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Mardi 2 juin 2015 : 10072 concerts, 23412 critiques de concert, 5043 critiques de CD.

Vos critiques d'albums


 

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Artiste : Ez3kiel [ezekiel]  Titre : Lux
Style : Pop - Rock
Ez3kiel [ezekiel] - LuxRetour régulier du collectif mutant Ez3kiel, parti de trois personnes, passé à environ 25 (en version "Extended", pour une belle série de concerts symphoniques) puis redescendu à des proportions plus raisonnables... Mais en changeant au moins 2 membres d'origine, y compris le fascinant bassiste et orchestrateur Yann Nguema, reconverti dans la partie vidéo d'après nos informations. Avec le temps, l'histoire du groupe commence donc à ressembler à celle d'autres belles auberges espagnoles au long cours comme Hawkwind, avec qui Ez3kiel partage au moins le sens de la démesure... et une certaine propension à faire de la musique perchée très haut (voir ici l'assez space Oeil du Cyclone).
Lors de notre dernière chronique d'un disque de Mogwaï (Les Revenants), on a écrit que certains passages ressemblaient à du Ez3kiel ? On pourrait dire la même chose dans l'autre sens de la très belle Zero Gravity (mal nommée car hyper tellurique, au contraire...). De même pour le joli diptyque Born/Dead in Valhalla qui développe de beaux horizons post-rock, nous propulsant par delà les montagnes et les nuages du grand Nord, chevauchant dans les airs aux côtés des mythiques Valkyries, ces fières guerrières cuirassées aux seins lourds et à la cuisse ferme... Finalement il n'est pas exclu que les deux groupes dialoguent subtilement à distance ? On ose à peine imaginer ce que donnerait leur rencontre sur scène : on en sortirait probablement exorbités et la gueule béante, saignant des oreilles et du coeur....
D'autres influences moins fructueuses se font toutefois sentir au fil d'un album parfois un peu fourre-tout : si Eclipse lorgne fortement (mais joliment !) du côté de Portishead, Anonymous semble presque plagier Massive Attack, élégamment certes, mais sans parvenir à y insuffler une touche vraiment personnelle. On y préfèrera donc l'éponyme Lux, plombée et sautillante à la fois, mêlants les beats analogiques et organiques, les infra-basses, montées électroïdes et explosions jouissives, dans la lignée la plus adamantine du splendide Battlefield. A noter que les petites respirations naphtalinesques comme Never Over permettent heureusement de reprendre son souffle entre les masterpieces, tout comme Stereochrome nous ramènera sans dommages au plancher des vaches, finissant tout de même l'atterrissage en cavalcade échevelée...
Ez3kiel continue donc son aventure de vingt ans, plus forcément à l'avant-garde de son époque B4rb4ry, quand la première écoute de leurs albums vous faisait tomber à la renverse et quand on sortait en larmes de leurs concerts (si, si, c'est arrivé à l'auteur de ces lignes). Mais travaillant toujours en sculpteur inspiré et délicat d'un rock hybride et protéiforme, à l'instar d'une pochette de vinyle, comme d'habitude aussi splendide que joliment indéchiffrable...
(Jarring Effects, 2015)

Vignette PhilippeSignature : Philippe
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Artiste : Chocolat  Titre : Tss Tss
Style : Pop - Rock
Chocolat - Tss TssBasé à Montréal, Québec, et s'articulant autour du chanteur, guitariste et organiste Jimmy Hunt (il signe les paroles, se révélant fort décalées quand on arrive à les comprendre, et les musiques, entre rock garage, pop psyché et prog barré), le groupe Chocolat démontre sur l'album TSS TSS de multiples aptitudes à faire tripper les auditeurs... Disponible chez nous via le label Born Bad Records, une maison de qualité à qui l'on doit pas mal de belles réussites made in France – Cheveu, Frustration, Forever Pavot, Magnetix... –, ce disque magistralement étrange semble tout droit sorti d'un cerveau que l'on pourrait qualifier de « malade » par certains côtés. Enfin pas exactement adapté aux critères de santé psychique actuellement en vogue ici bas  : textes – en français – à la fois poétiques et surréalistes (« Méfiez-vous du boogaloo »), compositions alambiquées à base de synthés stellaires vintage (le titre « TSS TSS ») et de guitares jouées depuis la voix lactée (« Apocalypse »), choeurs « over the rainbow », parties instrumentales en apesanteur etc etc. Bref, ça plane quand même pas mal ! L'on navigue ici à des années lumières de la Terre ferme et des œuvres dramatiquement consensuelles généralement produites au 21ème siècle afin de plaire au plus grand nombre... Et ça fait beaucoup de bien. Car Chocolat se fait fort de proposer un authentique voyage avec ses œuvres très flottantes, hyper tarabiscotées mais arrivant toujours à retomber sur leurs deux pieds. L'alchimie qui prévaut quand Hunt & Co se retrouvent ensemble dans un studio pour bidouiller aboutit à la création d'un truc à la fois très singulier, tourné vers le côté bizarroïde de la force, tout en étant potentiellement diffusable sur des radios ouvertes d'esprit... Auxquelles on conseillera en particulier « Burn out », « TSS TSS », « Gobekli Tepe » ou encore « Interlude », des mini tubes qui devraient faire le bonheur des personnes candidates au départ pour de lointaines contrées.

