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YANN TIERSEN
 Multi-instrumentiste improbable et talentueux, un sens certain de la melodies. Il crée des ambiances cinématographiques. Difficile, en fait, de classer sa musique enrichie de différents instruments et influences : banjo, accordéon, violon, piano, harmonica, toy-piano, clavecin, contrebasse, guitare électrique. Il n'hésite pas à faire des expériences musicales inattendues, des compositions entre classique et expérimentales.
Yann Tiersen : vos critiques de concert
Yann Tiersen : vos critiques de CD |
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|  | Me 03 décembre 2008 | | Yann Tiersen, Budam, Orka en concert  
 Les Transmusicales de Rennes
 Aire Libre - Rennes, St Jacques (35) - 20h30 | + d'info & billetterie |  |
 | Je 04 décembre 2008 | | Yann Tiersen, Budam, Orka en concert  
 Les Transmusicales de Rennes
 Aire Libre - Rennes, St Jacques (35) - 20h30 | + d'info & billetterie |  |
 | Ve 05 décembre 2008 | | Yann Tiersen, Budam, Orka en concert  
 Les Transmusicales de Rennes
 Aire Libre - Rennes, St Jacques (35) - 20h30 | + d'info & billetterie |  |
 | Sa 06 décembre 2008 | | Yann Tiersen, Budam, Orka en concert  
 Les Transmusicales de Rennes
 Aire Libre - Rennes, St Jacques (35) - 20h30 | + d'info & billetterie |  |
 | Je 29 janvier 2009 |  | Yann Tiersen Et Miossec en concert
 Passerelle - St Brieuc (22) - 20h30 | + d'info & billetterie |  |
 | Me 04 février 2009 |  | Miossec Et Tiersen en concert
 Théâtre de Villefranche (69) - 20h30 | + d'info & billetterie |  |
 | Je 05 février 2009 |  | Yann Tiersen - Miossec en concert  
 MC2 Auditorium - Grenoble (38) | + d'info & billetterie |  |
 | Ve 06 février 2009 |  | Yann Tiersen & MiosMiossecconcert  
 Coopérative de Mai - Clermont Fd (63) - 20h30 | + d'info & billetterie |  |
 | Yann Tiersen : fin des dates de concert |
|  | Yann Tiersen - 13 octobre 2006 - Theatre Lino Ventura - Nice  Partons des points suivants :
- Yann Tiersen est un multi-instrumentaliste et un prodige musical
- tout le monde comprend qu'il en a marre de jouer du Amélie Poulain et d'être référencé comme LE .../...
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Partons des points suivants :
- Yann Tiersen est un multi-instrumentaliste et un prodige musical
- tout le monde comprend qu'il en a marre de jouer du Amélie Poulain et d'être référencé comme LE typequisestfaitremarquergracealaBOdAméliePoulain
- la majorité des gens savent qu'il a entamé une tournée un peu spéciale, tournée vers le rock, oui pourquoi pas. Volontiers même, ça nous changera d'Amélie Poulain. Let's see.
- il a sûrement été influencé par le rock dans une vie antérieure et veut le prouver ou se faire plaisir à en jouer
Mais :
- il a effectivement fait des adaptations rock du dernier album majoritairement mais aussi des plus anciens, mais plutôt punk, pas vraiment mélodiques.
- il n'a pas du tout une voix de chanteur de rock, je pense que tout le monde sera d'accord avec moi
- il n'a pas touché un piano, un xylophone, une guitare accoustique, 1 fois son accordéon, 1 fois son mini piano ,2/3 fois son violon, tout le reste était guitare avec disto.
A vous de juger...
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|  | Dominique A, Yann Tiersen - 25 juillet 2006 - Voix du Gaou - Six Fours  on imagine sans peine quel pied ça doit être pour un artiste de se produire dans la magnificence qu'offre le cadre de la presqu'île du Gaou - et plus encore la scène B plus intime que la grosse A, .../...
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on imagine sans peine quel pied ça doit être pour un artiste de se produire dans la magnificence qu’offre le cadre de la presqu’île du Gaou - et plus encore la scène B plus intime que la grosse A, plus boisée aussi - pour le prendre nous-mêmes en tant que spectateurs.
Attention ce soir là, le fameux adage « les absents ont tjs tort » s’est une fois de plus vérifié.
Pensez-vous, Dominique Ané dit Dominique A sur scène ( même en « 1ère partie » ) suivi de l’homme orchestre, Yann Tiersen, c’est par avance à ne surtout pas manquer. Les bougres le prouveront de la plus éclatante des manières. Même si la palme revient, de loin, à mon sens, à Dominique A.

