Electro world méditerranéen portée une chanteuse à la voix aux intonations orientales envoutantes. Un trip qui vous transporte des dancefloors londoniens aux fiestas de la Méditerranée, des montagnes des Balkans aux côtes du Maghreb. Nord et Sud, Arabe et Hébreu fondent le son de Diaspora Hi-fi.
Dernière actu : Dix ans déjà que la musique de Watcha Clan joue avec la bande sur le tapis vert de la Grande Bleue. Electro world méditerranéen portée une chanteuse à la voix aux intonations orientales envoutantes. Un trip qui vous transporte des dancefloors londoniens aux fiestas de la Méditerranée, des montagnes des Balkans aux côtes du Maghreb. Nord et Sud, Arabe et Hébreu fondent le son de Diaspora Hi-fi.
Watcha Clan + Transglobal Underground - 16 Avril 2008 - Paris, La Maroquinerie En première partie, le groupe Transglobal Underground propose des sonorités orientales/indiennes avec percussions sur fond de drum & bass. Ça bouge bien. Il est impossible de ne pas penser à Asian Dub .../...
En première partie, le groupe Transglobal Underground propose des sonorités orientales/indiennes avec percussions sur fond de drum & bass. Ça bouge bien. Il est impossible de ne pas penser à Asian Dub Foundation. Mais le groupe à tout de même sa propre personnalité. Un groupe convaincant ayant sa place dans la soirée et ayant bien joué son rôle de chauffeur de salle.
Watcha Clan, c'est une invitation au voyage et à l'ouverture des frontières. Ce soir, à la Maroquinerie, le groupe nous à fait voyager des pays des Balkans en passant par l'Algérie et le Maroc pour arriver à l'Afrique ancestrale et revenir en Espagne avec une escale en Jamaïque. Le son de Watcha Clan n'a pas de limite et lève les frontières entre les pays. Une fusion parfaite entre les sonorités de différentes cultures à la sauce jungle.
Le groupe est composé d'une chanteuse, d'un dj multi instrumentiste, un bassiste/guitariste et un chanteur guitariste présent seulement sur quelques morceaux. Mais, tout le show se concentre surtout la chanteuse du Watcha Clan. Sista Ka a une présence unique sur scène. C'est la première fois que je vois le groupe sur scène et je dois reconnaitre que je suis totalement bluffé par sa prestation scénique. La chanteuse avec son sourire généreux et son style rastafarai a un charisme impressionnant et une énergie contagieuse. A elle toute seule elle enflamme la salle. On est hypnotisé par sa danse fluide et ultra-dynamique et entraine avec elle toute une salle dans une transe surchauffée.
Les morceaux qui m'ont marqué : Tchiribim, Limu, Goumari, l'excellent Balkan Qoulou, Eli et Larshuma. Les morceaux sont beaucoup plus boostés que sur les albums. Je remarque aussi que sur les albums il y avait une voix masculine avec un fort accent marseillais et là sur scène, je n'ai pas vu de chanteur masculin correspondant à cette voix.
Un groupe unique vraiment sympathique avec une envie de partager un mélange de cultures. Un groupe indépendant que je conseille vivement à voir sur scène. Et gros big up à la chanteuse qui assure vraiment sur scène.
D'autres critiques de concert sur http://lebruitetlasueur.blogspot.com Réagir à cette critique
Watcha Clan - 3 Avril 2008 - Espace Julien - Marseille
Ce soir, j'hésitais entre les barges Old time relijun et Stanley Kubi à l'Embobineuse et partir en voyage avec les Watcha Clan à l'Espace Julien. Une putain d'entorse à la cheville a choisit pour .../...
Ce soir, j'hésitais entre les barges Old time relijun et Stanley Kubi à l'Embobineuse et partir en voyage avec les Watcha Clan à l'Espace Julien. Une putain d'entorse à la cheville a choisit pour moi, l'aventureux Pinguin ne se sentant un périple en béquilles jusqu'à la Belle-de-Mai (et surtout son retour, entamé avec le délicieux punch de l'Embob'..). Ces considérations me font manquer Transglobal Underground en 1ere partie du Clan.
J'ai déjà dit dans ces colonnes, tout le bien que je pensais du dernier album du Clan, Diaspora Hi-fi, fruit d’un périple autour de la Méditerranée. Ce soir le groupe présente cet opus à sa ville d'origine, et même si l'Espace est bien rempli, on peut se désoler qu'il ne soit pas plein à craquer.
