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TOTO

le Dôme Marseille   25 janvier 2003

Concert à éviter

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    Fan inconditionnel de cette formation depuis mon plus jeune age, je ne pouvais me permettre de louper leur passage à Marseille. Bien sûr, j'étais là, la dernière fois, lors de l'enregistrement de leur dernier album LIVE made in Marseille, et puis j'étais aussi là les années précédentes... Et je dois dire que j'en avais pris plein les yeux et les oreilles.
    En tant que musicos amateur je ne pouvais rester insensible à leur débauche de technique, à des morceaux structurés et taillés à la tronçonneuse.
    Donc ce samedi 25 janvier j'étais tout excité à l'idée de passer une bonne soirée !
    J'étais au antipodes de savoir que j'allais vivre un supplice !

    18h00 je me pointe devant les grilles du Dôme désespérément prise d’assaut par 2 pelés et quelques tondus. Cela me parait étrange vu la pointure qui passe ce soir, mais bon y fait froid est on est à Marseille…
    Les grilles s’ouvrent et je me jette dans les gradins pour dégoter quelques places pour quelques amis dont certains ne connaissent que très peu le groupe de ce soir. Ils ont fait néanmoins le pas devant mon insistance. Assis, je parcoure les gradins du Dôme coupé en deux dans le sens de la hauteur par de grands rideaux noir me confirmant que toute cette pub journalistique à quelques jours du concert n’était rien d’autre qu’un dernier espoir pour arriver à vendre des places qui étaient invendables.
    Pourquoi si peu de monde ? A l’heure où la fosse est généralement pleine à craquer, on a encore le loisir de descendre jeter un coup d’œil à la scène et au matos installé de façon assez étriqué faut bien le dire, sans que personne nous empêche d’atteindre la barrière.
    Le décors est pauvre, on est loin des shows à l’américaine. Bon on remonte on sera mieux assis.
    Pas de première partie, le concert commence dans un volume sonore assourdissant. Ouahh c’est intenable, pourtant dans mon groupe, je fais figure de mec le plus sourd de la bande. Mais là j’en peux plus. Les deux gaillards assis devant moi se bouchent les oreilles avec leurs mains et moi je fini par en faire de même. Bon ils vont sans doute arranger ça à la sono… Mais non, la pression acoustique ne cesse d’accroître sa terrible envolée lorsque Monsieur LUKATER ouvre la boite à guêpe (qu’il ne refermera d’ailleurs que lorsque le concert sera fini) et que Sieur Bobby Kinball se met à brailler dans ce qui lui sert de micro.
    On se regarde tous de façon interrogative, mais que ce passe –t-il ce soir ?
    On espère, dans ce brouhaha permanent, que Kinball fasse un petit effort et se mette à chanter juste au lieu d’essayer d’atteindre des notes trop hautes pour son age. On espère que la guitare de Lukater ne nous fasse plus souffrir… dieu sait pourtant que j’aime cet instrument puisque je le pratique depuis des années.
    David Paich au clavier fait le pantin au sens propre et figuré, et devient prévisible à chaque intervention. Les membres du groupe en arrivent même à tourner le dos plus d’une fois au public pendant de longues minutes. Visiblement il n’y a qu’eux qui s’amusent. Quant à l’intérimaire qu’ils on foutu derrière la console, il n’a pas l’air d’avoir mis sur « On » son sonotone. Et le volume acoustique s’accroît de plus belle lors de leurs rappels. C’est la cerise sur le TOTO, c’est tout bon pour nous guérir de notre passion pour ce groupe que l’on ira plus voir en concert, même si notre âge avancé nous affuble d’une déficience auditive quasi maximale, vu que leur jeu de scène est aussi passionnant que celui de la StarAc.
    Vraiment je regrette d’avoir fait garder mes gosses ce soir, ça va me coûter une fortune cette histoire. Hum, j’aurais peut être du aller voir Lara Fabian au Palais des congrès…ah mais c’est vrai j’aurais pas pu, son concert à elle était complet depuis des mois.


    le 27/01/2003
    Signature :
    Lionel
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