Après une longue attente des navettes fantômes à la gare de Belfort et une petite queue pour la pose du bracelet VIP (je suis trop VIPIIIIIIII), le festival commence par la création de VENUS...
Cette année, les Eurock ont multiplié les créas alléchantes : Venus, Dionysos, The Sunday Drivers et Teitur jouent avec un orchestre, Camille rencontre les japonais Pascals et Sébastien Martel a invité pleins d’amis. Grand fan du premier album des Belges (Pop Song est la chanson la plus joyeuse au monde), amateur du deuxième album, j’avoue avoir eu du mal avec leur récent "Red Room", trop électrique à mon goût. Malgré un horaire un peu pourri (jamais facile de faire l’ouverture), le résultat est pas mal. Malheureusement l’orchestre accompagnant le groupe n’est pas très bien intégré aux nouvelles compos et n’est pas très audible. Le groupe est du coup écrasé par une bouillie sonore pas géniale.
Je m’en vais donc voir ANAIS qui ouvre la grande scène, armée de sa seule guitare acoustique. J’avais découvert la miss il y a quelques mois, quand elle écumait encore les petites salles de Marseille. La voir sur une scène qui fait 4 fois la salle où elle jouait la dernière fois, ça fait bizarre... Reste que malgré un tube qu’adorent les ados (en témoigne ses passages à Taratata et Europe 2), Anaïs a su garder une crédibilité rock (cf. ses passages chez Lenoir, aux Inrocks et aux Eurocks). Malgré le soleil de plomb, quelques hésitations dues a une certaine appréhension, le résultat est plutôt pas mal, même si on peut regretter que son one-woman song commence à s’user... Rien n’ayant changé en 18 mois (c’est un peu le problème quand on commence par sortir un live).
Peu fan de SEUN KUTI (avec Damian Marley c’est décidément la soirée « fils de » sous le chapiteau, ne manquait que David Hallyday et Carlos), on va se placer pour les chevelus MALAJUBE à la plage. C’est l’un des nombreux groupes québécois invité par le festival. Effet post-Arcade Fire ? Armé d’un petit tube ("Le Métronome") le groupe nous fait profiter de sa fraîcheur. Ca se prend pas trop la tête, ça bouge bien, ça ne révolutionnera pas l'histoire de la musique, mais tout le monde est content et passe un très bon moment.
S’en suit une petite période de battement (je ne suis pas un grand fan des Deftones) où le soleil se contente de me taper sur la figure. Pendant que pour commémorer la défaite de l’Argentine, Diego Maradona, pardon Chico Moreno s’échoue sur scène, je vais voir FANCY au Soundsystem. L’un de leur titre (Seventeen) avait attiré mon attention il y a quelques temps. Malheureusement le set est un peu trop brouillon et caricatural pour être vraiment intéressant, la voix suraiguë du chanteur devenant très vite aussi crispante qu’un crissement d’ongle sur un tableau noir.
Heureusement sous le chapiteau arrive les très attendus ARCTIC MONKEYS. Avant même que le concert n’ait commencé, de grands mouvements de foule parcourent la fosse. Ca promet. Et effectivement la révélation rock indé 2006 tiendra toutes ses promesses, contrairement aux décevants Bloc Party de l’an dernier. Si Arctic Monkeys reste un groupe ingliche, les chansons sont bonnes, biens rythmées, le son est nickel, la foule est heureuse et ça pogote comme c’est pas permis. Ca pogote tellement que j’en perd ma sacoche.
Fuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuck ! Adieu papiers, argent, billets de train, téléphone. Je passe dont les 3 chansons suivantes tête courbée, risquant ma vie en vain pour retrouver quelque chose (mais je vous conseille de faire l’expérience…(c’est fou les milliers de trucs qu’on peut trouver dans la boue d’une fosse). Un peu frustré de ma situation d’asocial (pas de portable = pas d’amis) et désargenté je décide quand même de profiter de la fin de l’excellent set qui se déroule devant moi. J’ai rarement vu le public des Eurocks aussi tonique. Ca fait du bien et ça promet aux p’tits jeunes une aussi belle carrière qu’aux Franz Ferdinand.