Comme sur le disque, le set commence avec la voix de Theodore Monod, défendant les nomades contre les pouvoirs centraux, sur ce Les hommes libres, les riddim jungle redoutablement efficaces de Clem viennent donner le ton d'un concert axé sur le côté plus dansant du groupe. Saluons au passage le talent de ce machiniste mystique qui ne cessera de m'étonner par la richesse des sons qu'il enverra tout au long de la soirée, n'hésitant pas à utiliser des instruments plus organiques (percus, accordéon, ..) pour certains morceaux.
Sista K débarque en exécutant des pas de danse orientale et en saluant la salle avec des Salam répondant à des Shalom, résumant la démarche du groupe voulant réconcilier les peuples de la Méditerranée par la musique.
Très rapidement, ils enchainent sur Goumari, rythme traditionnel du Maghreb, survitaminé par les machines et par la présence de Nassim, guitariste oranais, grand amateur de Led Zep vu le son qu'il dégage. Et bravo au passage à Matt à la contrebasse aux sonorités dub (entre autres !) & co, qui dégage une énergie impressionnante tout au long du concert.
Tout au long du concert le Clan va démontrer l'étendue de son talent, ne serait-ce que par la variété des styles abordés, du dancefloor le plus frénétique (un morceau très impressionant ou Sista K s'acharne sur des charleys), en passant par un Tchiribim virevoltant et des morceaux plus mystiques.
Un final qui touchera plus particulièrement votre Pinguin avec Quinto Rigimiento, chant des Brigades internationales de 1936, repris par une Sista Ka habitée.
watcha clan trace sa route, bien content d'avoir fait un bout de chemin avec eux ce soir.
Interview de Watcha Clan à l'occasion de la sortie de Diaspora Hi-fi - Mars 2008 - Marseille Watcha Clan fait partie de ces groupes que l'on suit depuis toujours, accro à la fois à leur démarche (le métissage) et leur musique dont on a suivi toutes les évolutions. La tribu fête ses 10 ans .../...
Watcha Clan fait partie de ces groupes que l’on suit depuis toujours, accro à la fois à leur démarche (le métissage) et leur musique dont on a suivi toutes les évolutions. La tribu fête ses 10 ans (d’ailleurs notre première chronique de concert d’eux remonte à cette époque) avec la sortie du (très bon) Diaspora Hi-Fi, fruit d’un périple autour de la Méditerranée.
Rencontre avec Sista Ka (chant fascinant)et Clem (machines mystiques) pour faire le récit de cette aventure, le point après cette décennie, leurs projets à venir....
Comment définissez vous votre style ?
Clem : Pour faire simple on dit « live electro world ».
C'est toujours dur de définir notre style mais depuis quelques mois on aime bien"world'n'bass" c'est un bon concentré de ce qu'on veut représenter, des influences très larges dans les musiques du monde et une radicalité et une efficacité au niveau du son electro, de la "fat" bass.
Revendiquez vous certaines influences ?
Clem : Bien sur les musiques dites "traditionnelles" nous inspirent beaucoup, quelles que soient leurs origines, mais également le reggae qui est une solide fondation dans notre son ainsi que ses dérivés, le dub, la jungle. On se place dans la lignée de groupes comme Asian dub fondation, Transglobal underground, Fundamental... On est aussi très influencé par le hip hop, autant old school que plus actuel car c'est une énergie qui nous plaît et qui permet d'avancer au quotidien, de plus le hip hop est mondial, c'est un trait d'union entre les cultures. on peut aussi citer les Rita Mitsouko, Zappa pour leur coté déjanté et rock...
Quelles sont les valeurs du groupe ?
Sista Ka : La liberté à travers la notion de nomadisme, l'ouverture sur les autres cultures, le droit à la différence, le métissage et le mélange des cultures, la tolérance, le voyage permet de forger ces valeurs, et les peuples qui ont subi la diaspora ont du s'adapter sans cesse aux autres, à la différence, de génération en génération ils ont évolué dans l'exil.
Quelle définition donnez-vous au "nomadisme" dont vous vous revendiquez ?
Clem: une liberté de circulation des personnes et une ouverture vers l'"autre", bref un enrichissement dans l'échange et le mélange, fruit de voyages et de rencontres des peuples.
Comment gérez vous le groupe par rapport à vos métiers ? Quel est votre statut actuel ? Vivez vous de votre musique ?
