Tom McRae - 22 octobre 2007 - le Nouveau Casino, Paris Etant fan de la première heure, j'attendais avec impatience ce concert intimiste au Nouveau Casino. Tom McRae, qui semble aimer nos contrées, est apparu plus détendu que d'babitude et a une nouvelle .../...
Etant fan de la première heure, j'attendais avec impatience ce concert intimiste au Nouveau Casino. Tom McRae, qui semble aimer nos contrées, est apparu plus détendu que d'babitude et a une nouvelle fois été excellent. Sa musique, entre Elliott Smith, Nick Drake et Jeff Buckley, est à tomber. Mention spéciale au violoncelliste qui participe à plein à la mélancolie des compositions. Seul bémol, le public, un peu timide pour reprendre certaines chansons. Un problème parisien, j'ai l'impression. Réagir à cette critique
Tom Mc Rae - 17/10/2007 - Le Cabaret Aléatoire, Marseille Outre le fait que la salle n'était pas faite pour lui et le cruel absentéisme parfois caractéristique des Marseillais, M. McRae a été grand.
Beaucoup de chansons de son premier album éponyme, .../...
Outre le fait que la salle n'était pas faite pour lui et le cruel absentéisme parfois caractéristique des Marseillais, M. McRae a été grand.
Beaucoup de chansons de son premier album éponyme, notamment le magnifique "The Boy With The Bubblegun" qui a clos le live et le grand "you cut her hair" qui fit frissoner l'assemblée.
Tom Mc Rae a selon moi gagné en confiance face au public, il s'est payé le luxe de former deux groupes dans la salle et leur faire chanter une partie chacun, le tout avec justesse (sur "dose me up".
le premier groupe chantant:
"so dose me up, once is not enough, i can still see the ground. And from this high-rise view, looking. Down on you. I'm not the one wasting my time"
le second : "this is the end of the world news" en boucle et dans le temps Bravo !!
Ses deux acolytes organiste et violoncelliste font preuve d'un talent évident et complètent parfaitement l'esthète de la Guild nourri aux choeurs christiques dans son Suffuolk natal. A noter l'injection d'un beat sur certains titres, venant combler l'absence parfois cruelle de batterie.
Le français de M. McRae étant excellent, le contact avec le public fut limpide et fluide, le garçon se permettant qques "vannes" envers ses acolytes ("hey if you start drinking when we're supposed to play a song, what do I have to do ? okay, I'll have a sip too") sooooo British.
Je suis sorti de ce live le moral dans les chaussettes (comme il l'a dit lui même ce fut un enchainement de "...and now another sad song") et rentrais dans ma forêt l'esprit assailli de la splendeur mélancolique qu'a dégagé ce soir-là Tom McRae.
Buck 65 + Tom McRae + Sarah Slean - 13 octobre 2005 - La Coopérative de Mai, Clermont-Ferrand Cela aurait pu être une soirée de rêve, mais ce fut seulement une bonne soirée... L'affiche proposant Sarah Slean, Buck 65 et Tom McRae sur la scène de la Coopérative de Mai était plus que prometteuse .../...
Cela aurait pu être une soirée de rêve, mais ce fut seulement une bonne soirée… L’affiche proposant Sarah Slean, Buck 65 et Tom McRae sur la scène de la Coopérative de Mai était plus que prometteuse sur le papier, tant il était difficile d'oublier les enthousiasmantes précédentes prestations de Buck 65 et Tom McRae dans le même lieu.
Sarah Slean : une belle découverte !
Mais avant les retrouvailles avec Buck et Tom, le public de la grande salle de la Coopé a le bonheur de découvrir Sarah Slean, une jeune canadienne seule au piano. Dès le début de son show, et malgré la barrière de la langue, la belle tente de communiquer en français entre ses morceaux très réussis, pour établir le contact. En plus d’un songwriting assez classieux, on découvre donc une personnalité originale et drôle. Quasi immédiatement, on remarque également que les compositions et la (très jolie) voix de Miss Slean évoquent par bien des aspects la musique de Kate Bush et de sa disciple douée Tori Amos ; ses titres sont traversés par le même romantisme échevelé. La prestation trop courte de Sarah Slean donne envie d’écouter son disque... et de la revoir plus longuement très vite.
Buck 65 : toujours la grande classe…
L’occasion de recroiser sa route se présente plus tôt que prévu puisque Sarah Slean officie sur certains morceaux du nouveau spectacle de son compatriote, l’ultra doué Buck 65. Seul sur scène les dernières fois où on l'avait vu, notre homme se présente cette fois-ci accompagné - en plus de sa pianiste fétiche - par sa petite copine française, la troublante Claire aux chœurs (qui proposera également un duo extrêmement langoureux vers la fin du concert) et aux percussions (avec des galets), mais surtout par un acteur performer irrésistiblement drôle. Ce spectacle est véritablement remarquable par son côté protéiforme : on assiste à la fois à un concert de hip hop/country/chanson/pop, à une performance théâtrale digne d’un cabaret et à des numéros de cirque réjouissants. Les excellents morceaux de Buck 65, sa superbe voix rocailleuse et son impressionnant style de scratches sont en effet entrecoupés par de mini sketches ou autres interventions saugrenues et drolatiques de son acolyte acteur (dont le style évoque Buster Keaton). Devant un tel étalage d’humour absurde, Buck 65 se la joue moins Charlie Chaplin, il se met plus en retrait, en s’abritant derrière les facéties de son camarade de jeu. Cela lui permet de mieux se concentrer sur ses titres, mais le résultat est le même : il arrive à emmener son auditoire dans son univers fascinant. Tout cela se termine bien trop tôt malheureusement. Mais quand les lumières se rallument, on ne peut s’empêcher de se dire que cet artiste a décidément la grande classe.