C’est tout de noir vêtu que celui-ci entre sur scène. « les gothiques arrivent » lâchera-t-il avec un sens certain de l’auto dérision sachant en outre qu’il a déjà été attaqué à ce sujet là : la pleureuse n’est-elle pas en réponse une chanson qui revendique la tristesse, la mélancolie, le spleen de ses chansons.
Sur les stridulations de cigales – « on les aura ! » s’amuse-t-il à répéter se sentant concurrencer par ces insectes si chers aussi à nos cœurs - Dominique A et ses comparses( batteur, guitare, basse et cuivre parfois ) vont se livrer à une fabuleuse prestation scénique…
Non seulement, notre défenestré de la toiture comme aurait dit Pierre Dac préféré possède le sens des mots, offrant à ses chansons une livrée poétique d’éternité, non seulement il a étalé au grand jour, depuis qu’il a décidé de prendre un tournant par rapport à ses 1ères années de musique dite minimaliste ( il en était d’ailleurs à l’époque le chef de file ) qu’il était un vrai compositeur aux musiques originales, habitées et variées ( comparez la fossette son 1er opus datant de 14 ans en arrière et l’horizon le dernier en date et rendez vous compte du chemin parcouru- autant de remise en question qui l’auront fait avancer, progresser, se transformer ) mais c’est qui plus un interprète impressionnant de charisme et de présence sur scène. Difficile quand on réalise l’étendue de ses talents de ne pas croire au jansénisme.

Non y a pas à chier cet artiste à la fois précieux, exigeant ( car exact ) et accessible ( la poésie ne se confond pas avec l’alambiqué ), ténu et tendu, sobre et altier, ne manque d’aucune corde à son arc. Pendant une heure, à peu près, ses anciens chefs d’œuvre ( antonia, le courage des oiseaux, je t’ai toujours aimé etc.) alterneront avec les perles que sont « rouvrir », « par l’ouest » pour ne citer qu’elles, ne craignant pas de les habiller musicalement différemment pour leur passage sur scène. Plus rock bien sûr. Aaaah l’horizon - pour ne focaliser que sur elle - quel bijou, quel chef d’œuvre cette chanson tout en alexandrins que n’aurait pas renier Jack London ( je le sais c’est un vieux pote à moi depuis 20 ans ) tant l’onirisme et la voyage l’habitent. Certes sur scène nous n’auront pas droit aux bruitages et aux envolées mélancoliques de la version studio mais il lui conserver à l’essentiel : l’émotion, le rêve, la liberté ( voire ses contraintes ).

