Quelque part entre le Nigeria et une galaxie lointaine, règne Tony Allen le maître du groove. Batteur mythique et ex-directeur artistique d'Africa 70 (la plus célèbre formation de Fela) il ouvre sa musique à des terres nouvelles, façonnant aujourd'hui un afro-beat expérimental et cosmique.
Nous avons vraiment une tête à faire peur à la sortie de Lasbordes… Et nous décidons de nous rendre à Sumène, pour les fameuses transes cévenoles … Après 8 heures de routes et une visite de Carcassonne…nous voici enfin au porte de Sumène…
Un petit parking bien sympathique, une organisation au sourire, et très sympathique aussi … Bon ce soir tranquille … après Ska-P hier soir, j’ai le corps, qui me dit de me calmer… Pour cause d’apéro, et de préparation de rhum, nous arrivons en retard et ne voyons que les derniers morceaux de Gnawa Diffusion… Malgré, une sorte de rythmique assez difficile à suivre les gens sont réceptifs et dansent un peu partout… Tous justes le temps, de faire le tour de chercher à boire et c’est fini…
Arrive le Jamaïcan All stars, pour une présentation des musiques Jamaïcaines à travers les ages…Très réceptif sur tous ce qui fut Ska, ou Rock Steady, j’accroche beaucoup moins au standard reggae ou roots qui endorme un peu l’assistance…
La guest star de la soirée est…Tony Allen que j’ai vu une semaine avant sur le Gaou en première partie… De nouveau je suis bien content d’entendre ces rythmiques afrobeat, mais un son bien trop fort, surtout sur les partis guitares feront tomber le plaisir…
J’ai du mettre des protections sur mes oreilles…et pourtant…c’est une des premières fois que je les mets… Tony Allen fera a peu prés le même set qu’une semaine avant sauf que de 50 minutes cela passera agréablement à presque 2 heures de set…un vrai concert en somme…
C’est vraiment crevé que nous aidons un peu à nettoyer le site pour ensuite repartir faire les 2 km qui nous séparent de notre parking…
Sumène pour ça est lieu vraiment exceptionnel, car le levée le matin avec des petites barres rocheuses dépassant de foret qui joue avec les preemiers rayons du soleil est vraiment sympathiques…
Grâce à une petite invitation gagné sur un forum, je me rend tout seul, une fois de plus, au Gaou, pour cette fois découvrir la scène B.
De plus pour y voir Tony Allen, légendaire batteur de Fela, et le groupe de jazz le plus psyché et actuel que sont Medeski Martin et Wood… Ce sont des artistes que j’ai déjà vus dans le passé, donc j’étais en terrain connus…
D’abord je tombe sous le charme de cette petite scène installé derrière la grande, et qui bénéficie de l’ombre d’une pinède très jolie…le décor est fantastique, et il semble que les spots sont accroché dans les arbres, et les pins prennent les couleurs variantes du concert…Vraiment magique, et j’espère que cela sera répété l’année prochaine…
Tony Allen monte sur scène, et là surprise je ne reconnais personne… Le set par tout de suite dans quelque chose de bien dansant, pas du tout fabriqué sur Tony, qui finalement, n’est pas là pour montrer sa technique mais plutôt pour prendre du plaisir avec ces musiciens…
Alors que la dernière fois que je l’avais vus c’était nettement le contraire, avec un set beaucoup plus accès sur ça technique derrière les fûts… Et bien j’en suis ravis, et du coup et commence à danser avec le reste du public présent…
Un set très rapide…sans véritable fioriture, 50 minutes de concentré…et c’est à regret que nous le voyons déjà partir alors que la sauce commencé tous juste à monter…
Bon…tant pis…surtout que autant je m’étais ennuyé sur la tournée précédente, autant là, Tony Allen et ces musiciens nous ravissais encore un peu plus chaque minutes…
Il y a MMW à suivre et je crois que c’est ça, qui fait oublier ce rapide départ…
Il est difficile de raconter un concert de MMW, celui là est particulier en plus ce passant dans une petite pinède, et le maître Medeski ayant à sa disposition un piano à queue, en plus de tous ces orgues…
Quand un groupe de Jazz, ne joue que de l’impro, triturant au possible leur morceau d’origine… Puisant chez, les Pink Floyd, Sonic Youth, Massive Attack…
Leur set fut fabuleux…
Le bassiste passant facilement de sa basse électro à sa contre basse, aussi facilement que Medeski passe d’un clavier à un autre, et que le batteur change de rythme à travers des solos, ou roulement interminablement bon…
MMW est à voir au moins une fois, c’est le genre de groupe vraiment unique, et réalisant leur musique…tout en ayant des petites touches psyché ou rock qui font inévitablement penser au maître de ces genres…
Une musique intemporelle, une vingtaine de musiciens (section de cuivre, flûte, harpe, guitare et orgues...) et de jeunes choristes en robes blanches, menée par un chanteur complètement déjanté, The Polyphonic Spree est une drôle de secte baba cool, une sacrée suprise qu'on est pas prêt d'oublier, même si l'album est difficilement écoutable en entier. Dopés à je ne sais quelles substances, ces sortes de petits enfants à la croix de bois et leur drôle gourou ont l'insigne privilège de ne ressembler à aucune autre formation actuelle, et l'alliance de tous ces différents sons avait quelque chose de féerique, un peu comme si Belfort et ses convives se retrouvaient téléporté à l'époque du "seigneur des anneaux".