Sista Ka : nous sommes tous intermittents mais ça a mis 7ans, nous nous consacrons tous à Watcha clan uniquement car nous avons tous plusieurs casquettes au sein du groupe: musicien comptable, on prend soin de la com, de la régie, du management toutes les décisions sont communes,...
Parlons de votre album qui vient de sortir "Diaspora hi-fi". D'abord pourquoi ce titre ?
Clem : la « diaspora », c'est le mouvement des peuples, des gens qui doivent quitter leur pays vers d'autres contrées pour des raisons politiques, économiques, donc c'est un concept très fort au niveau de l'identité, du voyage et de la culture et justement « hi fi » c'est la culture qu'on emmène dans ses valises, le son, les mélodies, la nourriture, c'est comme un sound-sytem: un son qui bouge, qui évolue.
Quelle évolution musicale depuis Le Bastion ?
Clem: On reste dans la même veine, c'est toujours la même fusion trad electro acoustique que l'on essaye de faire, mais avec cet album, on l'a composé à deux ou trois max, on a une meilleure maîtrise de notre son, on a avancé dans la prod et on a essayé également de synthétiser nos idées de les canaliser pour vraiment faire ce qu'on voulait.
Et dans les textes ?
Sista Ka : des textes plus spirituels, moins moralisateurs, le message est toujours le même mais passe a travers des ambiances musicales ou le mélange de l'arabe et l'hébreu, il y a trop de morale dans nos sociétés on est pas la pour en rajouter!
Comment s'est passé la compositions des morceaux ?
Clem: généralement cela part d'une mélodie à Sista Ka, d'un des mes samples, ou encore d'une vielle chanson trad qu'on a envie de remixer, on a pas de méthode, on est en perpétuelle recherche et un morceau peut être décliné en trois ou quatre versions avant de finir sur l'album, notre home studio c'est un peu un laboratoire d'expérimentations.
Quelle part vient de vos origines, de vos voyages, de vos écoutes ?
Clem: une part vient des origines de Sista Ka, moitié séfarade et moitié ashkénaze, un mélange du sud et du nord, mais notre 2eme passion ce sont les voyages, d'ailleurs on partait davantage quand Watcha clan tournait moins aujourd'hui pour continuer à se nourrir on allie les deux, ça permet de rester moins con de côtoyer l'autre, et les back to the roots comme le voyage en Algerie pour Sista Ka lui a permis d'affirmer une identité et de prendre confiance en elle. Aujourd'hui on est 80% de notre temps sur la route, on vit dans une espèce de communauté watchaclanesque qui nous rend heureux et c'est ce qu'on communique a chaque concert
De quoi parlent les chansons ?
Sista Ka : de la culture sémite qui est la culture commune aux juifs et aux arabes (Call of hagar), de la tolérance, de la spiritualité (Eli), du nomadisme (Les hommes libres), d'amour (Quoulou balkan), de mariage (Tchiribim), des diaspora (Travelling shoes)
Comment son venus les interventions de Théodore Monod ?
Clem: malheureusement Theodore Monot est mort l'année dernière je crois on a perdu un grand penseur! L'extrait présent dans les hommes libres provient du film "Desert rebel" de F.Bergeron que je recommande à tout le monde, on a samplé dans ces images d'archives où T.Monod est présent dans la rue lors d'une manifestation contre l'expulsion de sans papiers. Il est dans la rue avec un mégaphone et il dit ce texte très explicite "parce que les nomades sont des hommes libres..." qui résument très bien le problème que rencontrent les populations nomades face aux pouvoirs centraux.
Pouvez_vous nous parler de vos voyages et résidences qui ont amenés cet album ?
Clem: tout d'abord il y a l'Algerie ou nous sommes allés deux fois en 2003 et 2006, c'est à Oran qu'on a rencontré Nassim, chanteur/guitariste (qui tourne avec nous régulièrement) et qui est tres présent sur l'album. A Oran on a travaillé avec des musiciens arabo-andalou, des rappeurs (le groupe TOX) et on vraiment déliré, les concerts étaient très très chaud, les gens participaient et on a découvert une jeunesse et un public qui avait faim de fusion, d'expériences, de musique, ça nous a énormément inspiré, c'est de la qu'on a ramené « Goumari » , « ch'ilet la yani » « oued chouli ».
Ensuite il y eu Barcelone, ou on a rencontré le milieu plus drum'n'bass (Mc Ragatek) et hip-hop (Gato el quiman) et la derniere étape a été Agadir au Maroc.
A Agadir, On a travaillé avec Amarg Fusion, Farid (un virtuose du oud) et Style souss (du rap berbère), encore une fois ca été une super expérience d'échange et de création avec un concert de folie au CCF.
