Concert And Co Nancy Jazz Pulsations Nancy Jazz Pulsations
Vos critiques de concert Vos critiques de CD Interviews d'artistes Nancy Jazz Pulsations Les salles de concert Les sites web des artistes Contacts Concert And Co
Rechercher un concert dans une ville Rechercher un concert par artiste Rechercher un concert par style musical Rechercher un concert dans votre région Rechercher un festival Rechercher un concert
Créez votre compte / Connectez-vous
 
 

Les Wriggles + Cap'tain Carnasse

Le Moulin à Marseille   27 mars 2008

    Bon concert

Réagir à cette critique


    Mais en voilà une soirée sympa dans ce cher Moulin ! Si à la base je retrouvais cette salle que j'adore, c'était par curiosité, et avec le souvenir d'une première partie de Raoul Petite y a quelques années, de ces Wriggles, qui maintenant remplissent trés correctement ledit Moulin en headliners. Une population en majorité bien jeune, avec par ci par là quelques metalleux, quelques parents accompagnateurs ou non, mais surtout une bonne ambiance relax.


    La LiveinMarseille team m'avait dit (ordonné !) de ne pas être à la bourre pour la première partie locale, Cap'tain Carnasse, un des projets de l'hyperactif Dominique Viger (HomoSuperior, Bawon Samedi, Cockring...). D'ailleurs j'avais pas fait le rapprochement immédiatement, mais Homo Superior est un combo dont me parle une très bonne amie (coucou Elena) depuis des années !


    Et la bougresse était encore en deçà de la réalité quand elle me disait que l'instigateur de tout ça était un malade mental ! Inutile de cacher qu'à la base, un mec avec une contrebasse, et un gars déguisé en momie à la caisse claire/percus et je sais pas quoi, pour des chansonnettes en français, c'est pas ma came du tout. Quand j'ai vu arriver Dominique, soutenant une momie apathique sur les planches, tenter de mettre cette dernière bien assise derrière une caisse claire et une cymbale, je me suis demandé la raison du délire... en souriant déjà sans m'en apercevoir.


    Et pourtant, pendant une courte demi heure, mon sourire s'est accentué, jusqu'à rigoler ouvertement et franchement apprécier le show. Car s'ils ne sont que deux, sans autres artifices qu'un costume mi Louis XVI (jolie la colerette immense !) mi tablier taché de sang, et un mec entièrement serti de bandelettes, c'est véritablement de show qu'il s'agit. De par la gouaille terrible du sieur Viger d'abord. Entre les titres il ne parlera qu'un anglais à l'accent français impeccable, bien trainant.


    Ses textes sont souvent délicieusement délirants, poussant sans soucis dans le graveleux ("Au soleil", la chanson où il parle de sentir le cul de son petit frère, etc...). Et plus que tout, sa capacité à alterner les voix hystériques, les voix graves et profondes, les hurlements soudains, le débit rapide, un peu de beat box, différents accents, bref une multitude de voix et intonations en une seule gorge, est hallucinante. On sent le mec dérangé à fond dans son trip, et qu'il est à l'aise sur la scène plus que partout ailleurs. Du moins c'est comme ca que je l'ai ressenti.


    Et le public ne s'y trompe pas, ça se marre à tout va. Car en dehors des chansons en elles même, y a le comic show de la momie. Et ça, dediou, c'était à pleurer de rire souvent ! Entre chaque titre Viger nous parlait d'elle, la taquinait, lui mettait entre les mains les instruments ou ustensiles nécessaires au morceau suivant, la relevait, jusqu'à l'a cappella final bras dessus bras dessous qui a gondolé tout le Moulin !


    Fallait entendre les gémissements pitoyables de la Mummy, en rythme ou en décalé, l'accompagnement au sifflet de jour de l'an, le tititi qu'elle nous faisait d'un ton geignard sur le refrain d'une chanson... Que du bonheur visuel ! Faut vraiment aller voir ça pour comprendre l'ampleur du ressort comique, doublé de textes fendards et d'une interprétation unique.
    Une bien belle surprise !