Dommage que pour des raisons qui m'échappent Tony Allen ait commencé son set une bonne demi heure en retard sous un soleil étouffant, ça me donnera juste le temps de commencer à apprécier les talents du batteur légendaire de Fela, accompagné d'un saxophoniste, un bassiste et un chanteur/rappeur enthousiaste. Sympa mais ça manquait un peu d'éttincelles comparé à des concerts explosifs de Femi Kuti par exemple.
Ca faisait longtemps que je voulais voir les New Yorkais francophiles de Nada Surf, surtout depuis les impeccables "Proximity effect" et "Let go" dont j'attends encore de me lasser. C'est donc une grande joie de se trémousser sur leur power pop toujours très fraîche ("Hyperspace", "The way you wear") et d'écouter avec admiration leur morceaux plus calmes et mélancoliques comme "80 windows" et surtout "Blonde on blonde" dont on ne dira jamais assez de bien. On se serait pas contre volontiers passer de cette reprise d'Indochine qui risque de porter un vilain coup à leur crédiblité déjà handicapée par le tube fm "Popular" joué à la fin pour faire plaisir à tout le monde. Mais dans l'ensemble j'ai beaucoup aimé leur son et le contact avec le public, qui les rend humbles et attachants.
Dave Gahan c'est pas n'importe qui coco, le chanteur de Depeche Mode quand même, ce qui justifie sa présence sur la grande scène malgré un seul album fraichement sorti et pas encore ecouté "Paper monsters". Charismatique et très sexy, exhibant sans complexe malgré son age son torse nu et tatoué, les groupies étaient ravi(e)s d'autant qu'entre les morceaux encore inédits à mes oreilles il a chanté "A question of time" et "Personal Jesus" qui ont rappellé de bons souvenirs aux ex fans des eighties présents dans l'enceinte.
Direction ensuite La Loggia pour ce qui constitue un petit évènement pour les fans de hip hop et partculièrement des groupes de la Bay area de San Francisco, Blackalicious is in da place ! L'imposant Gift of Gab débarque avec un excellent dj, une chanteuse canon, un autre mc plus reservé et un invité français en la personne de Vincent Segal le violocelliste du groupe Bumcello avec lequel il avait enregistré ce petit chef d'oeuvre de l'an dernier "Beautiful you", malheureusement absent de la set list néanmoins parfaite. Une collaboration étonnante et détonnante entre des artistes que tout oppose à priori. Sur des morceaux comme "The sky is falling" ou "Don't let money change ya" le mélange est sublime, et tout le show débordera d'inventivité et de friandises soul, de rap festif dans le plus pur style old school.
Le public ne s'y trompe pas et leur reserve une ovation géante, en regrettant que cette heure soit passée si vite.
Retour sur la scène principale avec les anglo indiens les plus populaires de la "fortress europe", Asian Dub Foundation qui ont changé quelques membres depuis la dernière fois où je les avais vu, notament un des chanteurs.
A part ça rien n'a vraiment changé chez eux, cette fusion de ragga, de rock et d'électro qui avaient fait d'eux des pionniers il y a quelques années semble un peu convenue en 2003. A l'image de leurs albums qui se suivent et se ressemblent un bon concert mais rien de très surprenant, avec toujours autant d'énergie à revendre, c'est déjà ça.
Egalement souvent pointés du doigt quand à leur manque d'inspiration, Underworld est par contre plus convaincant à mes yeux, leur performance sous un chapiteau archi comble n'avait rien d'un simple dj set, c'était puissant et tout en progression pour atteindre une certain idée du bonheur auquel il est diffcile de resister. Surtout quand la plupart reconnaissent les morceaux de bravoure qui ont fait la réputation du duo : "Push upstairs", "Two months off" et bien sûr "Born slippy" l'hymne de toute la génération Trainspotting, chantés par un Darren ultra fédérateur, se dandinant à travers une lumière verte du plus bel effet.
Massive Attack est la dernière tête d'affiche de ces trois jours, l'occasion de vérifier la cote d'amour monstrueuse de ce non groupe devenu grand public sans aucun tube, ce qui reste un grand mystère malgré la qualité indéniable de leurs disques. Triomphe programmé donc, pour un spectacle faisant la part belle aux chansons sombres de "Mezzanine", avec moults effets visuels très ingénieux (un espèce de mur d'écrans numériques distillant des messages anti-guerre). Si les musiciens invités autour de 3D et Mushroom sont irréprochables, le choix de la très fade Dot Allison (mais si la blondasse qui nous avait endormi l'été dernier à Benicassim) pour les titres féminins s'avère une catastrophe, heureusement qu'il y avait Horace Andy pour relever le niveau, voire l'élever très haut sur le superbe "Angel".