Je me mets à la recherche désespérée de mes divers trésors perdus dans un chapiteau désert et au final je retrouve un vieux permis, ma carte du Genepi et ma carte bleue boueuse et qui à l’air d’avoir été piétinée par un troupeau de 500 buffles (c’est le cas). Je me rends ensuite vers DIONYSOS, l’âme pas très heureuse. Le groupe qui va, écumer cet été TOUS les festivals de l’hexagone (à l’exception de la foire au boudin de Montlac-sur-Bouveu et de Rock en Seine, mais ça ça compte pas, vu que c’est pas un festival français) joue ici dans une configuration originale avec la Synfonietta de Belfort. J’arrive juste après une grosse coupure de son, pile pour la reprise. Des trois créas que j’ai vu, ce sont eux qui arrivent le mieux à intégrer l’orchestre. Ils parviennent également à se départir du piège orchestre = plus mou et plus chiant. Le résultat arrive à me faire retrouver le sourire et Mathias Ribéry, n’économise pas son énergie nous gratifiant de son traditionnel slam. Usant et euphorisant.
Devant renoncer aux japonais fadas de POLYSICS (sauf les deux premiers titres) pour rechercher mes papiers (en vain), je m’installe ensuite tranquillement pour attendre les STROKES. J’aurais du m’endormir tout de suite, c’eut été mieux. Au lieu de ça j’aurais droit à un concert aussi excitant qu’une bière froide, servi par un groupe moins charismatique qu’un banc de poulpes. Le concert enchaîne les titres connus sans trop de surprises. On baille. Pourtant après leur premier album, le combo pouvait prétendre à un autre destin que de devenir de simples vendeurs de Converse.
(Ma camarade, peu excitée par la prestance - proche de celle d’une endive de Julian Casablancas - s’en va retrouver son coup de foudre des Victoires de la Musique 2006 au Sound system, : l’homme à la tête de Jex CAMILLE BAZBAZ , celui-ci étant accompagné, du guère mieux coiffé WINSTON MACANUFF. Décidément ce soir, elle n’était plus la seule personne en marge de l’art capillaire sur cette planéte. Son horreur du reggae, ne l’a pas empechée de tripper à mort, le mélange orgue hammond-voix rocailleuse du dandy jamaïcain fait merveille. Résultat elle s’est chopée un bon torticolis à force de dodeliner de la tête pendant une bonne petite demi-heure. Pour finir, Bazbaz, plus défoncé encore que d’habitude lance « vous voyez pas qu’on est tous frères et sœurs, bordel de merde », et ça boucle le set. Une excellente surprise.)
Je me rend ensuite à la Loggia pour voir le rappeur toulousain NONSTOP. Avec son Road Movie en béquille, celui ci a signé l’un des meilleurs albums de ces derniers mois. Se faisant accompagné d’un véritable groupe, il nous lâche rapidement ses principaux tubes ("Devant ma nuque" et "Idiot cherche village") d’un ton particulièrement virulent et entraînant. Il en veut, ça marche et ça arrive même à me sortir de ma torpeur post-Strokienne (« j’aurais pas du choisir mes amis avec un annuaire et des fléchettes »). Hélas, hélas, je décide de le quitter précipitamment pour aller voir l’événement du week-end : le retour de DAFT PUNK sur une scène française, 8 ans après.
Et l’attente aura été proportionnelle au concert. Du haut de leur pyramide, les deux robots assez statiques (ce qui ne les empêche pas d’être toujours plus dynamiques que les Strokes) mettent le feu au Malsaucy mixant leurs trois albums et faisant danser tout le public. Il fallait être aigri ou détester l’électro pour ne pas apprécier le show agrémenté de quelques beaux effets visuels. Malgré quelques passages à vide, l’ensemble est excellent et c’est heureux que l’on s’en retourne au camping.
Malheureusement, une longue marche et ¾ d’heures de recherches intensives d’une petite tente bleue vous font oublier vos moments d’extase. Pas de portable, pas de papier, pas de billet, The Strokes et j’ai oublié ma Biafine. Fuck. Plus que les deux dernières plaies d’Egypte et le malheur était total. Heureusement qu’il y avait ces – excellents - concerts.
Venus + An Pierle - 12 décembre 2003 - salle Malraux (Hippodrome), Douai J'arrive vers 19H30, le hall est quasiment vide. Seules 3, 4 personnes sont déjà arrivées. J'attends tranquillement. Je suis presque devant la porte d'entrée. Ils nous font bouger pour entrez par les .../...