Il est maintenant complètement en nage, ses fringues noires lui collent à la peau, il transpire tellement mes aïeux ( faut dire que quand il se laisse transporté par sa musique il « danse » comme un épileptique :-) que ses vêtements miroitent et de ma place, on jurerait presque qu’il est tout de cuir vêtu…
La beauté c’est, je crois, tout ce qui est agréable à entendre, voir comprendre, en soi même, indépendamment de qqle utilité que ce soit. Le beau se reconnaît d’abord au plaisir qu’il suscite : alors croyez-moi, quel plaisir, ce soir là, d’écouter et de voir le talent en pleine action, se déchaîner et se livrer sans honte ni forfanterie. Quel plaisir d’entendre jouer sur scène des chansons avec des textes si dépouillés, si bien ciselés aux mots plus justes que beaux.
A ceux qui d’entre vous penseraient que je suis fan, détrompez-vous, je suis admiratif et reconnaissant.
Sa voix a beau ne pas être celle d’un stentor, elle nous fait passer par toute une gamme de sentiments et d’émotions, elle est tout en dedans, rentrée, elle est belle, exactement ce qu’il faut pour ses textes au lyrisme à bride tenue et pour ses compos. Tout est complémentaire, le parfait équilibre…
Vous savez on va encore me reprocher de partir dans mes délires mais quand on écoute pareil artiste, on se rend compte avec la plus de netteté possible de ce qui caractérise l’art. Même l’art dit mineur. Une ouvre d’art est qqchose d’irremplaçable tout comme l’individu qui l’a crée, c’est à quoi se reconnaît une ouvre d’art. Il s’agit d’exprimer l’irremplaçable de nos vies, et d’autant plus qu’elle sont ordinaires. Que la beauté soit au rendez-vous est le miracle de l’art. Ce soir et depuis longtemps, Dominique A l’a fait sien.
C’était pour la parenthèse.
quoi qu’il en soit sa musique aura ravi nos oreilles, fait frissonner nos sens et battre nos cœurs pendant à peut près 1 heure…1 heure, c’est vachement trop court…j’en veux encore…
passer après un tel talent tient de la gageure. Même si on s’appelle . Allez je vais pas vous faire le gros suspens, il a eu beau trouvé le public un ch’tit peu mollasson au début, il a beau délivrer un concert moins abouti à mon sens qu’au moulin en fin d’année 2005, c’est pas un blaireau non plus le breton, poète des sons et dompteur de sonorités, et il a quand même bien assuré.
Mais juste avant de coucher quelques lignes sur le set de tiersen et les siens, je souhaiterai saluer les prestations de celles et ceux d el’école nationale du cirque qui avaient été invités par le festival à nous distraire durant le temps mort que constitue la préparation du matos d’un artiste à l’autre.
De superbes numéros qui changent des numéros de voltiges ou jonglages habituels. Ce soir ça, tenait plus de Spiderman, Buster Keaton ou Matrix que du trapéziste avec sa surannée tenue moule burnes, si vous voulez bien me passer l’_expression arrière précieuse. Nous les avions déjà aperçu lors de la rouvrir où une nana de l’école s’était livrée à un numéro de danse mais en remplaçant la barre d’exercice de danse par une corde suspendue verticalement. Plus tard lors du concert de Tiersen, un gus viendra transformant ses yo-yo en tentacules du Dr Octopus.
Tiersen , parlons–en justement.

Si vous n’avez jamais vu Tiersen sur scène ( sans dec’ ?!? ), je peux vous dire qu’on a l’impression d’assister à un défilé de haute couture à Milan ( ou d’ailleurs ) : c’est une valse d’instruments qui passent, s’en vont, reviennent. Un vrai défilé de guitares notamment, de toutes sortes, de toutes les couleurs, de toutes formes, des anorexiques, des bien en chair, des chromées, des blacks etc.

Bien sûr il reste quand même sa marque de fabrique : violon, mélodicas, toy-piano mais ce soir ce sera plus un podium pour les guitares que l’habituelle valse de violon, guitares, clavecin, scies musicales, vibraphone, violoncelle, mélodica, accordéon, marimba.
Mais pour l’heure, fini l’équilibre savoureux entre rêves symphoniques et guinguette populaire, Tiersen a décidé de corser ses performances sur scène en leur donnant un corps bp plus rock ( je ne sais pas si l’album les retrouvailles est ainsi )– ce qui m’avait tant emballé au Moulin. Ce soir rebelote ( et c’est pas plus mal quand on veut se renouveler ) même si les morceaux interprétés passent par différentes strates. Autant agressif que par souvent torturés, parfois atmosphériques et pénétrants.
Sa musique reste un mystère : ample, majestueuse, poétique, romantique, sublime, puissante avec des réminiscences musicales totalement absorbées.
On aura quand même droit ( et je fais partie de ceux qui pensent que c’est tant mieux ) à LA améliepoulinade mais sans l’accordéon guinguette et les violons passéistes habituellement associés à cette valse musette. Non ce soir je le redis et le génial touche-à-tout et multi-instrumentiste hallucinant qui tire des sons de tout ce qui lui passe à portée de main, persiste et signe, c’est rock’n’roll baby…et franchement c’est très convaincant.
Autre nouveauté, l’arrivée du chant sur ses morceaux. Sauf que vrai
bémol ( c’est pas plus mal car à force de lire mes chroniques vous vous risqueriez à croire que je suis un impénitent thuriféraire illuminé) ça le fait pas un brin je trouve quand notre ami se frotte au chant…ouais pas un brin. Autant la voix de Dominique A est rentré, intimiste, pleine de douceur ( enfin il a une voix quoi ! ) autant Tiersen devrait éviter de chanter. C’est bien de s’essayer à d’autres choses, d’expérimenter de nouveaux champ d’investigation, d’éprouver ses limites mais c’est plus noble encore de reconnaître lesdites limites. Même son guitariste ( dont perdu je ne me souviens plus du prénom ) chante mieux que lui ( lors de la reprise d’un morceau de The Ex ).Je trouve que son chant est carrément dommageable pour les chansons.
Heureusement il invite Dominique pour un morceau.

