Concert And Co Concert And Co
Vos critiques de concerts Vos critiques de CD Interviews d'artistes Concert And Co Les Ogres de Barback Les 10 ans de l'Usine Name FestivalLes salles de concert Les sites web des artistes Contacts Concert And Co
Rechercher un concert dans une ville Rechercher un concert par artiste Rechercher un concert par style musical Rechercher un concert dans votre région Rechercher un festival Rechercher un concert
 
 

Toto

Le Dôme - Marseille   25 janvier 2003

  Concert à éviter

Réagir à cette critique

    Tragique fin de parcours, hier soir à Marseille, pour les requins bedonnants du rock FM californien. Dans un Dôme réduit à l’état d’hospice pour retraités nécessiteux, sur une scène au poussiéreux décor de voilages dont le patron d’une boîte de nuit du centre commercial de La Garenne-Bezons ne voudrait pas pour ses week-ends, et en présence de 7000 pensionnaires de 17 à 97 ans gémissant comme si une panne de télé les avait privé de leur Bigdil quotidien, le spectacle décati des quinquas essoufflés de Toto, tout en artifices poussifs et light-show vieillots, s’est chargé, en plus de deux heures de temps, de sonner le glas de leurs vingt-cinq ans de carrière.



    Devant un public de chevelus babas aux blousons élimés, enthousiaste comme un contingent de jeunes appelés à l’heure de partir au bordel, tout y passe :
    - un jeu de scène à peu près aussi vigoureux que celui de grabataires sous morphine en phase Alzheimer prononcée,
    - le répertoire archi-prévisible de tubes canoniques et de reprises (leur dernière poussée de fièvre Through the looking glass nous étant infligée en long, en large et en travers, à la suite de fastidieux discours ânonnés en anglais)
    - d’interminables soli de guitares larmoyantes, de percussions boum-taga-boum et de claviers bavochants,
    - une collection ringarde de gimmicks vus et revus semblant n’amuser qu’eux-mêmes,
    - et surtout, une arrogance et une suffisance semblable à celle d’énurétiques confondant délibérément pot de fleur et vase de nuit pour faire chier l’infirmière.



    Toto à Marseille ? Un concert d’adieu totalement inutile et parfaitement dispensable. Toto à Marseille ? Tant va la cruche à l’eau qu’à la fin… elle nous les brise.
    On a beau chercher quelque chose à sauver, un moment de grâce, un morceau de bravoure, quand la virtuosité n’a pas d’âme et que le talent qui s’exprime n’est pas au service de l’art mais, pourquoi le cacher, sert à payer les impôts en retard d’imprévoyants millionnaires, on peine à s’attendrir devant l’admiration palpable qui s’échappe du cœur des spectateurs.



    Et devant le résultat, on se console à peine en constatant que Toto à Marseille n’est rien d’autre qu’un formidable plaidoyer pour la retraite à 50 ans. Partenaires sociaux, vous savez maintenant ce qui vous reste à faire jusqu’au printemps : raconter à Seillière et Raffarin une histoire de Toto…

    photos du copain de la fille de Jeanine

    le 26/01/2003
    Signature :
    Dominique K
>> Réponse (le 04/07/2007 par l'effaceur)
Bordeaux - 30 Janvier 2003
Quelle honte de lire ça !! Y'en a qui manquent pas d'air. Insulter de la sorte un groupe de musiciens aussi talentueux et aussi simple à la fois. (et non Toto n'est pas constitué de millionnaires bedonnants venant passer le temps sur scène). Critiquer un concert ne veut pas dire "insulter les musiciens" ... à méditer.

Toto : toutes les critiques de concert

 critique précédente  retour à la liste    Réagir à cette critique      critique suivante 

   Recherche         Exprimez-vous !

Accueil Plan du site Billetterie concert Actualité concert
Lien partenaire : AOL Musique | Hotzic | RamDam | Info-groupe