C'était vraiment important que nous fassions ces résidence et voyages pour partager notre musique, apprendre et échanger avec des autres artistes et on est vraiment heureux car on a travaillé avec des personnes de cultures, de générations tres différentes, du tres traditionnel au hip-hop. A l'heure ou on parle de plus en plus de méditerranée, il est important que des projets d 'échange comme le notre voit le jour, reste le probleme d'inviter tout ces artistes en france et la il y a un gros probleme, les visas, donc vraiment j'espere que les relations entre les deux rives de la Mediterranée vont s'ouvrir et ça c'est un probleme politique!!!!
Avec qui avez-vous bossé en studio ?
Clem: on a presque tout produit a la maison, dans notre studio laboratoire, où Tim de Transglobal underground est passé pour nous donner quelques retours,conseils, arrangements sur certains titres, c'était vraiment une belle rencontre. Ensuite pour le mix, on est allé au "Supadope factory", le studio du Peuple de l'herbe à Lyon où on a mixé l'album avec Nico Matagrin, l'ancien sono de Mei tei Sho, qui nous a vraiment beaucoup apporté dans la prod, de beaux delays, des disto sur les voix, on a vraiment kiffé cette étape de mix!
Qu'est-ce que représente l'autoproduction vour vous ?
Sista Ka: une grande liberté, non seulement par rapport aux compo, à la musique, mais aussi une independance par rapport au milieu du show biz qui a tendance à tout formater. On peut choisir notre visuel, notre façon de communiquer, nos partenaires: tourneur ou partenaires promo, notre distributeur...c'est ce qui nous a permis d'etre encore là après 10 ans d'underground, mais ça demande beaucoup de travail et de rester conscious!
Vous pouvez nous parler de Piranha, votre label ?
Clem: Piranha est un label berlinois, c'est un label indépendant, donc proche de notre éthique, qui a beaucoup fait pour le developpement de la world music, on se sent tres proche d'eux et ils ont vraiment un catalogue de qualité. Cette année il fête leur 20 ans et nous nos 10 ans!
Les projets ?
Clem: Continuer le tour de la Méditerranée avec notre "Diaspora hi fi", il reste beaucoup d'étapes, beacoup de ports, de villes, de musiciens à rencontrer. On est très attiré par Istambul et la Turquie de même que par une halte dans les Balkans ou encore en Egypte! Sista Ka: Continuer ce voyage et ces residences autours de la Mediterranée pour mettre en avant cette culture commune autours du bassin med, passez par la Turquie, la Grèce, les Balkans le Moyen Orient pour boucler la boucle en Algerie et à Marseille notre port d'attache, l'important c'est a chaque fois de prendre le temps de la rencontre humaine, à l'origine de la creation musicale
Que pensez vous du problème du statut intermittent ?
Sista Ka: le probleme c'est l'abus, tous ce qui sont intermittents alors qu'ils n'ont rien avoir avec le spectacle vivant, qui sont en fait des salariés déguisés, c'est a dire la plupart des intermittents!!!!
Vous tournez beaucoup en dehors de la région ?
Clem: oui, on tourne beaucoup à l'étranger, on revient d'un mois et demi de tournée qui nous a mené en Allemagne, en Autriche, en Republique Tcheque, en Hongrie, là on commence notre tournée en France avec une date à Marseille à l'Espace ju le 3 avril avec Transglobal undergound et on repart a l'étranger au printemps (Allemagne, Hollande, Esapgne), encore de beaux voyages en perspective....
Toutes les dates sur: http://www.myspace.com/watchaclan
Dans les groupes que vous avez croisés sur la route, qui vous a le plus marqués ?
Sista Ka: Chekha Rimiti en 2006 Clem: Goran Bregovic et Coldcut en 2007
Que représente la scène pour vous ?
Clem: c'est là que tout se passe, l'échange, l'énergie c'est primordial pour nous, les concerts c'est la vie!
Avec qui pourriez-vous imaginer/aimeriez-vous faire un duo ?
Clem: Mercan dede (ney et machines), Roots Manuva (Mc anglais)... il y a trop d'idées qui viennent!
Dans les disques que vous avez récemment achetés lequel vous a le plus plu et lequel vous a le plus déçu ?
Clem: le dernier Burial "Untrue" m'a beaucoup plu, comme le dernier Mercan Dede "800" et le dernier Babazula "roots" chez Doublemoon records. Le dernier RJD2 m'a décu (d'ailleurs je ne l'ai pas acheté!), tout comme le dernier 4 hero.
