciens vétus de tee-shirt vert et de pantalon blanc; lui en veste noire sur chemise bordeaux et pantalon marron (? !), il attaque par un morceau des Smith pour rameuter les foules (toujours devant les Raconteurs !) Panic ! Panic on the streets of London, c'est surtout Panic dans le bois de St Cloud, dans les thorax qui sont près de la scène (trop de basses), et toute la foule chante à tue-tête....continue Morrissey ! ! ! Bon, ben non ! Il continue avec des morceaux à lui, un peu inconnus pour moi qui ne connait que son dernier album dont il fera You have killed me, ma préférée, quand je serai déjà loin...le froid ça creuse...
Bref pour moi un Morrissey dont j'ai quand même assisté à la moitié du concert, espérant son jeu de jambes et sa voix légendaire qui se distend parfois...mais pas là. Il était tout de même trés présent, se présentant avec beaucoup d'humour et d'ironie, voire de cynisme ("i'm Sacha Distel") entre chaque morceaux. Racontant des anecdotes de ses précédents concerts. Bref, un chanteur d'expérience quoi !
Ca se voyait bien avec son visage en gros plan sur l'écran géant... ! Bon aller, sans plaisanter, je voudrais bien le revoir dans une salle plus petite, dans une ambiance plus intime pour apprécier pleinement.
Allez hop, on se rentre.
Le samedi !
Je ne parlerai que de Tokyo Ska Paradise Orchestra, puisque pour le reste a déjà été chroniqué.
Alors moi j'aime bien Radiohead sur album, et je m'en foutais un peu de les voir sur scène, j'ai quand même assisté aux trois premières chansons (c'est la seconde qu'ils ont chanté que j'adore, alors j'étais comblée !), et j'ai filé voir TSPO dont mon-amie-de-longue-date qui n'avait pas de place pour le samedi m'avait longuement parlé !
La traversée du site pour rejoidre la scène de l'industrie a été féerique ! J'étais seule au milieu du bois, avec toutes les oeuvres d'art, les toilettes et les stands du site pour moi toute seule ! La foule étant devant Radiohead ! Quel plaisir !
Arrivée en avance (ou bien ils étaient en retard..) devant la scène, je retrouve une centaine de personnes venues écouter du ska. Parmi elles : des japonais et des jeunes gens qui préfèrent Muse à Radiohead ! Et c'est sur l'air du Parrain version ska que débarque l'Orchestre ! 5 cuivres, 1 clavier, 1 percus, 1 batterie, un chanteur, tous vétus d'une veste de costard blanc, tee-shirt et pantalon noir, lunettes noires. En deux morceaux le public se presse, et ça saute ! Ca bouge ! Et moi et mes quinze ans de clopes on saute tout autant que le reste du public !
C'est du bon ska, festif, entrecoupé de petits morceaux qui ont bercé notre enfance (frêre Jacques) joués au mélodica, que nous offrent les TSPO. De temps en temps certains lachent leur cuivre pour prendre le micro et courrir tout autour de la scène en chantant et sautant partout ! Une contrebasse apparait, le trombone tombe sa veste (quel corps de rêve mon dieu !), on respire avec une chanson plus calme, genre combo des îles, et puis c'est reparti !ils s'en vont...mais acclamés par le public qui a définitivement laché Radiohead, ils reviennent nous enflammer une dernière fois !
Et puis voilà...je m'en vais traverser le site à la rencontre de mes amis, je croise des milliers et des milliers de personnes (si si, je vous jure !) qui quittent Radiohead avant la fin pour aller prendre le métro, il est 23H30.
PS : pour des photos de TSPO, j'aurai besoin de quelqu'un qui soit chez Bouygues et qui est un forfait avec internet...les photos sont sur mon mobile...
