Une soirée apocalyptique à la Machine à Coudre qui a vu la descente de tous les punks de Marseille et autres squatteurs. Attention apocalyptique mais bon esprit, pas de baston ou autres. Pogo sauvage, réservé aux costauds ou aux teigneux. A saluer quand même que les groupes organisateurs ont insisté pour que l'entrée soit à 3 euros. Un stand du label anarchopunk Acratos à l'entrée.
Ravaltakish offre un punk alternatif rageaur, spontanée, énervé. Certains diront que le côté mélodique en souffre mais disons à leur décharge que c'est un peu le style qui veut ça.
Zbeb est le meilleur groupe anarchopunk du monde. Bien énervé, paroles intelligentes et engagées, éfficacité scénique indéniable avec notement Tchoupi au chant. Ils ont enchainés leurs titres Les fonctionnaires de la Révolution (sur les syndicats bureaucratiques), A quoi ça sert, Emeute, le ska Skamion, leur "tube" Classe Ouvrière, Picole (on est punk ou on l'est pas), une reprise des Anarchistes de Férré, etc... Bien efficace.
Nitwits détonne un peu par rapport au reste de la programmation. Mais ils offriront un set noisy de bonne qualité. Lorgnant plus du côté des Butthole Surfers que des Bérurier Noir comme les précédents, ils savent être éfficaces. A noter que sur leur reprise de Boys don't cry, une keupone completement torchée squattera le micro pour "chanter" d'une façon apocalyptique (à sa décharge, elle respectait les paroles plutôt que le rythme...), tandis qu'une autre s'était installée sur un tabouret sur scène, hagarde et défoncée... Vison décalée et finalement fort drôle. saluons le côté fair-paly du groupe qui laissa la punkette faire son karaoké et eux exécuter le morceau jusqu'au bout.
Une ch'tite pensée pour l'équipe de la Machine à Coudre, parce que l'état de la salle en fin de soirée laissait présager d'un gros boulot de ménage !