Le songwriter américain Turner Cody revient sur la devant de la scène avec un superbe disque enregistré avec Herman Dune au grand complet – David-Ivar, Neman et Dr Sho Sho – et un nombre incalculable de musiciens (dont les excellentissimes Jon Natchez et Kelly Prath de Beirut aux .../...

Le songwriter américain
Turner Cody revient sur la devant de la scène avec un superbe disque enregistré avec
Herman Dune au grand complet – David-Ivar, Neman et Dr Sho Sho – et un nombre incalculable de musiciens (dont les excellentissimes
Jon Natchez et
Kelly Prath de
Beirut aux cuivres et la bienvenue
Dawn Landes aux chœurs). En découvrant
Gangbusters, l’auditeur constate immédiatement que les obsessions pour
Bob Dylan,
Leonard Cohen et le
Velvet Underground sont toujours présentes, ce qui n’empêche aucunement Turner Cody de proposer sa propre version du truc folk rock blues avec un zeste bienvenu de pop fantaisiste. Bien entouré et doué pour le job, notre homme chante d’une voix nonchalante et un peu nasillarde des sortes de mini tubes folk pop légèrement groovy, habillés de percussions vintage et joliment cuivrés, comme
Back In The Land Of The Living et
Au Revoir. Les meilleurs moments d’
Herman Dune ne sont vraiment pas très loin quand on écoute, en se régalant, les titres cités à l'instant ou encore
The Only One I Had Is Gone,
When We Go et
Jackson Heights… C’est en effet ensoleillé, inspiré, décalé, poétique et parfois finement drôle dans les textes. Même si l’on trouvera des folk songs boisées, alanguies et spleenesques - les très réussies
Lost As Lost Can Be, avec son violon et ses arpèges de guitare poignants, et la parfaite conclusion qu'est
You Know That About Me -, la plupart du temps les clichés du folksinger soi disant pleurnichard sont donc largement battus en brèche. Tel un troubadour 2010,
Turner Cody raconte ses petites histoires en musique, avec sobriété et simplicité certes, mais avec dans ses bagages une belle collection d’enviables qualités, comme le sens mélodique et la maîtrise des arcanes de l’écriture. En plein hiver, un disque comme celui-là réchauffe le cœur. Et en été ? Il donne envie de profiter pleinement des plaisirs de la vie. Un disque à écouter toute l'année donc, et à découvrir
sur scène, où le New Yorkais excelle…
A lire également, une chronique de concert de
Turner Cody en
février 2010.
Sites Internet :
www.turnercody.com,
www.myspace.com/misterturnercody,
www.byrecords.com,
www.differ-ant.fr.
Janvier 2010 (BB Island - Differ-ant)