Cela étant, au final, autant les musiciens que le public était ravi.
Pour ma part, parmi ses nouveaux titres, qqles chansons à mettre en exergue : la jetée ( à ne pas confondre avec la veillée bien trop ressemblant pour ne pas dire copie conforme de morceaux présents dans l’album Le phare, le jour de l’ouverture pour laquelle Dominique A a fait un retour sur scène, pluie d’hiver (ou un titre dans le genre il me semble) aux paroles assez sibyllines mais condamnant si j’ai bien compris notre monde ultra-libéral ( Benoît 16 et Tiersen même combat ? ).

Photos Céline
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|  | Yann Tiersen et ses invités + Calexico + Iron and Wine (Le Printemps de Bourges 2006) - 26 avril 2006 - Le Palais d'Auron, Bourges 
C'est à Iron and Wine, Calexico, Yann Tiersen et ses invités que reviennent l'honneur de donner le premier concert du Printemps de Bourges trentième du nom. Le Palais d'Auron est quasi complet .../...
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C’est à Iron and Wine, Calexico, Yann Tiersen et ses invités que reviennent l’honneur de donner le premier concert du Printemps de Bourges trentième du nom. Le Palais d’Auron est quasi complet pour l’occasion, dommage que cette salle soit d’assez mauvaise qualité (le son y est souvent médiocre). Cela ne nous empêche pas d’être ravis de commencer une nouvelle semaine de concerts en territoire berruyer...

Iron and Wine :
Ce sont les excellents pensionnaires du mythique label Sub Pop, Iron And Wine, qui débutent la soirée dans un style folk, montant peu à peu en puissance vers un rock atmosphérique sur la fin du set. Le chanteur/guitariste/leader de ce groupe ne courant pas après le succès de manière effrénée est un taciturne barbu aussi économe de ses mots sur scène que prolixe quand il s’agit d’écrire des morceaux originaux, rustiques et tortueux… Sa présence massive et néanmoins discrète vaut surtout pas sa voix aussi émouvante qu’insaisissable ; notre homme peut tout aussi bien marmonner dans sa barbe, à la Bonnie Prince Billy, que chanter plus clairement. Tout dépend du contexte. Les compositions d’Iron and Wine sont en effet très différentes les unes des autres, elles peuvent être très calmes et très simples, ou renfermer une violence sourde qui éclate en fin de morceau. Ce n’est pas une musique facile, accessible immédiatement, il faut un peu de concentration pour l'appréhender correctement. Mais, après, le bonheur n’est jamais très loin. Surtout quand Joey Burns vient en ami (Calexico et Iron and Wine ont sorti récemment un joli disque commun) jouer de la guitare électrique et pousser la chansonnette. Puis les membres de Calexico rejoignent ceux d’Iron and Wine sur scène pour former un grand orchestre de folk pop rock, le temps de quelques morceaux réussis, dont un superbe éssai avec un tonitruant chanteur mexicain. Qui exécutera d’ailleurs un morceau en solo (avec guitare, harmonica et voix) aussi surprenant que bienvenu.