Vous écoutez quoi en ce moment ?
Clem: en musique du monde, le label Doublemoon records : Mercan Dede, Babzula et une compil de remix qu'ils viennent de sortir, coté hip hop US Emanon, Guilty Simpsons. Dans l'electro j'aime bien le dernier Burial, sinon je réécoute également Nino Ferrer, qui a vraiment fait de la soul francaise qui déchire, quel son d'orgue! Sista Ka: Herbalizer
Quelle est votre pratique d’Internet par rapport au groupe ?
Sista Ka: on s'en sert pour communiquer, on est à fond sur myspace.
Votre position sur le téléchargement ?
Sista Ka: si pas d'abus et pas de boulimie, c'est bon la culture gratuite surtout quand si le telechargement est utilisé a bon essien: decouvrir de nouveaux groupes ou musiques pour ensuite avoir envie d'acheter leur disque ou de venir les voir sur scène Clem: d'ailleurs on a un titre inedit à telecharger sur notre myspace "quinto regimineto" un hommage aux combattants des brigades internationales de la guerre civile espagnole! spread the word!
Un plus grand dynamisme de la scène musicale du Nord, mythe ou réalité ?
Sista Ka: c'est une realité malheureusement, et particulierement dans le sud-est on est au ralenti et c'est dommage car il ne manque pas de talent, mais on ressent comme un manque d'investissement et de sacrifice sur le long terme, du mal à se féderer, et quelques fois une certaine medisance envers les groupes qui sortent de leur region alors que cela pourrait créer en réalité un dynamisme et une émulation. On respecte à fond des groupe comme IAM ou même à plus petite echelle Massilia ou Kanja rock qui ont ouvert la voie, il faut qu'on se bouge et y croire pas que dans la paroles mais dans les faits!
Pour finir, pouvez-vous nous citer 10 groupes de la région (en précisant leur style) ?
Phm: beat box Kenny Arkana, la Methode, Carré rouge: hip hop Dawta Jena, Sons of Gaia : reggae Les grosses papilles : chanson rock D'aqui dub : dub occitan Le cor de la Plana : occitan Massilia sound system : ragga festif marseillais Eths : neo metal Kabbalah : nu klezmer Saf sap : nu soul hip hop Poum tchack : tsigane, manouche La cumbia chichara : cumbia Rit : chanson reggae
Pour nos lecteurs marseillais ou de la région :
- un conseil resto : le Pavillon thai
- Un conseil bar : le Balthazar
Et pour finir, Si Watcha Clan étaient :
un animal : le lézard
une couleur : ocre
un plat : couscous
un livre : le prophète
un film : Soy cuba
Belle affiche ce soir pour cette soirée zébrée offerte par Radio Nova. Offerte c’est bien le mot puisque le concert est gratuit avec des invits à retirer à l’Espace Julien ou à la Fnac ; dommage qu’il n’y ait pas eu plus de points de dépôts (chez quelques disquaires indépendants par exemple), car aller à la Fnac rien que pour ça (en faisant exprès de ne rien y acheter dans mon cas), pour récupérer une seule double invit par personne ça décourage … mais qu’importe le soir même ils ont laissé rentrer tous les gens qui n’en avaient pas (et qui sont arrivés suffisamment tôt).
Un peu de monde dehors, pas grand monde à l’intérieur à 20h15 … a priori les horaires vont être respectés puisque la soirée est retransmise en directe à la radio (105.7 sur Marseille). En fait Radio Nova émet de Marseille depuis le matin … Rappelons que Radio Nova avait été supprimé de Marseille et de toute la Province pour laisser la place au Mouv’ radio utile aussi mais ça avait un peu irrité les provinciaux d’autant que sur Paris elle était maintenu. Personnellement j’étais un peu choqué par ce traitement aussi (comme a chaque fois qu’on fait une distinction Paris / reste de la France) mais dans le fond n’ayant jamais l’occasion ni le temps d’écouter la radio …
[en fait quelques confusions de ma part, rectifiées par Sami : En fait Nova n'émet à Marseille que depuis Septembre 2007 sur le 105.7 (qui était la fréquence de Radio Utopie). C'est FIP qui a été remplacée avec regrets par Le Mouv. L'animatrice présente sur les photos c'est Melanie Bauer qui anime le soir la très bonne émission "l'éléphant effervecent".]
