Jolie rencontre entre le sulfureux duo électro rock velvetien Ultra Orange et la très glamour actrice française Emmanuelle Seigner... Des morceaux, qui naviguent entre folk songs vénéneuses à la Mazzy Star, rock façon Stooges/Velvet Underground et électro rock à la Death In Vegas...
Ultraorange & Emmanuelle - 12 novembre 2007 - Bataclan, Paris Y suis allé sans savoir ce que c'était, ai lu une bonne et une mauvaise critique donc sans a priori, sachant que j'apprécie l'actrice. La première partie dont j'ai loupé l'essentiel était un groupe dont j'ignore le nom, jouant des reprises, ce qui a le don de m'énerver mais... d'une manière originale, ce qui fut une agréable surprise et un bon .../...
Y suis allé sans savoir ce que c'était, ai lu une bonne et une mauvaise critique donc sans a priori, sachant que j'apprécie l'actrice. La première partie dont j'ai loupé l'essentiel était un groupe dont j'ignore le nom, jouant des reprises, ce qui a le don de m'énerver mais... d'une manière originale, ce qui fut une agréable surprise et un bon début de concert.
Après avoir détaillé le people de la salle (les amis d'Emmanuelle doivent être gentils je pense), le concert a débuté. Ultraorange, bon son, puissant, au bout de 5mns Emmanuelle présente les musiciens, je me dis "c'est fini ?"... on les présente à la fin en général quand on sait si on en a envie ou non. Dommage.
Très vite je suis désolé de voir le potentiel de ce groupe complètement gaché par la voix fausse de la "chanteuse". Des fausses notes en série, des changements de tonalité certainement pour aider la dame à tenir un minimum la route mais qui bouffent l'esprit de la chanson (massacre d'une reprise de Grace Jones... ).
Les rares envolées électriques du groupe constamment interrompues par le braillement incessant d'une phrase de refrain n'ont rien arrangé. Bon, certes une Denise Breton, avec ce talent, n'eut pas pu se permettre de se payer un groupe, j'ai espéré une contrepartie scénique intéressante, histoire de voir l'actrice.... et là je dois dire que question originalité, nada, un dandinnement permanent, quelle que soit la teneur de la chanson, du "alright" destiné à on ne sait qui (apparemment tout le monde était français). Le positif est qu'on ne peut s'empêcher de penser à Courtney ou à Nico en se disant ah oé, là au moins, que ce soit par la voix ou par le style, il y a du talent. Je suppose qu'Emmanuelle peut s'écouter sur cd, sur scène, on a mal pour elle. Mais que font ses amis ? Réagir à cette critique
>> Réponse (le 16/11/2007 par Mickael.A) Bataclan - 12 novembre 2007 J'ai adoré ce concert, j'ai trouvé Emmanuelle trés rock et pleine d'humour, c'était un concert trés intime et elle a .../...La suite
Cassius, DJ Zebra, Ultra Orange - 26 Octobre 2007 - Fiesta des Suds - Marseille Il fait plutôt frais ce vendredi soir pour un concert en extérieur. On espère tous que les beats de Cassius nous feront oublier que ça pince un peu.
La Fiesta des Suds donc, toujours fidèle à elle même, a encore déversé une montagne d'invitation pour cette soirée ou l'on cherche le Sud. Car Ultra Orange, DJ Zebra et Cassius n'ont rien de bodega, .../...
Il fait plutôt frais ce vendredi soir pour un concert en extérieur. On espère tous que les beats de Cassius nous feront oublier que ça pince un peu.
La Fiesta des Suds donc, toujours fidèle à elle même, a encore déversé une montagne d’invitation pour cette soirée ou l’on cherche le Sud. Car Ultra Orange, DJ Zebra et Cassius n’ont rien de bodega, de caliente, de saudade ou de rumba cha cha cha. Bref, on est loin de la world music et de l’esprit Fiesta mais bon, comme entendu de la bouche du directeur sur France Inter quelques jours auparavant : « on est toujours au sud de quelque chose » . Alors …
Je ne m’attarderais pas trop sur Ultra Orange, pour la bonne et simple raison que je ne m’y suis pas trop attardé ce soir là. Du gros rock assez sympa mais manquant furieusement d’originalité. L’attraction du groupe, c’est la très sensuelle Emmanuelle Seigner, qui danse comme une poule de luxe, mais qui chante comme un poulet à la dioxine. Dommage, car sa belle présence est gâchée par ses limites vocales qui nous rappellent nos pires soirées Karaoké. Bref, ça ne décolle pas.
