Joliment domptées à grands coups de synthés planants et d'arrangements stellaires par le producteur à la mode - le TV On The Radio Dave Sitek -, les furies new yorkaises de Yeah Yeah Yeahs s'invitent sur le dance floor spatial avec leur disco/punk/rock/psyché hédoniste en diable, .../...

Joliment domptées à grands coups de synthés planants et d’arrangements stellaires par le producteur à la mode - le
TV On The Radio Dave Sitek -, les furies new yorkaises de
Yeah Yeah Yeahs s’invitent sur le dance floor spatial avec leur disco/punk/rock/psyché hédoniste en diable, joliment décérébrant, très sensuel et sacrément agité. La panthère
Karen O et ses deux hommes/musiciens de mains continuent à draguer les charts, tout en essayant d’y injecter une bonne dose de rock ‘n roll arty, de passages expérimentalo pop et de cris orgasmiques. Les guitares cinglantes et furibardes manqueront un peu à certains (sauf sur l’exaspéré
Dull Life), mais seulement l’espace de quelques écoutes, car, après, les morceaux de pop/rock synthétique à la
Blondie 2009 (
Zero,
Head will roll,
Soft Shock,
Dragon Queen and co) feront l’effet addictif d’une drogue de très bonne qualité. On s’avoue en effet carrément accro aux excitants feulements de
Karen O se tortillant outrageusement sur le lit défait par
Nick Zinner,
Brian Chase et
Dave Sitek… GRRRRR ! Si l’on admet une bonne fois pour toutes que le véritable baromètre de la qualité d’une musique rock ‘n roll est son côté bandant ou pas, on remettra sans débat le Hot d’Or aux
Yeah Yeah Yeahs avec leurs chansons foutrement érectiles, qui interpellent toujours la zone des fantasmes du cerveau et par là même… la braguette. Sur l'album
It’s Blitz, on remarquera quelques saillies guitaristiques ici et là (ahhh !), mais l'essentiel du "boulot" de mise en valeur du bel organe de Karen O est accompli par les synthés. Pas de panique : les titres invitent toujours majoritairement au va et vient incessant, même si l’on note également la présence au générique de quelques slows langoureux, aériens et humides (
Runaway,
Hysteric,
Little Shadow… ). Qui permettront de mettre le disque en fond sonore pendant une petite séance de sexe olé olé. Entre le mythique combo de la sexy
Debbie Harry, un Blitzkrieg bop synthétiquement ramoniaque et des passages stratosphériques évoquant une rencontre
TV On The Radio/girls band(e) produits
Phil Spector, le nouvel album des
Yeah Yeah Yeahs ouvre le champ des possibles : on peut faire tout un tas de choses en l’écoutant, des choses allant du plus cérébral au plus physique...
« L’amour physique est sans issue » avait dit en son temps le grand
Serge Gainsbourg, c’est certes tout ce qu’il y a de plus vérifié (malheureusement, hein ! quoique… ), mais ce disque donne envie de faire comme si de rien n’était, même pas vrai ! Pour les beaux yeux de
Karen O.
A lire également, des chroniques de concerts des
Yeah Yeah Yeahs au
Bataclan, à Paris, le 30 avril 2009 et au
festival Rock en Seine 2009.
Sites Internet :
www.yeahyeahyeahs.com,
www.myspace.com/yeahyeahyeahs.
Avril 2009 (Universal)