C’est dans un Espace Julien configuration assise (les pieds fatigués par 20 jours de grève des bus disent merci) et refait à neuf (il y a des chandeliers, classe) que se produit ce soir un des groupes cultes de la scène indie.
Fort d’un très réussi « Disaffected » sorti il y a quelques mois dont on attend de se lasser, Piano Magic n’a pas vraiment remué les foules (faut dire que une fois n’est pas coutume, il y avait une sacrée concurrence dans les autres salles) mais conquis son public.
L’humble chanteur Glen Johnson captive les fans et les curieux, avec une voix caverneuse et des textes universels ( « la musique ne te sauvera de rien sauf du silence ») tandis que ses comparses à la guitare, basse, batterie et machines distillent une ambiance prenante du début à la fin.
Certes on regrette que le son soit réglé si fort (pas autant qu’au concert de Mercury Rev mais quand même !) mais comme on est trop jeune pour avoir connu en live les groupes de l’ére Shoegazing, on se prend en pleine face les murs de guitares de « You can hear the room » ou de la reprise étirée du « Revolution » de Spacemen 3 au premier rappel.
Pour le reste ça évoluait entre un folk des plus sombres et une new wave étourdissante, économe d’effets et très plaisante, à l’image du plaisir procuré par leurs disques.
On mettra pas mal de temps à s’en remettre, avant d’aller se défouler un peu sur le dj set pétaradant du local Ivy Slan qui connaît ses classiques electro-rock (dfa, traumschmiere, tiefschwarz, andrea doria, les pieds ne disent plus merci).
Une bien belle soirée, avec une première partie et plus de public elle aurait été tout simplement parfaite.