Une petite biere à 3 € et l’on se fait alpaguer sur la grande scène par un fou furieux déguisé en Dark Vador et parlant comme un animateur de NRJ. C’est DJ Zebra, un espèce d’allumé branché sur le secteur pendant 2 heures, loin mais alors très loin des DJ autistes que l’on a l’habitude de voir. Zebra, il kiffe la musique et c’est tout une époque qu’il mixe et remixe : Nirvana, Mano Negra, NTM, Blur, Dakt Punk … Le garçon a une pêche hallucinante, il chante, il joue de la guitare, se roule par terre, se jette dans le public et surtout, surtout … ne se prend pas au sérieux. A vrai dire, on dirait un type qui tripe dans sa chambre avec 4000 personnes qui le regardent. L’ambiance est brulante, d’autant plus que Zebra est venu accompagné de Leeroy (de Saian Supa Crew) et de Anis pour assurer le show. Le final est hallucinant : un mix de « antisocial » de Trust et de « Qu’est-ce qu’on attend ? » de NTM qui débouche bien les portugaises et remet les idées à l’endroit. DJ Zebra restera vraiment le moment fort de la soirée.
Parce que la suite est un ton en dessous. En terme d’émotions, je veux dire, parce qu’en terme de décibels, Cassius écrase tout sur son passage. L’idée est alléchante : de l’electro, de la bonne dance made in Cubase adaptée au live avec 7 musiciens. Nombreux sont ceux qui ne s’en sont pas remis lors de leurs précédents concerts. Ca commence fort d’ailleurs avec deux morceaux bien rythmés mais pas trop bourrins, dont l’excellent «Toop Toop» en version longue. La mayonnaise du live avec les deux chanteurs prend mais rapidement, le groupe vire sur du lourd, du dur dès le 3ème ou 4ème morceau. Cassius, ça devient le mur du son et c’est parfois presque inaudible. Bref, votre serviteur, par ailleurs père de famille fatigué et non drogué, ne tiendra pas jusqu’à le fin.
Reste donc un souvenir mitigé de cette soirée, sauvée quand même par un DJ Zebra dont l’enthousiasme renverse tout sur son passage. Réagir à cette critique
Ultra Orange et Emmanuelle + Axelle Red - 27 Septembre 2007 - Palais des Festivals - Cannes C'est une lapalissade mais les hommes et les femmes ne sont pas égaux devant le vieillissement. Emmanuelle Seigner doit avoir environ 45ans et quand elle se déguise en méchante rockeuse il y a quelque chose d'étrange, de périmé, c'est sûr, les lois de l'attraction font que tout tombe... mais c'est peut-être aussi du a l'image précieuse quelle a en .../...
C’est une lapalissade mais les hommes et les femmes ne sont pas égaux devant le vieillissement. Emmanuelle Seigner doit avoir environ 45ans et quand elle se déguise en méchante rockeuse il y a quelque chose d’étrange, de périmé, c’est sûr, les lois de l’attraction font que tout tombe… mais c’est peut-être aussi du a l’image précieuse quelle a en tant qu’actrice. Je me moque du physique mais l’important c’est la musique et la rien à dire, la réunion entre Emmanuelle Seigner et Ultra Orange c’est la claque. La référence évidente est le Velvet Underground mais aussi les Stooges. Toutes les guitares sont en avant, les étonnants larsens de la guitariste sans doigts sont hypnotiques, mais les accalmies guitares voix sont la aussi pour faire tomber la sauce avant de repartir dans les grands huits. Même si physiquement on ne peut être et avoir été, Emmanuelle a quand même de la classe dans son jean noir et T-shirt hendrix. Ses déhanchés, son sensuel et son air de blonde allemande la rapprochent de Nico ou Kim Gordon. Ah oui la tête d’affiche c’était Axelle Red, et bien, c’est de la bonne variété ou du mauvais Vanessa Paradis. J’entends une féministe se plaindre : « une femme ça devient jamais pathétique comme un homme chauve et bidonnant avec un ventre kanterbrau l’empêchant de se voir pisser » Merde elle a raison. La vieillesse c’est une même déchéance pour les mecs et les filles… Seul le rock ‘n’ roll nous rend éternellement jeunes dans nos têtes, alors remets moi une dose de décibels. Réagir à cette critique
Ultra Orange & Emmanuelle - 30 Mai 2007 - Cargo de nuit - Arles Soyons honnête. Forcement, quand j'ai appris que Emmanuelle Seigner avait sortie un disque, j'ai ricané. "Ah ah parce qu'elle chante elle en plus". Et pourquoi pas Agnes Jaoui ou Richard Bohringer tant qu'on y est ! Et puis on ferrait faire du cinéma à Johnny ! Vous imaginez le tableau ?
Pourtant, bien obligé d'admettre qu'une fois le très .../...
Soyons honnête. Forcement, quand j’ai appris que Emmanuelle Seigner avait sortie un disque, j’ai ricané. « Ah ah parce qu’elle chante elle en plus ». Et pourquoi pas Agnes Jaoui ou Richard Bohringer tant qu’on y est ! Et puis on ferrait faire du cinéma à Johnny ! Vous imaginez le tableau ?