Lorsque j’arrive dans la salle une présentatrice (de Radio Nova j’imagine) est en train de réclamer un bisou d’un vrai marseillais … ce sera finalement Don Cavalli qui s’en chargera. Tiens je ne savais pas qu’il était marseillais. Don Cavalli fait du blues … j’ai découvert ses morceaux sur son myspace il y a quelques jours. Assez classiques mais plutôt agréable.
C’est donc bien disposé que je regarderai le début de son set. Blues en effet, en anglais, assez classique, un peu trop en fait. Seul avec sa guitare sur le devant de la grande scène de l’Espace et épaulé par un batteur, il jouera pendant …. Au fur et à mesure du set mon attention diminuera.
Je commencerais à me concentrer sur des détails annexes ; comme sa légère ressemblance avec Phil Collins, sa montre en or qui brille, son accent, …. Sa drôle de façon d’envoyer des jingles vocaux pour « Rèèèèiiiidoooo Nooo – noooo – vaaaaaa ». La soirée s’annonçant longue je profiterai qu’il n’y a pas encore trop de monde pour aller retrouver Hyam et Xavier au Café Julien …
Puis nous reviendront pendant un morceau que je n’ai pas du tout aimé avant de le voir finir par un morceau qui apparemment est régulièrement diffusé sur « Rèèèèiiiidoooo Nooo – vaaaaaa ». Je ne peux pas dire que je sois fan, mais ce n’était pas désagréable du tout pour commencer la soirée.
Et c’est le retour de notre présentatrice qui fait lire le programme de la soirée par une personne du public et se moque gentiment de sa prononciation à la française. Elle laisse ensuite la place a un nouveau couple de présentateurs qui viennent nous présenter le groupe suivant : Desert Rebel
On apprend ainsi qu’ils sont accompagnés de Guizmo (du groupe Tryo, dont je n’ai pas croisé la route depuis longtemps) et d’une surprise à la fin … s’il parle de la participation de Imhotep elle est annoncée partout (oui mais peut être pas à la radio c’est vrai).
Desert Rebel c’est pareil je ne connaissais pas il y a deux jours, mais un petit tour sur leur myspace m’a donnée envie de les voir. En plus le présentateur nous apprend qu’il y a dans ce groupe « fusion » tout un tas de gens connus comme un qui joue habituellement avec Mano Solo ce qui attise toujours un peu la curiosité.
Le groupe s’installe. Deux hommes en tenues « traditionnelles du désert » (touareg ? excusez mon manque de culture en la matière), un bassiste assez grand (Babar), le batteur (Seb ?) qui fera le première morceau en tapant sur un boite avant de rejoindre sa batterie et Daniel Jamat de Mano Solo.
Le mélange fonctionne carrément bien, mais cette fois mon attention est perturbée par les problèmes techniques (de retours ?) qui avaient l’air de perturbé pas mal les musiciens. Un des techniciens en prendra d’ailleurs pour son grade de la part du batteur et du guitariste, ce dernier finira par nous en toucher deux mots, avec le sourire et lorsque ces problèmes seront enfin résolus tout le monde continuera dans la bonne humeur.
D’après le site Desert Rebel est un « groupe a géométrie variable » avec des gens de chez Tryo, Gnawa Diffusion, Zap Mama ... mais ce qui fait toute l’originalité de ce groupe c’est clairement le double chant arabe des deux chanteurs traditionnels. L’un Abdallah Oumba dougou chante de façon assez monocorde et réservé (il m’a fait pensé à un des gars de Huun Huur Tu) …
… l’autre Takrist’ Nakal (qu’on nous a présenté comme un de ses élèves), en revanche bouge beaucoup et chante avec une voix super haut perchée (limite féminine). En général il répond à l’autre … ce duo appuyé par une rythmique souvent rock mais parfois légèrement funkisante est du plus bel effet.
Très entraînant / hypnotique … difficile de ne pas danser. Au bout de quelques morceaux Guizmo fera son apparition pour le morceau 70 litres (correspondant à la consommation moyenne par habitant dans les pays riches – alors que beaucoup dans le monde meurent de soif). Le chant « engagé » en français est parfois un peu naïf … comme peut l’être celui d’un Tryo, Sinsemilia and co, mais ce qu’ils disent n’est pas faux.
L’alternance morceaux plus « traditionnels » et en français donnera finalement un bon équilibre. Guizmo sera ensuite rejoint pas Sista K du Watcha Clan pour des chœurs bien sympathiques. Après une partie du concert sans Guizmo celui-ci reviendra sauter et chanter sur le dernier morceau.