J'arrive vers 19H30, le hall est quasiment vide. Seules 3, 4 personnes sont déjà arrivées. J’attends tranquillement. Je suis presque devant la porte d’entrée. Ils nous font bouger pour entrez par les côtés. Il y a donc maintenant 2 files de chaque côté. Ce sera la nôtre qui va ouvrir la première. Je me précipite sur les sièges du premier rang. Me voilà face à la scène.
On commence par An Pierlé qui, sur sa sphère transparente, chante et joue du clavier juste en face de moi. C’est mieux que ce que j’imaginais. Mais ça ne vaut tout de même pas Venus. Le concert durera 1 heure environ.
Puis, pendant l’entracte, les mécaniciens installent le matériel. On a même la chance de voir les membres du groupe installer le matériel avec eux, preuve qu’ils ne se prennent pas au sérieux. Le concert commence enfin. On aura droit à la plupart des chansons de ‘‘Vertigone’’, et de ‘‘Welcome to the modern dancehall’’, et aussi 2 reprises ; In the port of Amsterdam et une autre.
Ils enchaînent des chansons, qui d’après des fans à côté de moi, sont rarement chantées en live. C’est cool, je me dis qu’on est privilégié. Je les entends ensuite dire qu’à Lille, ils n’ont fait que 13 chansons, on en a eu beaucoup plus. le concert à durée 2 heures avec plusieurs rappel. Le premier, une chanson qui est dans ‘‘The man who was Already dead’’ je crois. Le second, un duo entre Venus et An Pierlé. Un troisième avec 3, 4 chansons, et un dernier avec Beautiful day version acoustique. Marc Huyghens, le chanteur, (avec ses petits airs de JL Aubert je trouve) nous fait chanter, et remercie gentiment le public. Puis il s’avance juste devant moi et me tend la main. Je lui sers la main. Et puis, ils s’en vont.
C’était un concert acoustique très intimiste, magique. Avec le talent des musiciens, la voix envoûtante et particulière du chanteur… Sans mentir, le meilleur concert que j’ai eu l’occasion de voir. Mieux que certains ‘‘grands groupes’’ qu’on ne peut même pas approcher sans se faire piétiner et qu’on apprécie que de très loin. Réagir à cette critique
VENUS + Flexa Lyndo + My Little Cheap Dictaphone - 22 mai 2003 - L'Entrepot (GRENOBLE) Grande soiree belge ce soir-là a Grenoble:
Des notre arrivee dans cette chere petite salle enfumée qu'est l'Entrepot, le premier groupe de la soiree démarre son set; il s'agit de My Little Cheap .../...
Grande soiree belge ce soir-là a Grenoble:
Des notre arrivee dans cette chere petite salle enfumée qu'est l'Entrepot, le premier groupe de la soiree démarre son set; il s'agit de My Little Cheap Dictaphone (sacré nom!!) et des les premieres notes: ca marche! Quatres musiciens avec surtout un leader-chanteur-guitariste exceptionnel avec une voix profonde (un peu a la Alice In Chains) . Son registre vocal assez entendu l'emmene meme quelques fois (lorsqu'il s'excite un peu sur quelques fins de morceaux!) vers des contrees cotoyees par le seul et unique Joe Cocker !! Leur style musical est tres varie allant d'un disco-rock du plus bel effet (style The Music et en parlant de disco ils feront meme une reprise d'un classsique des classiques du film "Grease") a de la country energique (un peu dans la lignee de The Coral) qui emballera facilement la majeure partie de l'assistance....
Tres bon groupe donc a revoir ...
Pause, juste le temps pour s'apercevoir que Mathias le lutin-chanteur de Dionysos etait dans le public et le deuxieme groupe Flexa Lyndo prend la releve. J'avais deja vu ce groupe en premiere partie de Nada Surf a Lyon mais leur prestation de ce soir sera, il faut l'avouer, une petite deception au vue de ce qu'ils avaient montrer au Transbordeur. Groupe pas tres en place (on attend toujours le solo de guitare sur le dernier morceau hein...mais il n'est malheureusement jamais arriver a la brancher.....) et surtout morceaux et sonorites beaucoup trop pop classique pour convaincre....les morceaux se ressemblent et selon, c'est du Oasis ou du Placebo copier-coller et ca ne capte pas vraiment l'attention...dommage, car on sent qu'ils ont de l'energie et du potentiel, mais c'etait pas un bon soir...
