Ce collectif londonien, pionnier incontesté de la fusion ethno-éléctro, ne cesse de se réinventer. Le discours est politique, alertant des dangers du village global tout en célébrant les bienfaits de l'ouverture des cultures entre elles.
Pour ce jour cela devrait être un peu plus rapide puisque je n’ai vu que 6 groupes … En effet, un peu crevés et comme il n’y avait rien que nous voulions absolument voir avant 18h nous sommes arrivés avec pas mal de festivaliers par le métro pour franchir le pont un peu avant 19h … histoire de se mettre direct dans l’ambiance direction la scène métal avec …
Lacrimas Profundere
Je ne connaissais pas … je croyais que c’était un vieux groupe mais vu l’age des musiciens (notamment le chanteur) j’ai du me tromper. Tous en noir, maquillage autour des yeux pour faire encore plus méchant, chanteur survolté, … public à l’image du groupe. Ils ont souffert à mes yeux des même problèmes que Eths mais là non plus ça n’a pas empêché le public d’en redemander à la fin …
Brisa Roché
… j’ai filé dans la tente la plus proche (la scène “converse”) où passait Brisa Roché à propos de laquelle je ne savais toujours pas quoi penser. Je l’avais vu à Joe’s Pub il y a 2 ans où j’avais eu une impression assez mitigée et depuis j’avais raté ses passages à Marseille notamment et continué à entendre dire beaucoup de bien de ses concerts féériques. Cette fois encore je n’ai pas réussi à rentrer dedans. Très singulier niveau visuel (je parle de Brisa, de ses tenues et de sa coiffure essentiellement) au niveau musical ça manque un peu de cohérence ou d’âme pour moi. Je n’emploie peut être pas les bonnes expressions pour retranscrire ce que je ressens, mais ça ne me parle pas … pas plus que la fois où j’ai vu Bjork (à qui on peut lui reprocher de chercher à ressembler, notamment lorsqu’elle se met à crier) sur scène d’ailleurs … dommage.
Transglobal Underground & Natacha Atlas
Je pars légèrement déçu en direction de la scène world pour retrouver le Transglobal Underground (croisé il y a moins de 6 mois à l’Espace Julien) exceptionnellement accompagné ce soir de Natacha Atlas qui ne m’avait pas franchement subjuguée il y a 5 ans à New York. Les deux ensembles m’ont plus plu que chacun séparément. Le mélange traditionnel – electro fonctionne bien et Natacha au centre, même si elle a l’air toujours un peu crispée semblait plus dedans que la dernière fois. Je ne suis pas resté jusqu’au bout (mais Christian qui était une fois de plus visé à la barrière de devant, vous en dira peut être plus).
Mory Kante
Après un petit tour dans les parages nous sommes revenus devant la scène world, pour Mory Kante (encore un nom vaguement familier mais dont je ne connaissais pas la musique). Armé d’une kora et accompagné de « xylophone », guitare, basse, clavier, batterie et choristes, ce petit homme tout de blanc vêtu est une véritable machine à faire danser ! Rythmes et chant entrainants qui ne m’ont pas parus si répétitifs que cela …
Après ce bout de concert bien sympathique, on finti par aller jeter une oreille du côté de la scène principal où hurlent les Sex Pistols … on ne pourra de toute façon guère faire mieux vu le monde qu’il y a. On se calera le temps de 2-3 morceaux sur une estrade pseudo VIP et puis on s’éloignera (on ne le verra donc pas montrer ses fesses étant déjà partis pour aller jeter une oreille à …
Danko Jones
C’est donc avec les canadiens de Danko Jones que nous finirons cette journée. LE moins que l’on puisse dire c’est qu’ils ont la pêche. Le chanteur (qui physiquement m’a rappelé celui des Fine Young Cannibals est une véritable pile ! Il gesticule sans cesse en enchainant grimace sur grimace (affectionnant plus particulièrement celles pour lesquelles il faut tirer la langue). Le bassiste a l’air complètement possédé lui aussi. Quant au batteur il frappe, il frappe, il frappe comme un forcené. Après avoir dit du mal sur les biiiiiiip qui sitôt le concert tête d’affiche rentrent chez eux, ils donneront tout comme pour donner tort à ceux qui sont restés voir les Sex Pistols plutôt que d’être là … Au Poste à Galène ils feraient un malheur eux !
Apocalyptica
Après cela on avait prévu d’aller voir Apocalyptica dont nous avions clairement sous estimé la notoriété (tout comme les organisateurs d’ailleurs). Après être resté bloqué 5 vraies minutes à l’entrée de la tente nous avons renoncé et fait demi tour … Tant pis ce n’est pas aujourd’hui que je verrait ce mini orchestre classique qui reprend du Metallica …
et une petite de Brisa Roché : ici,
une petite de Transglobal Underground : ici,
et une petite de Mory Kante : ici
et pour finir une petite des Sex Pistols : là
Watcha Clan + Transglobal Underground - 16 Avril 2008 - Paris, La Maroquinerie En première partie, le groupe Transglobal Underground propose des sonorités orientales/indiennes avec percussions sur fond de drum & bass. Ça bouge bien. Il est impossible de ne pas penser à Asian Dub Foundation. Mais le groupe à tout de même sa propre personnalité. Un groupe convaincant ayant sa place dans la soirée et ayant bien joué son rôle .../...
En première partie, le groupe Transglobal Underground propose des sonorités orientales/indiennes avec percussions sur fond de drum & bass. Ça bouge bien. Il est impossible de ne pas penser à Asian Dub Foundation. Mais le groupe à tout de même sa propre personnalité. Un groupe convaincant ayant sa place dans la soirée et ayant bien joué son rôle de chauffeur de salle.
Watcha Clan, c'est une invitation au voyage et à l'ouverture des frontières. Ce soir, à la Maroquinerie, le groupe nous à fait voyager des pays des Balkans en passant par l'Algérie et le Maroc pour arriver à l'Afrique ancestrale et revenir en Espagne avec une escale en Jamaïque. Le son de Watcha Clan n'a pas de limite et lève les frontières entre les pays. Une fusion parfaite entre les sonorités de différentes cultures à la sauce jungle.
Le groupe est composé d'une chanteuse, d'un dj multi instrumentiste, un bassiste/guitariste et un chanteur guitariste présent seulement sur quelques morceaux. Mais, tout le show se concentre surtout la chanteuse du Watcha Clan. Sista Ka a une présence unique sur scène. C'est la première fois que je vois le groupe sur scène et je dois reconnaitre que je suis totalement bluffé par sa prestation scénique. La chanteuse avec son sourire généreux et son style rastafarai a un charisme impressionnant et une énergie contagieuse. A elle toute seule elle enflamme la salle. On est hypnotisé par sa danse fluide et ultra-dynamique et entraine avec elle toute une salle dans une transe surchauffée.
Les morceaux qui m'ont marqué : Tchiribim, Limu, Goumari, l'excellent Balkan Qoulou, Eli et Larshuma. Les morceaux sont beaucoup plus boostés que sur les albums. Je remarque aussi que sur les albums il y avait une voix masculine avec un fort accent marseillais et là sur scène, je n'ai pas vu de chanteur masculin correspondant à cette voix.
Un groupe unique vraiment sympathique avec une envie de partager un mélange de cultures. Un groupe indépendant que je conseille vivement à voir sur scène. Et gros big up à la chanteuse qui assure vraiment sur scène.
D'autres critiques de concert sur http://lebruitetlasueur.blogspot.com Réagir à cette critique