Chronique initialement publiée dans le magazine New Noise...



Liens : chocolatmtl.bandcamp.com, www.facebook.com/pages/Chocolat/10242781415, www.bornbadrecords.net/, www.facebook.com/pages/BORN-BAD-RECORDS...

2015 (Born Bad Records)

Vignette pierre andrieuSignature : pierre andrieu
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Artiste : Marilyn Manson  Titre : The Pale Emperor
Style : Pop - Rock
Marilyn Manson - The Pale EmperorRetour en grande forme du chanteur très grave (au sens harmonique du terme), de l'artiste multi-carte, de la grande goule blafarde, joyeusement subversive et finalement plutôt sympathique à force d'énerver des cons, Marilyn Manson ! Découvert chevauchant un porc dans l'une des meilleures et des plus dérangées reprises de tous les temps, Sweet Dreams, on l'avait ensuite plus ou moins apprécié sur scène selon les albums et les époques (créature presque flippante en 1999, guignol presque pathétique en 2007...). Et on l'avait quitté en freak paumé et hilarant dans le film Wrong Cops !
Neuvième album studio déjà, et dieu sait qu'ils ne sont pas tous inoubliables... pour tout dire le dernier vraiment marquant musicalement, Antichrist Superstar, va même fêter ses 20 ans ! Voguant au fil des modes artistiques, l'Empereur Pâle a en effet beaucoup erré, se cherchant aux frontières du metal et de la pop, entre une imagerie tour à tour horrifique, gothique, bionique, cabaret berlinois, art contemporain... Visuellement presque toujours passionnant, mais musicalement inégal - en gros, pas assez de bonnes chansons sur chaque album.
Avec The Pale Emperor, il entame peut-être bien un nouvel âge d'or (du grotesque, bien sûr), retrouvant d'entrée un sens du blues heavy, couplé à des paroles dérangeantes, sachant toujours enfoncer à sec le canon bien coupant d'un flingue dans le cul étroit de la fraction puritaine/hypocrite de l'Amérique ("We're Killing Strangers... so we don't kill the ones that we love !").
Deuxième étage de la fusée, il retrouve le sens du riff-qui-tue, façon Rammstein (ils lui doivent beaucoup !), avec l'irrésistible Deep Six - il y a longtemps qu'on n'avait pas headbangué avec Marilyn ... Troisième étage, il retrouve aussi la seule chose à peu près constante chez lui, la capacité à trousser des bonnes mélodies, à produire de la pop déviante et classieuse à la fois : citons Third day of a seven day binge, finie en s'arrachant littéralement les tripes, l'hyper-efficace The Mephistopheles of L.A. ou la balade quasi-satanique Birds of Hell awaiting. Retrouvant hélas parfois un petit tic énervant et récurrent chez lui, la double voix - qui marque un étonnant reste de manque de confiance en elle, alors que sa voix un jour analysée en laboratoire avait été décrétée "physiologiquement impossible", ou quelque chose dans ce genre...
Plus étonnant encore, Sir Brian H. Warner parvient même à nous émouvoir : Warship my wreck, contrepèterie sans doute mais surtout, titre assez poignant, semble un possible climax de l'album ! Le chanteur s'emploie aussi à réanimer son influence d'origine (et la meilleure, bien sûr), Trent Reznor, par exemple au fil de la groovy Slave only dreams to be king... A convoquer à nouveau de célèbres "enculeurs de mamans", pour être sûr de ne pas échapper à l'Explicit Lyrics (Beneath my feet), étiquette qui signale généralement les albums les plus intéressants venus des U.S.A...
Et à conclure tout en classe avec l'étrange Odds of Even, balade commencée pop en hauteur et finie grognée d'une voix sépulcrale, au fond d'un caveau sinistre, belle réussite pour conclure, ou presque... Puisqu'en bonus, la version deluxe offre trois morceaux au nom différent, en réalité des titres précédents en version acoustique, prouvant que la richesse des compositions telles que The Mephistopheles... et la beauté de sa voix n'ont pas besoin d'artifices. Guitare/voix non trafiquées, les titres de The Pale Emperor fonctionnent encore parfaitement ! Alors Welcome back, Sir, votre capacité à nous bousculer agréablement est intacte ! Et nous n'avons jamais oublié une de vos plus belles déclarations à vos nombreux détracteurs : You can not sedate... all the things you hate !
(2015)