    Pendant les trente minute de pause, je cherche en vain à voir ou comprendre les travaux qui ont justifié la fermeture du Moulin pendant quelques temps, et ma foi, à part une petite odeur de peinture, rien n'a changé en apparence, du hall à la salle en passant par les chiottes !


    Puis ce sont les Wriggles qui déboulent, à trois cette fois. Il me semblait bien qu'ils étaient plus la première fois où je les avais vu, et en effet, après confirmation par Francois, ils étaient bien cinq.


    Mais cela ne change rien à l'énergie et au plaisir dégagé pendant une bonne heure et demie par ce trio de chanteurs-acteurs toujours habillés de rouge orangé, avec pour seul accompagnement une gratte sèche de l'un (surtout) ou l'autre (plus rarement) des membres.
    Mine de rien, proposer un tel spectacle vocal, accompagné de mini scketchs, c'est loin d'être simple. On se rend compte de tout le boulot qu'il doit y avoir derrière pour être autant en place, niveau vocal surtout (magnifique a cappela aux différentes tonalités sur le titre traitant d'une montgolfière par exemple - désolé je ne connais guère de noms-), tout en combinant avec les chorégraphies et mises en places scéniques, ainsi que les efforts physiques des multiples sauts, sprints, déplacements,etc... sans jamais perdre le souffle et la justesse.


    Les textes sont tour à tour poilants avec de bonnes chutes ("Geraldine", Pourquoi ?"), "politisés", "culturisés", tendres ("Tant pis tant mieux"), originaux... Les supporters racistes du PSG en prennent pour leur grade dans un morceau chanté avec echarpe sur le nez et la bouche, salut nazi et violence suggérée ("PSG"), les CRS aussi ("CRS"), les majors de même...


    C'est dit avec ironie et jolies tournures, j'apprécie leur phrasé et la manière de dénoncer certaines choses, ou simplement décrire d'autres choses.


    Ajouter à cela du visuel simple (le décor ne doit pas etre le budget le plus important avec trois panneaux drapés de noir et un banc), mais un comique de scène très efficace (le running gag du "pif" rouge, le sujet récurrent de l'économie incomprise, la coté langue de pute entre les zicos, etc... donnant lieu à maintes rigolades dans le public), et ca suffit amplement à divertir et donner du plaisir aux fans présents, tout acquis à la causse wrigglienne dés la première note, avec forces ovations et nombreux rappels.


    Chacun dans leur domaine (l'un qui joue le benêt bourrin, l'autre le plus cultivé, etc...), ces gars sont convaincants, mais n'oublient jamais leur mots, ni leur justesse vocale, qui se sublime lors de nombreux passages chantés ensemble sur divers tons.
    De l'excellent comique troupier avec quelques accords sur gratte sèche (très bon soit dit en passant, le guitariste principal) qui entrainent le public dans le monde frais et fun des Wriggles !


    Une soirée bien sympa vous disais-je, d'où on ressort sans avoir vu passer le temps, avec les zygomatiques douloureuses, et une pêche juvénile !

    Plus de photos par Pirlouiiiit en cliquant ici

    Vonus vidéo :

    et une petite des Wriggles : ici


    Vignette gandalf
    Signature : gandalf
    le 28/03/2008
>> Réponse (le 01/04/2008 par severine)
C'est à la critique que je veux réagir. Rendre à César ce qui est à Caligula. Bon, les textes sont de NADIA DRICI.

Les Wriggles : toutes les critiques de concert Les Wriggles actuellement en concert
Cap'Tain Carnasse & sa momie : toutes les critiques de concert

 critique précédente  retour à la liste    Réagir à cette critique      critique suivante 

   Recherche         Exprimez-vous !

Accueil Plan du site Billetterie concert Actualité concert Annoncer un concert
Partenaires : Musique Gratuite | AOL Musique | Hotzic | RamDam | Rap Français | Info-groupe | Cinéma, Soirées, Spectacles et Loisirs à Paris