Drum'n contrebasse chauffée au rouge. UHT° allie l'univers des craquements de vinyles à l'électronique avec la force d'une instrumentation acoustique et construit un ovni Jazz aux pulsions dance floor ultra sophistiquées.
UHT° - 08 août 2002 - Intermédiaire - Marseille
Je sors tout juste du concert de UHT° à l'Intermédiaire, du coup autant pondre un petit truc tout de suite. Méfiant j'y suis allé assez tard (vers 23h45) je craignais un peu de tomber pendant la pause ... que nenni à peine rentré dans un Intermédiaire que je redoutais de voir pus rempli j'entends quelqu'un dire à sa copine que ça vient .../...
Je sors tout juste du concert de UHT° à l'Intermédiaire, du coup autant pondre un petit truc tout de suite. Méfiant j'y suis allé assez tard (vers 23h45) je craignais un peu de tomber pendant la pause ... que nenni à peine rentré dans un Intermédiaire que je redoutais de voir pus rempli j'entends quelqu'un dire à sa copine que ça vient juste de commencer ... cool ! Je me faufile assez vite au pied de la scène et reconnais le bassiste que je pensais avoir déjà vu avec Higelin* avec toujours la même attitude : très souriant, le regard clair un peu dans le vide ...
Sur scène ils sont trois : platine, contrebasse et machines + niko au son. Tout de suite très hypnotique, on se polarise d'abord sur la contrebasse, mais il faut reconnaître que l'on bouge tout autant pour le reste.
Assez vite ils ont été rejoint par quelqu'un ; au début j'ai cru que c'était quelqu'un du public qui avait pris un micro, mais quand je l'ai vu debout avec son symbole égyptien, son pantalon patte d'éléphant et sa coupe ... j'ai eu l'impression de voir l'animateur télé du 5ème Elément (n'hésitez pas à me souffler son nom - il vient de Chicago, c'est tout ce que je sais)... un peu la même façon de bouger aussi.
Du coup j'ai aussi penser à Meï Teï Sho que j'avais aussi découvert à l'Intermédiaire. En fait la comparaison s'arrête là. Beaucoup moins ragga, j'ai assez vite apprécié ses interventions (l'ampli du fond moins visiblement) qui apportait u peu de changement. Pourtant les parties instrumentales se suffisent à elles même. Le DJ (enfin celui aux platines) Nino Korta m'a paru assez excité.
Il a l'air assez réservé, mais de temps en temps il se met à hurler "Marseille faîtes du bruit !", quant à celui derrière es machines DJ Click (c'est marqué sur sa machine) il ne sourit peut être pas beaucoup, mais il bouge bien et surtout fait la "human beat box" (c'est pas lui en dessous, là c'est le DJ qui "chante").
D'ailleurs sur scène (et dans le public bien sûr) tout le monde dansait. Je ne pensais rester que quelques morceaux et finalement je me suis laissé entraîner jusqu'à la pause et ai même pris un petit morceau de rappel où plutôt que de rejoindre sa contrebasse, Kmille s'est mis lui aussi derrière les machines. Très bon aussi.
Bref à ne pas rater s'ils passent pas loin de chez vous comme on dit. En passant j'ai pu voir que c'était Stéphane qui s'occupait des projections diffusées sur le mur en face de la scène.
EZ3KIEL + UHT° (Les Volcaniques de mars 2002) - 13 mars 2002 - Le Pocoloco, Clermont-Ferrand Après la purge de l'année dernière (trop de monde, trop de fumée), je ne pensais pas retourner à la soirée dub cette année : point trop n'en faut ! Et puis, la programmation étant toujours de qualité, je plongeais une nouvelle fois dans la piscine/sauna du Pocoloco, un ancien cinéma reconverti en club. La capacité de la salle a été réduite à 450 .../...
Après la purge de l’année dernière (trop de monde, trop de fumée), je ne pensais pas retourner à la soirée dub cette année : point trop n’en faut ! Et puis, la programmation étant toujours de qualité, je plongeais une nouvelle fois dans la piscine/sauna du Pocoloco, un ancien cinéma reconverti en club. La capacité de la salle a été réduite à 450 personnes mais, malheureusement, la ventilation est toujours en panne. Les mêmes causes produisent souvent les mêmes effets : chaleur insoutenable et difficultés pour circuler sans marcher sur les gens. L’année prochaine, il faut encore réduire la capacité ou changer de salle, sinon je viens en slip avec des bouteilles d’oxygène. Vous l’aurez voulu : c’est pas joli joli à voir !
A part ça, et c’est pour cela qu’on organise des concerts ici, l’ambiance est réellement propice aux concerts : proximité du public avec la scène, ambiance club surchauffé, tout est idéal pour une soirée dub/electro.
UHT° débute la soirée avec un prémonitoire "live à 140 degrés", appellation d’origine contrôlée. Leur prestation sera en effet très chaude, dès les premières notes, les gens décollent grâce aux efforts conjugués des trois musiciens : un contrebassiste accompagné par deux responsables des machines infernales. Les lignes de basses hypnotiques exécutées avec maestria par le contrebassiste sont le point fort de ce groupe. Comme le DJ et le responsable des samples ne sont pas en reste, le résultat final vaut le détour sur la piste !
Un petit détail tout de même : comment fait le contrebassiste pour garder son bonnet "cache dreadlocks" pendant la totalité du concert ? Il a sans doute mis des glaçons sous son bonnet car même sans mes cheveux, laissés au vestiaire, je cuis dans mon jus !
J’étais venu assister au concert d’EZ3KIEL dont tout le monde me parle depuis des lustres. Et bien, malgré les conditions difficiles, ça valait le déplacement ! J’ai trouvé leur set absolument excellent à tous points de vue.
A la dimension musicale, s’ajoute une dimension visuelle qui permet de planer sans avoir fumer. Les rythmes et les projections s’imbriquent parfaitement pour créer une sensation particulièrement envoûtante. Le bassiste, le batteur et le machiniste s’unissent pour faire décoller le Pocoloco à deux mètres du sol.
Mission accomplie en 30 secondes car la plupart des gens sont conquis d’avance, les rares novices suivent leurs camarades dans les minutes qui suivent. Les moments où la pression monte crescendo jusqu’à l’explosion en feu d’artifice sonore sont jubilatoires et parfaitement indiqués pour un pétage des plombs en règle. C’est d’ailleurs ce qui se produit : une panne de courant me permet de retrouver l’air frais des Monts d’Auvergne.