On verra d’ailleurs Imhotep (célèbre « architecte sonore » des non moins célèbres Iam mais aussi auteur de 2 disques de mixes instrumentaux très world justement) s’installer derrière ses platines ; mais finalement il ne jouera pas avec eux, mais après pendant le changement de plateau.
Dommage.
Je ne profiterai pas pleinement de ses mixes pas tellement mis en valeur par un jeu de lumière minimum et la disposition (en coin de scène des platines). La température de la salle ayant considérablement augmenté avec l’entrée de nouveau spectateurs, je commencerais à loucher sur les bouteilles d’eau juste un peu trop loin de moi pour que je puisse les attraper.
Viendront ensuite se mettre derrière les platines les deux DJ des Troublemakers ici pour un set DJ donc (et non pas un live). Ils enchaîneront une sélection certes pointue et dansante mais qui comme beaucoup de set DJ n’a ni l’âme ni l’énergie d’un bon vrai live.
En plus pour être honnête j’ai un peu de mal avec eux depuis que j’ai assisté à quelques conférences de presse (il y a de ça fort longtemps) où DJ Oil n’arrêtait pas de dire qu’à Marseille pour la musique il n’y avait rien (ceci est une petit parenthèse peut être un peu déplacée).
Bref clope au bec (messieurs je sais que c’est cool mais essayez de donner l’exemple dans une salle où les signes non fumeurs sont systématiquement bafoués) ils enchaîneront vinyle sur vinyle jusqu’à ce qu’ils soient dérangés par un couple de présentateurs particulièrement éméchés … et du coup lourds.
Pour introduire le suivant un nouveau couple avec notamment Edouard Baer égal à lui-même. Après avoir annoncé le nom du suivant : Winston Mc Anuff il laissera le micro à sa partenaire et pendant que celle-ci nous donnera quelques détails sur Winston et son groupe, il ne trouvera rien de mieux à faire que deux galipettes sur la scène. Je ne sais pas à quoi ils carburaient en back stage mais au moins lui avait la substance joyeuse et drôle.
Revoilà donc Winston Mc Anuff tout habillé de blanc. Lui je connaissais ; j’avais beaucoup accroché avec son disque Paris Rockin’ fruit de sa rencontre avec Java et je m’étais régalé lors de son passage au Moulin. C’était donc a la base surtout pour lui que j’étais là.
Il est maintenant accompagné d’un nouveau groupe (j’ai cru comprendre qu’ils accompagnent aussi Horace Andy mais je me trompe peut être) et du coup il vient défendre un nouveau répertoire …je ne sais pas si c’est parce que je ne le connais pas mais ca me plait beaucoup moins que la dernière fois
Lui n’a pas beaucoup changé. Il chante toujours avec les yeux fermés, l’air ailleurs … assez calme lorsqu’il chante mais complètement excité entre ses couplets. Il court dans tous les sens genre titubant, il secoue sa crinière …
Le seul morceau qui me fera rentrer dedans sera tiré du précédent album (avec le clavier qui remplace l’accordéon). Apres je ne suis pas spécialement fan de reggae non plus … Ayant déjà quelques heures dans les pates je profiterais du fait que j’ai été rejoint par Annie pour lui confier mon sac et m’éloigner un peu vers le fond ou il faisait plus frais.
Je laisserai donc Winston faire le pitre et en profiterai pour tomber sur Amin, Salma et Céline (ca se sent que j’essaie de gagner de la place entre les photos ?). Bref a partir de la je commencerai à fatiguer un peu.
Je suivrai donc la fin du set de loin ... tout comme le début de celui de Big Red et DJ Science ... Big Red il me semble que c'est un ex Raggasonic. Il est déjà passé pas mal de fois au Café Julien, mais je ne l’ai encore jamais vu. Ce soir il annonce qu’il est là pour mettre en valeur les mix de DJ Science …
Je suis assez impressionné par le flow de Big Red mais là encore je ne suis pas plus fan de ragga que ca et puis comme je commence à fatiguer je deviens un peu moins ouvert musicalement.
Cela dit ils ont vraiment la patate (certains mix flirtent avec la techno) et tout le monde danse dans la salle ou la température est encore montée d’un cran. Je m’approcherai du bord de la scène pour faire quelques photos pleines de taches (car à force de changer d’objectif j’ai finis par faire rentrer pas mal de poussière dedans) …
… puis je finirai par y aller avant le dernier groupe (Radio Nova Sound System) laissant aux autres photographes le soin d’immortaliser cela … moi je suis parti me coucher crevee mais content … en pensant à la longue journée de demain qui finira avec le concert de HHP et RPZ au Balthazar….
