Net regain de forme artistique sur l'album No Line On The Horizon pour le groupe U2, qui s'apprête à faire une grosse moisson de dollars et d'euros dans les stades du monde solvable... Certes, la bande à Bono se borne à faire du U2 en s'inspirant clairement des grands moments de .../...

Net regain de forme artistique sur l’album
No Line On The Horizon pour le groupe
U2, qui s’apprête à faire une grosse moisson de dollars et d’euros dans les stades du monde solvable… Certes, la bande à
Bono se borne à faire du
U2 en s’inspirant clairement des grands moments de sa carrière (sons de guitares gorgés de
Delay made in
The Edge, ambiances épiques ou recueillies, voix déchirante du « prophète charity businessman en chef », Bono), mais il faut avouer qu’avec l’aide des producteurs/musiciens
Brian Eno et
Daniel Lanois (qui en plus de produire le disque, ont coécrit quelques titres) le populaire groupe irlandais vient de faire paraître un disque correct… Un disque qui se laisse écouter et comporte nombre de tubes qui feraient - presque - penser à autre chose qu'au sinistre monde dans lequel nous vivons actuellement. Quand
Bono,
The Edge,
Adam Clayton et
Larry Mullen Jr ferraillent avec classe (oui, c’est possible !) leur pop/rock FM taillée pour les stades, on oublierait presque que Bono est une sacrée tête à claques et que c’est une contradiction sur pattes (je suis catho, mon guide spirituel est donc l’inconscient pape
Benoit XVI qui vient de dire que le préservatif était dangereux - suggestions à ce triste sire pour lutter contre le Sida : donner au Sidaction et acheter la super compile
Dark Was the Night -, je veux sauver la planète, j'encourage à donner de l’argent aux plus pauvres en Afrique, je joue pour des montagnes de billets sans doute bien placés en Suisse, tout en enregistrant mon dernier album pour un budget pharaonique dans quatre studios différents… Stop, fermez le ban !) ; quand
No Line On The Horizon, Magnificent, Breathe, Unknown Caller, Get on your boots ou
Fez – Being Born résonnent dans la sono, on oublie tout. Et l’on se verrait presque sur un cheval au galop avec le drapeau blanc en main, emmenant une armée de sans grades faire la révolution contre la misère humaine, le pognon roi et les dictatures… Bien sûr, la réalité est bien différente, mais
« la musique, qui, de n’importe quelle couleur, de n’importe quel pays, est un cri qui vient de l’intérieur » (à méditer par M.
Hortefeux, ça) garde le pouvoir - magique - de tout faire passer au second plan, de faire prendre les vessies pour des lanternes, de donner envie de se reproduire et de rester bienheureux en attendant tranquillement la mort inexorable. Sans forcer son talent, sans écrire des morceaux du niveau de
One (un titre repris par
Johnny Cash, l’adoubement ultime),
Pride (In the Name Of Love),
New year’s day,
Sunday bloody sunday,
Where The Streets Have No Name ou
With or Without you,
U2 continue à faire tourner la machine à fantasmes de ses fans transis, en leur offrant son meilleur disque depuis 1997 et l’album
Pop. Rien de bien nouveau à l’horizon certes, mais
U2 fait le job (commercial) proprement, en essayant - avec succès - d’actionner comme il faut le jackpot, tout en distrayant les gens de leur ennui. Rendez-vous à Paris et à Nice les 11, 12 et 15 juillet 2009 pour
360° Tour, pour vérifier si le nouveau répertoire passe bien en stade. Aux dernières nouvelles, ça devrait être le cas : cela a été longuement étudié pour cette utilisation…
Sites Internet :
www.u2.com,
www.myspace.com/u2,
www.youtube.com (clip de
Get On Your Boots).
Mars 2009 (Universal)