Tom McRae : un peu de sobriété n’aurait pas été de trop.
Certes, il est très difficile de passer après la tornade Buck 65, mais Tom McRae avait des atouts pour rivaliser : il aurait pu s’en sortir de belle manière en jouant sobrement ses superbes morceaux entre pop et folk. Las, sans doute (mal) conseillé par les sbires de sa maison de disques, M. McRae a choisi de tirer sur la corde sensible en proposant un show appuyant (trop) sur tous les effets. A de trop rares exceptions près, les arrangements choisis pour cette tournée sont peu pertinents. La basse est inutile, la deuxième guitare électrique aussi, les claviers également, les effets sont trop ostentatoires sur le violoncelle… Pourquoi surcharger le son et lui donner des atours plus lourds et FM, alors que ces morceaux sont émouvants dans le plus total dénuement (les précédentes tournées l’ont prouvé) ? Peut-être pour vendre des disques… Sans doute pour faire forte impression sur les scènes des grandes salles ou des festivals. Sans trop vouloir noircir le tableau – Tom McRae reste un chanteur bouleversant et un bon songwriter, même si son dernier disque semble moins inspiré –, on remarque, en plus, que le comportement scénique de l’artiste rejaillit malheureusement sur le public ; à cause du volume sonore sensé le « couvrir », celui-ci se sent libre de se comporter en consommateur de musique (je parle fort, je marche sur les gobelets de bière jetés au sol, je tousse pendant 5 minutes sans sortir de la salle etc), gâchant ainsi les rares moments où Tom et ses acolytes jouent sobrement… Tout ceci est vraiment très très énervant ! On quitte les lieux en pensant aux concerts réussis de Tom McRae (il y a deux ans déjà) et aux très bonnes prestations de Sarah Slean et Buck 65, et en se disant que cela aurait pu être une soirée de rêve...
A lire également sur ConcertAndCo.com, une interview de Tom McRae et une chronique de son concert aux Eurockéennes de Belfort, en 2003.
Tom McRae et Chris Stills - 8 octobre 2005 - marseille moulin moi j'ai adoré la prestation de Tom MacRae evidemment mais j'ai aussi adoré ce petit américain français... Il nous a fait chanter sur des mélodies entrainantes et hyper jolies, une voix soul et .../...
moi j'ai adoré la prestation de Tom MacRae evidemment mais j'ai aussi adoré ce petit américain français... Il nous a fait chanter sur des mélodies entrainantes et hyper jolies, une voix soul et tendre... moi j'adhère!!
Ce que je regrette c'est qu'on ne l'appelle que le " fils de ... " c'est très dommage de faire une fixation là dessus, parce qu'il est plein de talent !!
malgré un accent américain qui ne dérangera que les jaloux et les anti-américains... alors voilà c'était la première fois que je le voyais et je peux l'assurer pas la dernière... Réagir à cette critique
Tom McRae + Chris Stills - 08 octobre 2005 - Moulin - Marseille
En première partie un Chris Stills a la guitare et au chant, très sur de lui (clairement plus "ricain" que français comme il le dira lui-même), accompagne d'un batteur et bassiste ... des morceaux .../...
En première partie un Chris Stills a la guitare et au chant, très sur de lui (clairement plus « ricain » que français comme il le dira lui-même), accompagne d'un batteur et bassiste ... des morceaux a la fois love et entraînants a la Jude / Isaak ... pas mal pour commencer la soirée ... d'autant qu'il a réussi a faire chanter le public.
Puis celui qui des ses debuts a Marseille (ici même en 2001) me faisait déjà l'effet d'un faut modeste ... la le gros Tom McRae qui nous a subliminalement marqué pendant tout le concert (toujours pas effacé de ma rétine quand je ferme les yeux) n'était pas la pour me rassurer ... néanmoins j'ai passé un bon moment ... je laisse Dazuntski vous raconter ça ... car ce fut long, tres long … plein de rappels et tout.
Pirlouiiiit
Quand on entre au Moulin, un peu en retard, Chris Stills est déjà sur scène. Difficile d’accrocher au début… et par la suite aussi. Le gars est accompagné sur scène d’un batteur et d’un bassiste, lui, joue de la guitare et chante. Malgré un morceau dont la mélodie ressemble à s’y méprendre au classique Stand by me (ce qui bloque toujours un peu…beaucoup), j’accroche pas mal aux lignes de guitare qui sont, il faut le dire, souvent très belles. Par contre, je n’accroche pas trop à la voix et surtout au personnage.