Calexico :
Joey Burns, John Convertino et leurs excellents musiciens finissent par se retrouver seuls sur scène pour présenter leur controversé nouveau disque, Garden ruin, que les fans de la première heure jugent trop propre, trop commercial. Des écoutes répétées et attentives permettent pourtant de constater qu’il s’agit d’un très bon disque, le concert à Bourges le prouvant encore un peu plus, s’il était besoin… Si les morceaux plus anciens (Crytal frontier, The black light etc.), qui ont fait le succès de la Tucson Touch, ont réjouit l’assistance vers la fin du spectacle, la belle série de nouvelles commpositions n’a pas eu à souffrir de la comparaison, dans l’ensemble. Car si sur ces titres, Joey Burns change un peu de registre vocal, utilise plus la distorsion sur sa guitare (comme sur le virulent Letter to Bowie Knife) et si John Convertino tape plus fort sur sa batterie, il reste des morceaux bien écrits, interprétés par des musiciens ayant une indéfectible classe. Le contrebassiste, les trompettistes et le guitariste en slide et pedal steel guitar méritent une citation particulière, pour leur apport dans l’édification de la cathédrale sonore folk rock américano mexicaine. Calexico change en restant le même… c'est-à-dire un groupe marquant sur scène et sur disque.

Yann Tiersen et ses invités :
Malgré un son trop agressif et quelques morceaux ne supportant pas le parti pris « rock bruitsite » de la tournée, Yann Tiersen, son groupe et ses invités ont délivré une prestation de nature à rassurer, après le ratage du concert à la Coopérative de Mai. Désormais rodée, la troupe sait se faire extrêmement bruyante et superbement discrète suivant la tonalité du morceau. Le chant est souvent exécuté en duo avec certains des nombreux invités (le très en forme Dominique A, pour trois titres superbes, le prometteur David Delabrosse, la jeune chanteuse Katel etc), ce qui évite à Tiersen de pousser sa voix dans ses derniers retranchements, lui permet de se concentrer sur ses multiples instruments (guitare, violon, accordéon, mini piano... ) et engendre des instants qui fôlent le magique pour le public.

Autre invité, quasi permanent lors de ce concert, quant à lui, Grégoire Simon des Têtes Raides apporte sa touche personnelle à l’aide de son saxophone baryton et de ses flûtes. Il s’intègre parfaitement au sein du groupe formé pour effectuer la tournée Les retrouvailles : le guitariste Marc Sens (le roi du solo de perceuse, de tournevis et de ballon), le batteur Ludovic Morillon, le bassiste Stéphane Bouvier (très sobres tous les deux) et l’excellente Christine Ott aux ondes Martenot. L’alternance de morceaux furieux où le groupe au complet créé un magma sonore prenant et de passages intimistes où Tiersen est seul permet d’éviter à la prestation scénique d’avoir un côté monocorde. Les interventions aériennes de Dominique A provoquant, elles, un décollage du public vers une autre dimension. Peu après, Diam’s se charge de faire retomber tout le monde les pieds sur Terre, avec un joli et corrosif pamphlet contre une certaine France, celle des nauséabonds Le Pen, Sarkozy, Chirac. Si l’on peut regretter l’absence de Liz Frazer (pourtant annoncée) et celle du génial Stuart Staples, ce concert d’ouverture du Printemps de Bourges 2006 a comporté un quota de réussites très satisfaisant…