L'attente sera un peu plus longue pour installer tous le materiel des perfectionnistes que tout le monde attend j'ai nomme Venus: Une batterie (bizarrement placee a l'extreme gauche de la scene), une contrebasse, un clavier et un xylophone, une guitare et un violon, et une guitare et une flute bizarroide pour le chanteur...Des que les premieres notes au clavier de "Happiness" sont rejointes par la voix tendue et parfaite du chanteur, une evidence s'impose: ce set sera carre et parfaitement huile !!! Chaque son est maitrise, chaque detail sonore a son importance....chez Venus, a priori pas beaucoup de place pour l'improvisation...s'enchainent alors trois morceaux phares de leur dernier (et superbe) album: "Asia" et sa rythmique cahotique, "Navajo dream" et sa coupure franche et rythmee (assez rare chez Venus il faut dire!) et le morceau qui donne son nom a l'album le longuet "Vertigone". Comme dit precedemment, c'est parfaitement execute voire maitrise mais il manque peut-etre un brin de folie ou de liberte pour que leur musique puisse vraiment s'echapper et nous envouter comme prevu...le peu de contact avec le public ou meme entre les musiciens est aussi un peu dommage (on a un peu l'impression que chacun joue a la perfection, mais dans son coin!)...Apres un cinquieme morceau tiré de leur premier album, les premieres notes de la Radioheadienne "Daystar" envoutent l'assistance... le chanteur a empoigné pour la premiere fois une guitare seche et on regrettera qu'il ne l'ai fait plus souvent tant la sonorite acoustique leur convient parfaitement...Un septieme morceau que je ne connaissait pas (1er album) puis s'enchainent la presque ennuyeuse "Big Waste Ground" suivi des excellentes "Wanda Wultz" (et son intro rappelant le "Microcuts" de Muse!) et "Beautiful Day" leur nouveau single actuellement sur les ondes...
C'est le moment choisi par Venus pour placer leur genant single de leur premier album "She's so disco"; genant car meme en version modifie comme ce soir (tres calme et epuree puis enchainee au final sur le "Light my Fire" des Doors) on s'apercoit que cette chanson a ete un piege pour eux tellement son cote facile d'acces et populaire ne leur convient guere. Ensuite le show millimetre continue avec une chanson avec un peu de distorsion a la guitare enchainée avec la superbe "Sand Dollar" et une ou deux chansons du premier album...Le groupe quitte la scene une premiere fois suite a l'emouvant "Million miles away" interprete un peu plus simplement ce qui donne plus de fraicheur a ce fabuleux morceau...
Le premier rappel sera compose de deux chansons du premier album ainsi que de "Kallenovsky" (chanson un peu plus "nerveuse" ce qui n'est aussi pas plus mal puisqu'on approche des 1h du matin!!)...Ils nous reviendront pour un deuxieme rappel avec une chanson tres douce et limpide enchainée une seconde fois avec le single "Beautiful Day" mais en version acoustique appaisée...enfin un peu de changement et ce morceau de cloture sera finalement parfait!!
Voilà une bien bonne soiree qui permet sans consteste de dire haut et fort que la musique pop-rock belge se porte bien (et il ya encore DEUS, Millionaire, etc...) Réagir à cette critique
Venus + Flexa Lyndo - 21 mai 2003 - La Coopérative de Mai, Clermont-Ferrand
Le groupe belge Flexa Lyndo a parfaitement assuré la première partie de Venus dans la petite salle de la Coopérative de Mai. Ce jeune quatuor composé d'un guitariste/chanteur/bassiste/claviers à .../...
Le groupe belge Flexa Lyndo a parfaitement assuré la première partie de Venus dans la petite salle de la Coopérative de Mai. Ce jeune quatuor composé d’un guitariste/chanteur/bassiste/claviers à lunettes, d’un bassiste/saxophoniste, d’un batteur et d’un chanteur/guitariste a démontré que ses morceaux, excellents sur disque, passaient très bien le test de la scène…
Le pop/rock dissonant de Flexa Lyndo empreinte des chemins assez variés. Les ambiances sont différentes selon les chansons. Quand le nonchalant guitariste/bassiste se met à chanter avec un accent américain en jouant quelques accords dissonant, on pense très fort au rock Lo Fi made in Sebadoh.
Les morceaux chantés par le blond et filiforme deuxième guitariste sont, eux, délibérément pop. Si Flexa Lyndo tombe brièvement dans quelques facilités, les disques et les concerts de ce groupe sont prometteurs pour la suite des événements !