Merci à celui sans qui je n'aurai pas eu la chance de participer à ce festival, il m'a supportée quand je ralais aprés le temps, il m'a attendue aux toilettes, et tout ça avec le sourire... c'est mon héros (NdPh : c'est encore moi hi hi) ! Réagir à cette critique
Tokyo Ska Paradise Orchestra, Electric 6, La Rumeur, Tom Mac Rae, LCD soundsystem, Death in Vegas, 2 Many dj's - 5 Juillet 2003 - Belfort J'suis arrivé un peu tard mais j'ai été agréablement surpris par le TOKYO SKA PARADISE ORCHESTRA, pas la peine de vous faire un dessin tout est dans leur nom, ces Japonais humilient avec un naturel déconcertant bon nombre de groupes du même genre avec des reprises survitaminées plutôt iconoclastes comme "The look of love" de Bacharach ou le .../...
J'suis arrivé un peu tard mais j'ai été agréablement surpris par le TOKYO SKA PARADISE ORCHESTRA, pas la peine de vous faire un dessin tout est dans leur nom, ces Japonais humilient avec un naturel déconcertant bon nombre de groupes du même genre avec des reprises survitaminées plutôt iconoclastes comme "The look of love" de Bacharach ou le générique de "Opération Dragon" de l'immense Lalo Schiffrin. Le peu que j'ai vu était très fun.
ELECTRIC SIX donnent aussi dans la grosse déconne, mais dans un registre nettement plus rock n roll. Avec un chanteur des plus délurés, des guitares grasses à la limite de l'indigestion et des paroles bien débiles. "Dude ! I wanna take you to the gay bar !!" ou encore "Danger ! danger ! high voltage !!" qui donnent lieu à des gros pogos sous le chapiteau. Un concert assez énaurme, qui comme sur l'album vire souvenr vers le glam et le disco, en flirtant généralement avec le mauvais goût comme en témoigne une reprise de "Radio gaga" presque aussi ringarde que l'originale. Ils reprennent aussi "Rock show" de Peaches et c'est déjà plus marrant, ça fout une sacrée patate même.
L'ambiance n'est pas du tout la même sur la plage où se produisent LA RUMEUR, dont j'aime beaucoup les disques. leur live n'apporte pas grand chose vu leur jeu de scène ultra limité et des djs très discrets mais ils ont quelque chose de plus que la plupart des groupes "pas content" auquels on pourrait les assimiler. Parce qu'on a pas forcément l'habitude d'entendre un hip hop sans fioritures et d'une telle noirceur, avec une rage débridée envers le ministère de l'interieur et ces "fils de pute" de Skyrock qui ont le point commun de les avoir attaqué en justice, et de subir encore plus les foudres de Ekoue et ses comparses. Ca restera le moment le plus engagé de ce festival, minimisant presque les manifestations pas toujours comprises des intermittents du spectacle et des Alstoms à qui ces Eurocks ont souvent (trop peut être, ça agaçait un peu ceux qui étaient là les trois jours) donné la parole entre les concerts.
Rien de tout ça chez TOM MC RAE qui explore lui des tourments plus intimistes et plait décidement à beaucoup de monde, le chapiteau était une nouvelle fois plein à craquer. Il le reconnait lui même, les festivals ne sont pas forcément l'endroit idéal pour entendre son folk habité, même si des chansons comme "Karaoke soul" et "Dose me up" passent très bien quelque soit le contexte. Mouais enfin comme je dis souvent, tout ça c'est bien gentil mais c'est pas très dancefloor, et en plus j'ai faim.
Direction donc la plage pour faire une ovation à l'ami James Murphy venu avec son groupe LCD SOUNDSYSTEM exploser les frontières entre rock, funk et electro avec en ouverture un des 2 manys djs venus se faire la main en passant 2-3 tueries comme le on peut plus approprié "Optimo" de Liquid Liquid, à qui les New Yorkais doivent beaucoup. Ils commencent avec le jouissif "Beat connection" long de 8 minutes avec une sensationelle montée de percussions et les paroles d'une tristesse contradictoire avec l'euphorie de la musique : "Nobody's falling in love / It's the saddest night out in the USA". Je ne connais pas le morceau qui suit mais reconnait très bien les suivants, le très punk "Give it up", le tube en puissance "Tribulations" et sa partie de guitare très New Order et bien sur l'immense "Losing my edge" accompagné d'une hilarante gestuelle pour commenter les anecdotes blasées racontées dans la chanson. S'il est un peu limité vocalement, James Murphy n'en est pas moins habité par sa musique, obsedé par le son qui tue, accompagné d'une clavieriste typée asiatique absolument charmante, et d'un guitariste et un batteur dantesques qui nous ont fourni une prestation extatique.