A lire également sur les Printemps de Bourges 2006 et 2005 : les chroniques des concerts de The Lost Communists, The Elderberries, The Dresden Dolls + Queen Adreena + 54 Nude Honeys, Art Brut + Buzzcocks + The Spinto Band, The Flaming Lips + Emilie Simon + CocoRosie + Architecture In Helsinki, Dionysos + dEUS + Artic Monkeys + Katerine + Hushpuppies, The Kills, Tokyo Overtones, Soldout, The Craftmen Club, The BellRays + Nashville Pussy + The Ex, The National + Herman Düne, Interpol + Bloc Party + Gomm, Low + Ray Lamontagne, Nancy Sinatra + Alexandra Roos et Marianne Faithfull + Françoiz Breut...
Sites Internet : www.yanntiersen.com, www.myspace.com/yanntiersen, www.myspace.com/yannbandtour, www.casadecalexico.com, www.ironandwine.com, www.printemps-bourges.com.
Photo Steward Ravel (Yann Tiersen) et François Mellet (Calexico et Iron And Wine) Réagir à cette critique |
|  | Yann Tiersen + David Delabrosse - 25 mars 2006 - Moulin - Marseille  Avant d'accueillir Yann Tiersen on a eu droit à une première partie très sympa qui en plus a eu le mérite de commencer à l'heure. David Delabrosse est d'abord venu seul avec sa guitare un peu penaud .../...
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Avant d’accueillir Yann Tiersen on a eu droit à une première partie très sympa qui en plus a eu le mérite de commencer à l’heure. David Delabrosse est d’abord venu seul avec sa guitare un peu penaud nous jouer des chansons à textes bien écrites et souvent rigolotes. Je l’ai trouvé très concentré sur son jeu, un peu maladroit parfois... Il nous a joué au début une chanson ironique sur la condition d’artiste pas assez reconnu comme un métier à part entière (qui permet pour certains de bouffer à la fin du mois !). J’ai bien aimé son duo avec Jane Birkin (qu’il a imité). Avec sa pédale de sample il a pu jouer parfois virtuellement avec plusieurs musiciens. La pianiste et le guitariste de Yann Tiersen sont quand même venus l’accompagner chacun sur une de ses chansons. A la fin on a eu droit à un dernier morceau en duo avec Yann Tiersen qui avait l’air ravi de chanter avec lui. Bref une bonne surprise…
Apres un bref intermède (rare pour le signaler) arrive Yann Tiersen tout d’abord seul à l’accordéon puis très vite rejoint par ses musiciens : un bassiste très expressif, une fille au piano, un batteur et un guitariste. J’ai trouvé le tout très rock surtout par rapport aux deux dernières fois ou je l’avais vu sur scène à Marseille (à l’Espace Julien ou aux Docks). Exhortant le public à faire du bruit dehors (en pleine campagne anti-CPE), Yann Tiersen avait vraisemblablement plus envie de faire crier sa guitare dans des morceaux très rock que de nous jouer une belle ballade au piano mélancolique dont il a le secret (au risque de décevoir certains de ses fans…) On peut dire que Yann Tiersen ne tombe pas dans la facilité et essaye constamment tout au long du concert de se mettre en danger. Même la chanson d’Amélie Poulain qui commence classiquement se transforme en un morceau très rock qui monte en intensité. On sent un univers assez torturé dans ce concert. J’ai bien aimé le morceau avec l’horloge parlante en fond (contacté en direct par téléphone) ou encore le morceau ou le guitariste se sert d’une perceuse pour créer de nouveaux sons. Yann Tiersen nous a joué beaucoup de titres de son dernier album (excellent album qu’il faut écouter plusieurs fois pour en apprécier toutes les facettes) mais aussi un nouveau morceau la rade qui rappelle son lien étroit avec la mer. Un bon cru…
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|  | Yann Tiersen - 26 novembre 2005 - Salle polyvalente de Montfavet - Avignon  Ceux qui étaient venu pour écouter "la musique d'Amélie Poulain" ont dû être déçu. Ceux qui étaient venu pour voir un virtuose de la musique ont dû rester sur le c... Force est de constater que ce .../...
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Ceux qui étaient venu pour écouter "la musique d'Amélie Poulain" ont dû être déçu. Ceux qui étaient venu pour voir un virtuose de la musique ont dû rester sur le c... Force est de constater que ce type est un musicien hors pair et que le virage rock pris pour cette tournée n'entâche en rien son talent. En fait, c'était carrément une claque de voir un son aussi puissant et mélodieux sortir des instruments du groupe (ils étaient 5 sur scène). Pas étonnant de retrouver le bassiste de Noir Dez aux côté du breton...
En bref, tout amateur de rock se doit d'assister à une de ses représentation, tout y est : calme, rage, innovation, mélancolie, joie... Démentiel ! Réagir à cette critique |
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