C’est plein de souvenir qui reviennent quand nous commençons à gravir la route des Maures qui nous mènent à Cogolin.
D’abord Moustic Hippik, le festival, un site fantastique, des souvenirs en pagaillent, c’était une période « Atlantide » quant l’été dans le var rimé avec festival, (y avait même un festival à Toulon !!).
Puis La salle Maurin des Maures, le festival de soutien au festival des Collines et au Be’s Art festival ou j’avais effectué la première partie avec Mélaina Kholé.
Oui vraiment Cogolin « pays de la pipe », ne m’a laisser que des bon souvenirs.
Pour ne rien gâcher, ce soir nous allons voir le Watcha Clan, pour un redémarrage de concert de l’association YA Paca Tchatché, et si tout recommencé comme avant et qu’il y est plein de concert dans le Var !?!
Bon ce n’est pas non plus avec la mélancolie qu’il faut arriver, me dis-je, et la première frayeur de la soirée, c’est d’arriver et de dehors à 21h15 d’entendre une voix qui me rappelle celle du Watcha, merde, nous arrivons en retard ?
Non, c’est Mastaya qui commence, la salle est un peu molle, beaucoup de gens sont assis, et attende le Watcha, pourtant pendant que nous même nous prenons l’apéro, Mastaya nous offrent un son et une couleur musicale inattendu de qualité, il est rare que nous « arrêtions » l’apéro pour voir la première partie, et c’est ce que nous avons fait ce soir.
Une formation « classique » basse, batterie, 2 guitares, plus un clavier, une flûtiste, une violoniste, et une chanteuse. Et quelle voix !!!
Déjà de dehors je croyais entendre la chanteuse du Watcha, mais devant c’est d’un panel beaucoup plus large quelle nous fait profiter, des accents « Bjorkien », des envolés du grave à l’aigu, une voix tantôt chaude et suave puis ensuite dérangeante et inquisitrice, la chanteuse se fait plaisir sur scène et cela se voit et s’entend.
Il n’y a pas quelle d’ailleurs, Mastaya, au fil de leur set, font monter la pression, et « oh magie », il y a même du monde qui finalement ce lève pour danser et dodeliner sur cette fusion reggae Trip hop. Pour une comparaison j’ai trouvé que Mastaya était une sorte de Massive Attack mais en moins électro, plus live.
C’est certainement un groupe qui fera bientôt la tête d’affiche, du moins je l’espère pour eux car il ont eu le mérite de me faire courir entre les différend stands et organisateurs pour trouver leur cd, à titre d’exemple il m’ont fait la même impression que les groupes suivant que j’avais vus en première partie à l’époque ou il n’était pas connu : M’Source, High Tone, Le peuple de l’Herbe…
Inch Allah ont entendra parler de Mastaya…
Quant au Watcha Clan, certainement déçu par le peu de monde (200 personnes quant les organisateurs prévoyaient 500) ils ont laisser leur a priori au vestiaire et nous ont gratifié d’un concert de feu, quelque nouveau morceaux (je me trompe peut être ?), les inévitables Larshuma ou Nomades A.K.A, une fois de plus, malgré les douleurs que les journées de vendanges ont laisser dans mon corps, je me surprend à sauter de partout, à danser, à chanter avec les « Asian Dub » français.
Et ce soir, le terme est presque réducteur, quant à ce qu’a montrer Watcha, j’attend avec impatience un nouvel album, qui les propulserait à une place un peut plus connu de la scène « underground » car il le mérite certainement, ne comptant pas et donnant toujours généreusement.
Finalement c’est avec le même sourire qu’au début que nous reprenons la route du Cabanon, contant d’avoir vus deux groupes de qualités pour 10 €, quant cet été il passeront sûrement dans les « grands » festochs à 30 €, encore un grand bravo et merci à l’assos Ya PACA Tchatché.