Une excellence à coté de laquelle DEATH IN VEGAS paraîtra un peu timoré, alors que eux aussi ont délivré une sacrée décharge d'electricité avec des visuels à coupé le souffle, un mur de guitares et d'ambiances inquiètantes. On en ressort un peu K.O debout, avec la sensation d'avoir vu quelque chose d'iréel, et de nettement plus homogène que leurs derniers albums qui faisaient un peu compilations avec invités. Bonne idée d'avoir fini le set avec le gothique "Hands around my throat" histoire d'annoncer les délires rock des frêres Dewaele alias Soulwax alias........
....2 MANY DJ'S !!! Aahh enfin, il est 2h30 et personne n'a envie d'aller se coucher, navettes ou pas navettes (y en aura en fait, ouf) car leur prestation étaient une des plus attendues et elle n'a pas déçu. Ambiance gigantesque, avec autant de fans d'electro que de rock tout contents d'entendre à fond les White Stripes, Nirvana ou The Rapture enchainé avec des tubes de Felix Da Housecat, Laurent Garnier ou Vitalic, invité surprise de la soirée qui est venu jouer son incroyable "La Rock 01" dans une version rallongée déclanchant l'hysterie collective. Ca a commencé par un détournement du hit des Chemicals ("Hey boy, hey girl, 2 many dj's here we go !!") et ça s'est terminé par un des mes morceaux reggae culte ("Chase the devil" de Max Romeo) et entre les deux ils auront fait danser sur tout et n'importe quoi, avec un art de l'enchaînement très punk capable de passer en quelques minutes du r'n'b de Beyonce à la country de Dolly parton et repartir ensuite avec des blips de Royksopp. Ces mecs sont fous et rendent dingues. A voir et à revoir. Réagir à cette critique
Jesuis arrivé un peu tard mais j'ai été agréablement surpris par le TOKYO SKA PARADISE ORCHESTRA, pas la peine de vous faire un dessin tout est dans leur nom, ces Japonais humilient avec un naturel déconcertant bon nombre de groupes du même genre avec des reprises survitaminées plutôt iconoclastes comme "The look of love" de Bacharach ou le générique de "Opération Dragon" de l'immense Lalo Schiffrin. Le peu que j'ai vu était très fun.
ELECTRIC SIX donnent aussi dans la grosse déconne, mais dans un registre nettement plus rock'n'roll. Avec un chanteur des plus délurés, des guitares grasses à la limite de l'indigestion et des paroles bien débiles. "Dude ! I wanna take you to the gay bar !!" ou encore "Danger ! danger ! high voltage !!" qui donnent lieu à des gros pogos sous le chapiteau. Un concert assez énorme, qui comme sur l'album vire souvent vers le glam et le disco, en flirtant généralement avec le mauvais goût comme en témoigne une reprise de "Radio gaga" presque aussi ringarde que l'originale. Ils reprennent aussi "Rock show" de Peaches et c'est déjà plus marrant, ça fout même une sacrée patate.
