C’était le dernier concert de l’année ce vendredi soir à l’auberge concert du Moulin de la Pipe, située dans le Vercors à quelques encablures de la chute de la Pissoire. Ici, les spectacles sont programmés du printemps à l’automne puisqu’en hiver, la neige rend difficile l’accès à l’auberge. Même pour les festivals estivaux se tenant sur la terrasse il est conseillé d’apporter une petite laine. On rentre par le bar et la salle se trouve au fond. A droite une cheminée, où quelques bûches se consumaient pour ce soir et, pratiquement attenante à cette cheminée, la petite scène placée sous une voûte. Sinon, sur une mezzanine, plusieurs tables où sont servis les repas. Moi je vous conseille le croustillant de rouget à la sariette et à la tapenade que je n’ai pas encore goûté. Pour ma part j’arrive tout le temps en avance donc j’ai pu prendre un café au comptoir et Zen Zila a attaqué ensuite par la chanson Bonne Nouvelle.
Le tour de chant ressemblait aux précédents (c’était la cinquième fois que je les voyais cette année) hormis l’ordre des chansons et une qu’ils jouaient pour la première fois, deux pardons avec le magnifique hommage à Gainsbourg, et une autre nouvelle chanson qu’ils font sur scène depuis quelques mois maintenant et qui dit : "si tu sais pas où tu vas, rappelle toi d’où tu viens, si tu sais pas où tu vas, moi j’te donnerai la main." C’est beau, non ? Ce soir Hakim était absent et Wahid a assuré seul le chant. D’ailleurs Wahid a semblé marqué par l’absence de son frère. Cela dit, pour oublier, il s’est bien défoulé sur sa derbouka, accompagné entre autres par les percussions de Ramone, la guitare de Laurent et le violon de Diane. Les morceaux sont en majorité portés sur la fête mais d’autres chansons plus calmes et émouvantes sont magnifiques. Wahid est un sacré personnage, soit assis et au bord des larmes (deux textes sont dédiés à sa sœur et son père), soit debout en train de courir ou de faire la danse du ventre. A la fin, comme personne ne voulait partir, ils ont joué une seconde fois plusieurs chansons comme chérie madame, zen zila, salam aleïkoum ... Un concert intimiste débordant de chaleur humaine. Et tout le monde s’est quitté en chantant : " alieyleiliyeilaila alieyleiliyeilaila alieyleiliyeilaila hiwa hiwa zenzila … "