Dès le début du concert de Venus, la rampe de projecteur placée en fond de scène se met à tanguer, un peu comme le mât d’un voilier sur une mer déchaînée. Il faut dire que les vagues sonores distillées par le quintette belge sont véritablement remuantes. Sur certains morceaux, on atteint un tel niveau d’intensité émotionnelle qu’il est difficile de ne pas se laisser submerger par l’émotion !
Le sobre capitaine Marc A. Huyghens montre le cap en délivrant des parties vocales absolument magnifiques.
Solidement amarré à la batterie de Jean-Marc Butty et à une contrebasse parfois jouée avec l’archer, le navire Venus vogue sur une mer tumultueuse, parfois traversée par des éclairs de violon et d’orgue…
Après avoir interprété des extraits de ses deux albums studio, Venus conclut son concert avec le bouleversant I’m the ocean suivi par une nouvelle version de Beautiful day. Quand la musique s’arrête, le public, conquis, se retrouve un peu orphelin sur le quai…
A lire aussi sur ConcertAndCo.com : compte rendu du superbe concert de Venus à File 7 et chroniques des albums Venus et Flexa Lyndo.
Venus + Un Homme Et Une Femme Project - 9 mai 2003 - File 7, Magny-le-Hongre (77) A quelques encablures du parc Disney de Marne-la-Vallée se trouve une oasis de musique : File 7 à Magny-le-Hongre. Cette superbe salle flambant neuve a déjà vu défiler de nombreux artistes de qualité .../...
A quelques encablures du parc Disney de Marne-la-Vallée se trouve une oasis de musique : File 7 à Magny-le-Hongre. Cette superbe salle flambant neuve a déjà vu défiler de nombreux artistes de qualité : Jean-Louis Murat, Eiffel, Vincent Delerm etc.
Ce soir, c’est le jeune et prometteur groupe Un Homme Et Une Femme Project qui est chargé de placer la soirée sur de bons rails avant l’arrivée de Venus... Les chansons de ce trio assez atypique naviguent entre chanson française acide et rock bruitiste... Selon leur humeur, les trois musiciens (batterie, chant/guitare, guitare/basse) peuvent se lancer dans un morceau rock chanté à la manière de Dominique A. ou partir dans un instrumental aux montées paroxystiques impressionnantes. Le premier album d’Un Homme Et Une Femme Project devrait sortir début 2004...
Peu de temps après, les cinq membres du groupe belge Venus font leur apparition sur la scène de File 7. Dès le premier morceau, Happiness, on est saisi par la beauté de la voix de Marc A. Huyghens et par la bouleversante mélodie jouée à l’orgue électrique. Après cette entrée en matière très réussie, le public restera captivé par la musique de Venus pendant toute la durée du concert.
(Photo Benjamin Hort)
Difficile d’être insensible à une telle démonstration ! Car, si la voix est envoûtante, elle bénéfice de musiques littéralement hypnotiques pour s’épanouir pleinement. Le nouvel arrivant, Jean-Marc Butty, fait preuve de son toucher et de sa frappe habituelle à la batterie. Les parties de claviers sont magnifiquement variées. Le son de la contrebasse est déchirant. Les interventions du violoniste/guitariste sont remarquables d’à propos et de sobriété... Grâce à tous ces ingrédients, Venus réussit à créer des ambiances réellement captivantes dont on a du mal à se défaire !
(Photo Benjamin Hort)
Ce concert a donc été une suite de moments magiques : le prenant I am the ocean, Perfect lover avec son riff de slide guitar, le tube de Vertigone, Beautiful day, et sa partie de mandoline, le hit de Welcome to the modern dance hall, She’s so disco, qui se termine en Light my fire des Doors.
Le groupe belge a offert un très beau concert au public de File 7. En toute logique, un accueil très chaleureux de l’assistance et deux rappels sont venus récompenser sa prestation. Pour marquer les esprits, Venus termine même son spectacle par une deuxième version, acoustique cette fois, de Beautiful day : superbe...
L’attitude concentrée et peu expansive du groupe est compensée par la ferveur avec laquelle sont joués et chantés les morceaux. Sur la fin du concert, les musiciens esquissent même quelques sourires, sans doute soulagés d’avoir réussi la première date de leur nouvelle tournée française.