L'ambiance n'est pas du tout la même sur la plage où se produisent LA RUMEUR, dont j'aime beaucoup les disques. Leur live n'apporte pas grand chose vu leur jeu de scène ultra limité et des djs très discrets mais ils ont quelque chose de plus que la plupart des groupes "pas content" auquels on pourrait les assimiler. Parce qu'on a pas forcément l'habitude d'entendre un hip hop sans fioritures et d'une telle noirceur, avec une rage débridée envers le ministère de l'interieur et ces "fils de pute" de Skyrock qui ont le point commun de les avoir attaqué en justice, et de subir encore plus les foudres de Ekoue et de ses comparses. Ca restera le moment le plus engagé de ce festival, minimisant presque les manifestations pas toujours comprises des intermittents du spectacle et des Alstoms à qui ces Eurocks ont souvent (trop peut être, ça agaçait un peu ceux qui étaient là les trois jours) donné la parole entre les concerts.
Rien de tout ça chez TOM MC RAE qui explore lui des tourments plus intimistes et plait décidement à beaucoup de monde, le chapiteau était une nouvelle fois plein à craquer. Il le reconnait lui même, les festivals ne sont pas forcément l'endroit idéal pour entendre son folk habité, même si des chansons comme "Karaoke soul" et "Dose me up" passent très bien quelque soit le contexte. Mouais enfin comme je dis souvent, tout ça c'est bien gentil mais c'est pas très dancefloor, et en plus j'ai faim.
Direction donc la plage pour faire une ovation à l'ami James Murphy venu avec son groupe LCD SOUNDSYSTEM exploser les frontières entre rock, funk et électro avec en ouverture un des 2 manys djs venus se faire la main en passant 2-3 tueries comme le on peut plus approprié "Optimo" de Liquid Liquid, à qui les New Yorkais doivent beaucoup. Ils commencent avec le jouissif "Beat connection" long de 8 minutes avec une sensationelle montée de percussions et les paroles d'une tristesse contradictoire avec l'euphorie de la musique : "Nobody's falling in love / It's the saddest night out in the USA". Je ne connais pas le morceau qui suit mais je reconnais très bien les suivants, le très punk "Give it up", le tube en puissance "Tribulations" et sa partie de guitare très New Order et bien sur l'immense "Losing my edge" accompagné d'une hilarante gestuelle pour commenter les anecdotes blasées racontées dans la chanson. S'il est un peu limité vocalement, James Murphy n'en est pas moins habité par sa musique, obsedé par le son qui tue, accompagné d'une clavieriste typée asiatique absolument charmante, d'un guitariste et d'un batteur dantesques qui nous ont fourni une prestation extatique.
Une excellence à coté de laquelle DEATH IN VEGAS paraîtra un peu timoré, alors que eux aussi ont délivré une sacrée décharge d'électricité avec des visuels à couper le souffle, un mur de guitares et d'ambiances inquiètantes. On en ressort un peu K.O debout, avec la sensation d'avoir vu quelque chose d'irréelle, et de nettement plus homogène que leurs derniers albums qui faisaient un peu compilations avec invités. Bonne idée d'avoir fini le set avec le gothique "Hands around my throat" histoire d'annoncer les délires rock des frêres Dewaele alias Soulwax alias........
....2 MANY DJ'S !!! Aahh enfin, il est 2h30 et personne n'a envie d'aller se coucher, navettes ou pas navettes (il y en aura en fait, ouf) car leur prestation étaient une des plus attendues et elle n'a pas déçu. Ambiance gigantesque, avec autant de fans d'électro que de rock tout contents d'entendre à fond les White Stripes, Nirvana ou The Rapture enchainé avec des tubes de Felix Da Housecat, Laurent Garnier ou Vitalic, invité surprise de la soirée qui est venu jouer son incroyable "La Rock 01" dans une version rallongée déclanchant l'hystérie collective. Ca a commencé par un détournement du hit des Chemicals ("Hey boy, hey girl, 2 many dj's here we go !!") et ça s'est terminé par un des mes morceaux reggae culte ("Chase the devil" de Max Romeo) et entre les deux ils auront fait danser sur tout et n'importe quoi, avec un art de l'enchaînement très punk capable de passer en quelques minutes du r'n'b Beyonce à la country de Dolly parton et repartir ensuite avec des blips de Royksopp. Ces mecs sont fous et rendent dingues. A voir et à revoir.