Pourtant, bien obligé d'admettre qu'une fois le très velvetien Sing sing porté à mes oreilles, mon avis à complètement changer. A l'écoute de leur (excellent) disque, on oublie très vite Emmanuelle Seigner, actrice, pour ne retenir qu'Emmanuelle, chanteuse d'Ultra Orange & Emmanuelle. Groupe à part entière qui mérite toute notre attention, bien loin du discret buzz promo qu'il a pu engendrer. Leur premier album, dont le vinyle tourne en boucle chez moi depuis quelques temps déjà, étant très bon, ce concert présentait un sérieux intérêt.
Pour rappel, Ultra Orange & Emmanuelle c'est la rencontre entre la célèbre actrice et le duo électro rock Ultra Orange. Le groupe ayant choisit d'effectuer une résidence au Cargo de nuit afin de préparer sa tournée, c'est donc tout naturellement à Arles qu'ils ont donnés leur tout tout premier concert. Oui oui, en avant première mondiale, s'il vous plait.
Je n'étais jamais allé au Cargo de nuit, que j'imaginer comme une grande salle au centre d'une zone d’activité (allez savoir...). J'ai était très agréablement surpris. Située dans un joli quartier à l'entrée d'Arles, la salle est facile d'accès, on s'y gare facilement et on peut trouver à manger juste à côté. L'intérieur est classieux, divisé en bar / salle, ambiance un peu bobo. La salle en elle même ressemble à un Poste à Galène en plus grand, bon son, pas trop fort, pas trop chaud (même pas du tout), grand et intimiste à la fois. Super salle.
Après ce petit guide touristique place au concert. La salle n’est pas énormément remplie mais il y a quand même du monde. Le public est majoritairement composé de trentenaire, un peu bobo artoche. Paisible et probablement autant attiré par Emmanuelle Seigner que par la musique du groupe en soit. Je tiens à signaler que pour un marseillais, le traumatisme est grand ! Le concert a non seulement commencé (presque) à l'heure, mais en plus s'est fini tôt (22h30), ce qui un soir de semaine est un pur bonheur.
Bref. Le groupe débarque sur scène, rapidement suivi d'Emmanuelle. La première chose qui frappe c'est leur nombre. Sur scène, Ultra Orange est un groupe à géométrie variable. Alors que le disque est le fruit d'un trio, ils sont - pour les besoins du live - cinq sur scène. Aux côtés d'Emmanuelle Seigner, Gil Lesage et Pierre Emery on retrouve ainsi un bassiste et un batteur. Mais cette formation varie au gré des morceaux et des besoins.
Sur les premiers titres, Emmanuelle ne chante pas très juste et semble avoir le trac (il faut rappeler que c'est son premier concert). Heureusement la qualité de son chant ira en s'améliorent tout au long du set, pour finir épatant et libéré sur le rappel. Elle a une bonne présence, quoique encore maladroite. Mais c'est aussi ce qui fait son charme, à l'image de son anglais au joli accent français qui la où il pourrait plomber l'ensemble, lui donne au contraire un irrésistible côté craquant et sexy.
Debout derrière son pied de micro au départ, elle s'en affranchie vite pour devenir plus remuante et danser. Les morceaux de l'album s’enchaînent, le tube Sing sing passe en deuxième, personnellement je retiens plutôt les excellents Bunny et Touch my shadow. Au milieu du concert, Emmanuelle reste seule sur scène avec Pierre Emery pour un duo à la guitare acoustique sur deux morceaux (dont un inédit). Le groupe enchaîne sur quelques titres avec une seule guitare, avant de nous offrir un jolie duo Emmanuelle Seigner / Gil Lesage au chant, sur le seul morceau en français (inédit et excellent).
Le rappel nous donne droit à deux nouveaux morceaux, un premier en formation duo acoustique avant l'explosion finale sur l'excellente Won't lovers revolt now. Le groupe se retire après une heure pile de concert (pas mal pour un premier concert) et surtout après avoir épuisé son stock de morceaux.
Musicalement, on oscille entre une folk 60's, quelques touches psyché, un rock plus classique, mélancolique, alternant morceaux calmes et nerveux. L'ensemble est trépidant et fait danser le public. J'ai trouvé que sur scène, hormis un ou deux morceaux, ça sonne moins Velvet que sur disque (quoique je n'ai jamais vu le Velvet sur scène). En tout cas pour un premier set, malgré quelques imperfections que l'on pardonnera sans soucis, c'était très agréable. Emmanuelle Seigner est sympa, communicative, le groupe très bon, l'ambiance intimiste, et on a eu droit à pas mal d'inédits. Du tout bon ! Réagir à cette critique