Il a contre lui un sacré accent californien quand il parle français, accent qui fait malheureusement toujours un peu prétentieux. Et puis, le coup du « Un gars que je connais pas vraiment à la base m’a écrit les paroles de cette chanson. Ce gars c’est Jean-Louis Murat », c’est toujours à double tranchant. Première possibilité, le mec se la raconte un peu en mentant (c'est-à-dire qu’il connait bien entendu l’auteur de cette phrase aussi blasphématoire qu’originale : « Douce la bite de Dieu, dans le corps de la mère du Christ »). Ou bien, deuxième option plus probable, le gars dit vrai et c’est du genre « Bonjour, je suis le fils de Véronique Samson et même si je le connais pas du tout Jean-Louis Murat m’écrit des textes… ». Moi, ma mère est femme de ménage, dois-je m’adresser à Linda De Suza pour écrire mes textes ?
Plus sérieusement et en bref, j’ai bien aimé la musique, pas trop la voix, pas trop les textes et pas trop le personnage, mais c’est beaucoup plus une question de goût que de niveau, car le gars a du talent. Pour conclure, disons que dans la catégorie « Fils de… » (ou pour lui: "Double fils de..."), c’est mieux que David Halliday mais moins bien et moins original qu’ Arthur H et à des années-lumière de Jeff Buckley, qui a du pourtant pas mal l’influencer.
Il faut dire aussi que j’attend avec impatience de voir arriver sur scène Tom McRae. Je me languis et en même temps j’appréhende les retrouvailles avec cet artiste qui, après m’avoir fait planer, rêver, pleurer… avec ses deux premiers album, m’a un peu déçu avec son 3ème et dernier opus.
Une pause d’une petite demi-heure d’attente et toutes les lumières de la salle s’éteignent pour laisser retentir la voix unique et si pure de Tom McRae. Un Mermaid Blues a capela et dans le noir, y’a pas mieux pour donner des frissons dans tout le corps. En s’allumant, les lumières laissent apparaître un Tom McRae amaigri et avec une nouvelle coupe de cheveu, proche de celle de Woody Harrelson dans Larry Flint. D’ailleurs, cette coupe de cheveu, lui vaudra quelques taquineries de la part d’un énergumène très bruyant.
Après, il enchaîne direct sur un superbe et énergique Karaoke Soul et le public, encore hésitant jusque là, rentre définitivement dedans.
Le line-up a légèrement évolué par rapport à la dernière fois, le clavier notamment à semble-t-il changer de même que le bassiste au look surprenant (un peu androgyne) et à la voix haut-perchée. Le batteur est toujours présent, tout comme son talentueux complice de toujours au violoncelle, Oli Kraus.
Ensuite, je ne me rappelle plus très bien de l’enchaînement des morceaux mais je sais qu’il n’a privilégié aucun des 3 albums, pour mon plus grand plaisir. On a eu le droit à presque tout ce qu’il a fait de meilleur avec Ghost of a Shark, Langage of Fool et surtout Walking to Hawaï (sous une nouvelle version un peu épurée), End of the world news (dose me up) (qui sera repris en chœur par le public… Un pur moment de Magie), The boy with a bubblegun et la merveilleuse A & B’s song.
Comme espéré, même les morceaux auxquels il manquait un petit quelque chose sur le nouvel album, prennent tout à coup une autre dimension. Les explosions rock de Silent Boulevard, la poésie de For the restless…
Tout absolument tout, prend une envergure exceptionnelle sur scène. Je surprend même Pirlouiiiit, qui n’est jamais le dernier à dire que « Tom McRae, c’est encore un truc tout mou à dazuntski », et bien, je le surprend en train de headbanger comme un fou sur HummingBird qui n’est pourtant pas le morceau qui a le plus de patate.
Le concert passe à une vitesse de folie et c’est déjà l’heure du rappel. Il entame au piano un morceau du dernier album, et s’arrête en plein milieu à cause d’un trou de mémoire, et après avoir déclaré « De toute façon, je préfère celle-là », il enchaîne avec un des plus beaux morceaux qui soient : 2nd Law.
Pour le deuxième rappel, il demande carrément ce qu’on veut. J’ai beau crier One more mile comme un damné, le gars qui crie Bloodless aura gain de cause et le concert s’achève ensuite comme il a commencé dans la poésie et la douceur.
Assurément, la prochaine fois que Tom McRae repasse à Marseille, je serai là à me délecter de la beauté des compositions de cet artiste à la sensibilité exacerbée.
Peut-être même que cette fois-ci Pirlouiiiit tirera moins la patte pour venir à nouveau prendre de superbes photos.
>> Réponse (le 31/03/2007 par Lucy) Rien a redire sur ton commentaire, sauf que c'était moi qui criait Bloodless et que je suis bien contente de m'être fait .../...La suite