Dernier concert de cette Fiesta des Suds, dans une salle encore une fois archi comble, celui de la star africaine Youssou n' Dour. J'avais un peu peur en lisant dans un journal gratuitement diffusé dans le métro (ah c'est con j'ai oublié le nom) que ce chanteur vénérable a laissé entrer dans ses studios l'insupportable Obispette qui pue qui pète mais heureusement en deux heures de show, aucune trace de cette collaboration plus que douteuse.
Deuxième satisfaction, celle de voir des Noirs dans la salle, ça peut paraitre évident mais s'il est un truc que j'ai déploré à de nombreuses reprises (Femi Kuti, Saian Supa Crew, Mamani Keita...) c'est l'absence de public de couleur à des concerts qui leur sont en principe destinés. Là je suis content, de belles blacks dansent autour de moi, et l'ambiance est digne d'une grande fête Senegalaise, la chaleur étouffante des Docks également.
Même si on ne capte rien au Wolof, impossible de ne pas apprécier la belle musique de ce grand artiste habillé en rouge et blanc, entouré de très bons musiciens qu'il a l'humilité de présenter comme des stars alors que c'est quand même son charisme et son talent qui assurent le succès du concert.
Que ça soit des morceux calmes ou dansants (limite zouk des fois) l'alchimie avec le public est parfaite, malgré la surpopulation des lieux (je pense que y en a pas mal qui ont du rester dans l'arrière salle devant l'écran géant les pauvres) et la temperature avoisant les 40°.
Au rappel il jouera ses deux plus gros tubes "7 seconds" son duo crossover avec Neneh Cherry (ici remplacée par la plus mignone des 4 choristes) et "Birima" précédé d'une longue intro à la guitare. On ne pouvait avoir moment plus chaleureux pour finir cette fiesta crevante mais assez reussie dans l'ensemble.