Big City, précédent album de Zita Swoon, embourbé dans le circuit discographique du Plat Pays, ne serait pas assez bon pour le marché français. Quand on sent les effluves nauséabondes qui émanent parfois des disquaires du coin, ça fait de prime abord un brin flipper. Les aprioris .../...
Big City, précédent album de
Zita Swoon, embourbé dans le circuit discographique du Plat Pays, ne serait pas assez bon pour le marché français. Quand on sent les effluves nauséabondes qui émanent parfois des disquaires du coin, ça fait de prime abord un brin flipper. Les aprioris musicaux n'étant pas trop la couleur locale par chez nous, ajouté à ça, la volonté du groupe d'Anvers d'être écouté par le plus grand nombre et voilà
Big Blueville, 9° production du combo belge, qui débarque. Enfin...dira-t-on.
Des reprises retravaillées en profondeur, issues donc de
Big City (
Miossec met sa patte sur les 4 titres chantés en français, juste retour des choses quand on voit le travail fait par
Stefen Kamil Carlens sur le dernier opus du Brestois) mais aussi des titres tout frais (l'endiablé
Josieanna et le folk chaloupé de
Quand Même Content). Tantôt rock (le très Rythm'n'Blues
Everything Is Not The Same), tantôt pop (le suave
Give Up The Hero ou
Lookin For A Friend et ses choeurs soulfull), voire reggae (l'engagé
People Can't Stand The Truth, le plus drôle
Je Range), ska (
I Feel Alive In The City bien groovy) ou carrément blues (le nonchaland et superbement écrit
L'opaque Paradis), ces 10 titres ratissent large, et mettent pour ainsi dire à chaque fois dans le mille.
Cette
Big Blueville baigne dans une atmosphère on ne peut plus positive et chaleureuse, une cité où l'amitié et l'ouverture d'esprit seraient des valeurs gravées dans le marbre, au fronton des maisons. Un sacré bled, quoi !
2008 - Chikaree Rds//Discograph
Son
Murdochspace