Les New Yorkais de Vampire Weekend enfoncent le clou avec leur deuxième album, le chaloupé, frais et remuant Contra, la suite plus que logique de leur réjouissant effort inaugural... Toujours affublés de looks proprets de jeunes militants UMP organisant un Lip Dub - Tous ceux qui .../...

Les New Yorkais de
Vampire Weekend enfoncent le clou avec leur deuxième album, le chaloupé, frais et remuant
Contra, la suite plus que logique de leur
réjouissant effort inaugural… Toujours affublés de looks proprets de jeunes militants UMP organisant un Lip Dub -
Tous ceux qui veulent changer le monde avec Sarkozy, Besson et Hortefeux… quelle lumineuse perspective ! - ou de risibles jeunes socialistes adeptes de la gauche caviar – ce sont quasiment les mêmes que les précédents -, les quatre beaux gosses aux idées pop 100% fraîches et à l’esprit ouvert vers les rythmes venus de l’Afrique ou de l’Amérique du Sud (afro beat, ska, world, blues du désert, funk brésilien… ) ont un talent inné pour enregistrer de courtes pop world songs immédiatement familières et très addictives. Il suffit de plonger dans cet océan de voix suaves, de rythmiques aussi enlevées qu’accrocheuses et d’arrangements colorés - un arc en ciel d’influences allant de la New Wave new yorkaise au reggae jamaïcain en passant par les musiques du monde - pour se sentir incroyablement bien, détendu et d’humeur badine. La magie
Vampire Weekend consiste à aller directement au but avec des compositions légères comme une bulle de savon ; les tracas quotidiens, l’ennui latent, les craintes en ce qui concerne l’avenir, tout passe au second plan… on se laisse porter par les douces vagues de
Good vibrations généreusement dégagées par
Ezra Koenig,
Rostam Batmanglij,
Chris Tomson et
Chris Baio. Grâce à
Horchata, White Sky, Run, Cousins, Holiday ou
Diplomat’s Son - que des tubes ! - , on se retrouve en un claquement de doigts sur une plage de sable fin, les doigts de pieds en éventail, à déguster de délicieux rafraichissements et en charmante compagnie en plus. Un peu de rêve, de finesse et de légèreté dans une monde de brutes épaisses et de sinistres connards : le pied intégral !
A lire également, une chronique du concert de
Vampire Weekend au
festival Rock en Seine 2009.
Liens :
www.myspace.com/vampireweekend,
www.vampireweekend.com,
www.youtube.com (les vidéos du groupe),
www.facebook.com/VampireWeekend.
11 janvier 2009 (XL Recordings - Beggars Banquet)