Birdy Nam Nam + Watcha Clan - 27 mai 2006 - Usine - Istres Autant le dire, j'avais une légère appréhension en arrivant à L'Usine ce samedi 27 Mai au soir. Je m'apprêtais en effet à revoir les Birdy Nam Nam pour la 3ème fois en moins d'un an ! A ce niveau-là, .../...
Autant le dire, j’avais une légère appréhension en arrivant à L’Usine ce samedi 27 Mai au soir. Je m’apprêtais en effet à revoir les Birdy Nam Nam pour la 3ème fois en moins d’un an ! A ce niveau-là, ça tiendrait presque du fan-club pour adolescentes pré pubères ! À tel point que je n’avais pas hésité à élire leur dernier date marseillaise au Cabaret « meilleur concert de l’année 2006 » … Pour rappel, on était alors en Février !! Mais bon, j’assume.
Bref, j’étais à la fois excitée et un peu angoissée à l’idée de pouvoir être déçue par leur prestation (ça, c’est typiquement un truc de gonzesse). Arrivée vers 21H15 je n’attends pas 5 minutes avant l’entrée en scène de la 1ère partie : Watcha Clan. Et là je dois encore une fois faire preuve d’honnêteté et vous dire que je n’ai jamais été séduite par leur musique …
Leur nouveau set Diaspora Hi Fi promet un savant mélange de musiques traditionnelles - world et de sonorités électroniques. C’est ce que je constate sur quelques morceaux, plutôt d’influence orientale. Les autres titres restent majoritairement baignés de jungle, dub et de drum n’ bass. Jusque-là rien de bien grave, si ce n’est (à mon humble avis) le manque cruel d’originalité … J’ai personnellement l’impression d’entendre encore et toujours les mêmes lignes de basses et les mêmes sonorités. Sauf qu’à mon goût, d’autres font ça mieux qu’eux (merci Asian Dub Foundation).
Cela dit si la musique de Watcha Clan me laisse malheureusement indifférente, je ne peux que reconnaître l’efficacité du groupe en live. Une pure énergie se dégage de leur show bien rodé, riche de la présence charismatique de chaque membre du groupe et surtout de leur chanteuse Sista Ka. Une belle capacité d’échange avec le public (peu nombreux et très jeune ce soir-là) qui propage rapidement une bonne ambiance dans toute la salle.
Près d’une heure et demi plus tard et après une longue attente due à des problèmes techniques, les BNN attaquent enfin ! Pour faire court et au risque de me répéter, cette formation réunissant 4 des meilleurs DJs turntablists de France (DJ Pone, Little Mike, DJ Need et Crazy B) est vraiment impressionnante par la richesse de ses compositions musicales. Un savant dosage de rythmes et de mélodies flirtant aussi bien avec le hip hop que l’électro, le dub, le jazz ou le rock. Et le tout servi « sans assaisonnement » : ici pas d’ordi posé sur la table (et cachant à moitié le DJ), mais 4 belles platines qui voient s’agiter les doigts de fée de ces experts du scratch. Sans oublier une présence scénique tout en complicité et en humour.
Malheureusement, malgré toute la subjectivité dont je peux faire preuve en tant que fan, j’avoue que le concert de samedi soir à Istres n’est pas à marquer dans les annales de leur tournée. D’abord parce que les problèmes techniques s’accumulent, obligeant Need à interrompre le set et coupant Pone pendant un superbe solo. Pas cool.
Handicapés par la perte d’une partie de leur matos, les 4 DJs décident sympathiquement de réaménager leur set en remplaçant deux morceaux « injouables » par un bon vieux free style !! Là, c’est le drame : à la malchance s’ajoute un bref mais fatal manque d’inventivité et de créativité qui aboutit à un flop ironiquement salué par Little Mike.
Pas de quoi abattre nos hommes qui repartent de plus belle, tout en générosité. Faisant sonner leurs platines comme des instruments (basse batterie notamment) ils enchaînent ainsi les titres phares de l’album avec d’excellents solos (comme celui de «Crazy Bruit» ;-) et finissent en beauté sur une série de free styles sauvages qui survoltent la salle.
Un concert plutôt décevant pour la fan que je suis, mais très bien accueilli par le public et qui prouve une nouvelle fois tout le talent des BNN. Réagir à cette critique