Et voilà c'est tout pour cette cuvée 2003 qui a un incontestable gout de revenez-y, que ce soit pour les artistes présents (malgré la frustration rageante de certaines annulations, Rapture en tête), le public receptif et enflammé quelque soit le type de concert (très rare ça), l'accueil reservé par l'équipe, l'ambiance générale au camping ou sur le site. Faudra du temps pour s'en remettre et connaître pareilles émotions à nouveau, mais qu'est-ce que c'était bon ! Réagir à cette critique
Tony Allen - 21 mars 2003 - Omega Live, Toulon Qui a déjà rencontré MR Tony Allen connaît le personnage, le musicien, la tour de contrôle.
Le voilà de retour avec un nouveau clavier, un saxophoniste, et son éternel compagnons à la BASS.
Ce .../...
Qui a déjà rencontré MR Tony Allen connaît le personnage, le musicien, la tour de contrôle.
Le voilà de retour avec un nouveau clavier, un saxophoniste, et son éternel compagnons à la BASS.
Ce n’est plus de l’Afrobeat made in Panam des années 90 (tant aimé), ce n’est plus, heureusement, le virage électro d’il y a peut, inspiré de St Germain, c’est un afro beat élégant, parfois hautain, s’aventurant dans différents styles. Un public, nombreux, nostalgique de l’époque révolue d’Afrika 70, est peut-être resté éloigné des chemins mélodiques de Tony Allen. Mais un musicien ne répète pas infiniment la même musique, pour cela il y a les disques, il créait. Alors respect for Mista T. Allen en chemin vers les nouvelles paysages de Afro Beat. Réagir à cette critique
Tony Allen - 21 mars 2003 - Oméga live Toulon D'abord, un premier groupe, trés sympa, malheuresement je ne me rappel plus leur nom "Django... un truc comme ça", mais un super style, un saxo excellent dans ces solos, un percu et un batteur qui se .../...
D'abord, un premier groupe, trés sympa, malheuresement je ne me rappel plus leur nom "Django... un truc comme ça", mais un super style, un saxo excellent dans ces solos, un percu et un batteur qui se marie sans probleme pour donner un son Afrojazz, un chanteur inspiré, cette premiére partie ma mis bien en jambe. La salle était peu réceptive mais sa dansait.
Fin de leur set, et là un "casseur d'ambiance" vient nous avertir que Tony, il sera là dans minimum 30/45 mn (qui a duré facile une heure) du fait que pour proposer un groupe de qualité en premiere partie aprés y a plus de chose à ranger... (je simplifie).
Bon, début de l'attente, un peu de fumée dans le nez, un petit tour du milieu associatif présent, et ils y a du monde, Gilles de entre Noir et Blanc, Les gars de AC/DC, la Bande de Bes'art, Tony du Pim's de la Seyne, et enfin l'équipe de Tabarnak (qui d'ailleurs font du travail fantastique, les toiles exposées ce soir là étaient super !).
Finalement sans s'en rendre compte, le groupe était montait sur scene et commençait des pseudos balances.
AFROBEAT !!!!!!!!!
Le show commence, s'a balance bien, c'est moins dansant que le premier groupe mais plus groovy plus funky plus fou quoi, donc ça demande quand même un peu d'écoute.
"IT'S NOT TO BE NICE TO NIGHT IN TOULON "
C'est clair, commne le dit Tony à son bassiste.
Le son ce soir, est légèrement pourri. dommage.
Musicalement, c'est Tony, ancien batteur de Fela, et le bassiste qui font le show, accompagné d'un clavier "ambiance", d'un guitariste "free" variant de petits riffs en petits riffs rythmiques, et enfin un saxo pour plus ou moins "frappée" quand ça "pète".
Malheuresement, la sauce met du temps à prendre, Tony s'escrime à vouloir nous parler, mais ne ressois des reponses qu'à ces "do you understand ? cause i don't speak french very well" et finalement ces le pianistes, parlant francais couramment, qui fera le translator, et là les gens y comprenne que en fait et bien les mecs sur scene ça les faits plus ou moins chier de gagner leur vies comme ça, pendant que Bagdad brule, et que non tony n'est pas venue pour jouer Shakala (limite si il ne s'énerve pas, le Tony"why you speak about Shakala ?").
Mais bon c'est juste que Tony il avait envie que le public le sache, et que même si ont était trankil à Toulon entrain de danser avec lui, il voulait surement que l'on pense à l'Irak, que l'on oublie pas que pour nous la vie est facile.
Personellement niveau musique, çà partait un peu trop dans tous les sens, de plus il a une façon de jouer à la batterie qui est assez chaude (il y a des moments ou l'on à l'impression qu'il fait des phrasé avec, c'est plus du rythmique, mais il "parle").
Pour tous les amateurs d'afrobeat et d'afrojazz, je pense que c'est du tout bon, surtout le coté funky du groupe de Tony. Réagir à cette critique