Véritable phénomène de la scène techno européenne. Le duo anglais fusionne avec malice et élégance techno, dub, transe, drum'n'bass, house et blues. Underworld : vos critiques de concert
Compte rendu complet des Eurockéennes de Belfort 2003 - 4, 5, 6 juillet 2003 - Belfort (90)
La quinzième édition des Eurockéennes de Belfort a été une indéniable réussite artistique mêlant habilement découvertes et stars. Le très nombreux public (90 000 personnes en 3 jours) a pu assister à d'excellents spectacles de groupes couvrant tout le spectre musical.
A Belfort, les fans de pop, rock, punk, électro, metal et hip hop .../...
La quinzième édition des Eurockéennes de Belfort a été une indéniable réussite artistique mêlant habilement découvertes et stars. Le très nombreux public (90 000 personnes en 3 jours) a pu assister à d’excellents spectacles de groupes couvrant tout le spectre musical.
A Belfort, les fans de pop, rock, punk, électro, metal et hip hop trouvent leur bonheur et ont ainsi l’occasion de s’ouvrir sur des styles qu’ils n’ont pas l’habitude d’écouter. Si au camping et sur le site du festival, la coexistence de publics différents se passe dans une atmosphère bon enfant (mais malheureusement sous le regard omniprésent de la Gendarmerie et des Douanes mandatées par le sinistre maire de Belfort, Jean-Pierre Chevénement, un fidèle larbin de Sarkozy), ce clash musical peut entraîner des dommages irréversibles sur certaines oreilles sensibles (ou non).
Dans un cadre bucolique, l'inconditionnel du trash metal de Slayer peut tomber fortuitement sur le très calme Exit music (for a film) de Radiohead, tandis que l’aficionado de le pop de Nada Surf ou de Tom McRae se voit contraint de subir (un bref instant) les outrages sonores Nu Metal de AqME. Plus loin, les extrêmes prestations de Tomahawk ou The Melvins peuvent ruiner les velléités de trémoussements suggestifs des adeptes du hip hop de Blackalicious ou The Streets…
En marge de la musique, l’édition 2003 des Eurockéennes a été marquée par une très forte mobilisation des intermittents, qui, au lieu d’entraîner l’annulation pure et simple du festival en faisant grève, ont préféré intervenir avant les spectacles et expliquer au public les raisons de leur colère contre les vibrants défenseurs de la culture en France que sont Ernest-Antoine Seillière, Jean-Pierre Raffarin et Jean-Jacques Aillagon…
Cette atmosphère de lutte contre des projets dangereux a reçu un écho positif chez la plupart des artistes (Mickey 3d, Nada Surf, Dionysos ou Zebda), ceux-ci prenant fait et cause pour les intermittents, certains demandant même (comme une partie du public) la libération de José Bové, le leader syndical injustement incarcéré.
Ce court séjour sur la fraîche presqu’île de Malsaucy, magnifiquement décorée et éclairée, restera donc un très bon souvenir de communion musicale et militante…
Voici le compte rendu concert par concert (cliquez sur les liens en dessous des photos) :
Underworld (Eurockéennes 2003) - 6 juillet 2003 - Belfort (90), Grande Scène
Ayant déjà succombé à de nombreuses reprises sous les coups de boutoirs Metal Hip Hop de Stupeflip (qui joue en même temps), on se décide à faire un détour par le chapiteau où Underworld se produit. Quelle excellente idée ! Alors que les effets de la fatigue se succèdent, le duo électronique Underword est une véritable machine à danser même .../...
Ayant déjà succombé à de nombreuses reprises sous les coups de boutoirs Metal Hip Hop de Stupeflip (qui joue en même temps), on se décide à faire un détour par le chapiteau où Underworld se produit. Quelle excellente idée ! Alors que les effets de la fatigue se succèdent, le duo électronique Underword est une véritable machine à danser même si l’état du danseur est préoccupant.
Derrière un poste de contrôle impressionnant, Rick Smith et Karl Hyde délivrent une musique très orientée dance floor. Presque sans le vouloir, les injonctions rythmiques provoquent un « électro choc » et entraînent des déhanchements à l’insu de son plein gré…
Sous un light show qui détruit consciencieusement la cervelle, Karl Hyde se saisit d’un micro et fait décoller encore un peu plus le chapiteau. Le chant et l’énergie déployée par cette pile électrique sur pieds contribuent à apporter une touche humaine à ce déluge de musique pilotée par ordinateur. Déjà au septième ciel sur les morceaux inconnus, le public rentre littéralement en transe sur les hits joués par Underworld : Born slippy provoque même une scène d’hystérie collective.
Comme les Chemical Brothers, Underworld est véritablement un groupe capable de propulser très loin et très haut une foule considérable…
Underworld - 19 novembre 2002 - Bataclan, Paris Les meilleurs tubes de leurs 4 albums, des versions améliorées, rallongées paufinées, un très grand spectacle visuel, du beat comme on en aimerait plus souvent, un son top qualité malgré la salle du Bataclan (d'habitude j'exècre le son qu'on y trouve), un public chaud comme la braise, et pour finir un set de plus de 2 heures ou manifestement les 2 .../...
Les meilleurs tubes de leurs 4 albums, des versions améliorées, rallongées paufinées, un très grand spectacle visuel, du beat comme on en aimerait plus souvent, un son top qualité malgré la salle du Bataclan (d'habitude j'exècre le son qu'on y trouve), un public chaud comme la braise, et pour finir un set de plus de 2 heures ou manifestement les 2 habitants du "sous-monde" prenait autant de plaisir que nous autres déchaînés.
En un mot : ENORME
en 2 : TROP FORT
en 3 : QUE DU BONHEUR
en 4 : A NE PAS MANQUER Réagir à cette critique