J’avais bien évidemment entendu parler du projet
Sampaca porté par l’association d’
Armando Coxe,
Cocotte Musique. L’idée de créer une plate-forme d’échanges artistiques entre Sao Paulo et Marseille me paraissait une initiative formidable tant les deux villes semblent avoir des choses à se dire.
Après avoir raté pour mon plus grand malheur une première création commune entre artistes marseillais et paulistas (l’épisode 1, en Juin au Cabaret Aléatoire), j’ai décidé de me rattraper vendredi soir pour l’épisode deux à l’Escale Saint-Michel à Aubagne.

Avec l’idée qu’un peu de Brésil dans ce mois de février morose me ferait le plus grand bien.
Première surprise : point de brésilien à l’horizon mais cinq artistes marseillais qu’on connaît bien. Ils se sont réunis durant 5 jours de résidence de création à l’Escale Saint-Michel pour tirer les grandes lignes d’une collaboration future avec d’autres artistes brésiliens qui les attendent de pieds fermes en Mai à Sao Paulo.

C’est ce travail préparatoire qu’ils vont nous présenter ce soir, avant un concert final (l’épisode 3) avec les brésiliens cette fois en Octobre à l’Escale.
Trêve de blabla, le concert, donc :
Dire que le concert fut passionnant serait de la pure exagération (marseillaise ?). Il fut…agréable. Les artistes ont joué pendant près d’une heure une musique electro-cool dont on ne peut pas vraiment dire du mal.

Mis à part un ou deux morceaux à la
«Saint-Germain» un peu plats, le résultat final est plutôt groovy, à l’image du morceau d’entame où
Rebel est épaulé de deux basses (
Yvislan et
Elvas). Les musiciens ont changé d’instruments mais pas vraiment de musique.

Mais surtout, c’est la performance vidéo de
Denis Dezen qui marque : de très belles images de Marseille travaillées ambiance années 50/60 mixées avec quelques créations graphiques. On rentre dans le concert grâce à l’image.

Finalement, on a quand même les genoux qui battent le rythme et on reste sur notre faim après les 5 ou 6 morceaux présentés (surtout le dernier, le meilleur).
La conclusion, c’est qu' en cinq jours, les artistes présents nous ont préparé une bonne base de travail. On est curieux de voir ce que vont apporter les brésiliens. Ce qui est sur, c’est que les marseillais on su intelligemment leur laisser de la place. En Octobre ? A l’Escale ? On y sera !
PS : Un petit mot sur l’Escale Saint-Michel quand même. Soirée gratuite, ambiance travaillée, son et light au poil, conso entre 1 et 2 euros … toujours au top !
Photos Thierry Gil