Vignette PhilippeSignature : Philippe
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Artiste : Pailhes  Titre : Du Nouveaux ?
Style : Pop - Rock
Pailhes - Du Nouveaux ? Toujours agréable et amusant de se faire surprendre par un disque du coin qu'on n'a pas vu venir … C'est tout à fait le cas de ce Lo Pailhes dont je n'avais jamais entendu parler jusqu'ici. Et pour cause, ce néo-marseillais a plutôt fait ses armes du côté de Paris avant de venir s'installer par ici et de sortir ces 6 étonnants titres en 2013 (réédités aujourd'hui). Chant bien en avant et assuré que ce soit en anglais (sur le premier titre Make sure dont la version strictement anglaise que l'on trouve sur son bandcamp a des faux airs de Popular de Nada Surf) ou en français (sur les cinq suivants). J'avoue qu'il m'a fallu un paquet d'écoute pour arriver à me dire que ce n'était pas la peine d'essayer de mettre des mots sur ce que je pensais ou de faire la synthèse de ce que ça m'évoquait ; je citerai juste Melchior Liboa pour le côté sans limites, et Fauve ou Nevche pour la façon de déclamer, ou encore Olivier Depardon période Virago sur la Lève toi la plus rock des 6. Il y a quelque chose d'exalté et d'osé dans pas mal des morceaux, avec parfois des dérapages contrôlés dans les aigus comme je n'en avais pas entendu depuis Hervé André. Ce disque surprend non seulement par le (mélange de) style(s) mais aussi par les sujets abordés comme ce curieux Qu'elles montent toutes. Un peu comme pour Radio Elvis difficile de se faire une idée de ce que ça peut donner sur scène avant de l'y avoir vu. Finalement je me dis que la description sur son site « Fruit de l'inspiration du triptyque Lou Reed - Bashung - Thiefaine, Lo Pailhès écrit et interprète des chansons à textes en français et en anglais, pouvant parfois s’apparenter à des contes. » est assez juste (bien la peine de se casser à trouver des mots!). Maintenant il reste à aller le voir en concert …

2015 (Pailhes)

Vignette pirlouiiiitSignature : pirlouiiiit
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Artiste : Protoje  Titre : Ancient Future
Style : Reggae Ska
Protoje - Ancient Future Protoje & the Indiggnation reviennent dans les bacs avec un excellent troisième album «Ancien Future». C’est précédé de l’énorme succès du single Who Knows, en duo avec Chronixx que le petit dernier de Protoje déboule pour notre plus grand plaisir. On dit, en parlant de Protoje, que grâce à lui, le reggae conscient refait surface pour le plus grand plaisir des passionnés. Les experts jamaicains disent de lui également qu’il incarne le renouveau du mouvement reggae. Pour ce disque, ce n’est plus son cousin Don Corleon qui est aux manettes mais Winta James (Overstand Entertainement). Tout l’album est le fruit de la rencontre entre Winta et le collectif de musiciens In Dig Nation dont Protoje est le centre d’attraction. Le fruit de cette brillante collaboration offre à nous, fans de bons sons, un reggae bien dans l’air du temps, frais, énergique à l’influence urbaine, puisant aussi bien dans les années 70 que 80. Protoje est fan de hip hop et cela s’entend tout le long du disque. Il aime le phrasé de ce style et son écriture. Les Prods bien scandées de Winta sont du velours et Protoje arrive grâce à son talent et les musiciens qui l’entourent sur «Ancient Future» à faire la synthèse de ces univers reggae, hip-hop, dance-hall à la manière de Damian Marley. Je pense également à Gentleman. Protoje se montre ouvert aux autres. Pour preuve, sur l’album, on retrouve Chronixx, bien sûr mais également Jesse Royal, Kabaka Pyramid, mortimer et la chanteuse Sevana, deux artistes prometteurs qui ont rejoint le collectif In Digg Nation. Résultat, la moitié de l’album est partagé par d’autres chanteurs. Leur fraicheur est contagieuse et je ressens le même bonheur à écouter son album que pour le dernier The Skints que j’adore tout autant. Seul, Protoje est aussi convaincant et «Ancient Future» (futur ancien) est une vraie réussite. Criminal, la ganja tune Bubblin Chalice ou Who Can You Call sont autant de hits en puissance. Au final, l’opus est bien contruit et il ouvre magnifiquement sur les beaux jours qui nous tendent les bras. Après une belle tournée aux côtés de Danakil et Yaniss Odua durant l’hiver 2014, où Protoje a ainsi pu être découvert par un public massif, le jamaicain revient sur scène dès ce printemps 2015 et une fameuse date au Divan du Monde le 14 mai prochain à Paris.

Mars 2015 Iwelcom.tv et bacorecords.fr

Vignette lebonairSignature : lebonair
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Page Web Conseillée : http://www.protoje.com/
Artiste : John Carpenter  Titre : John Carpenter's Lost Themes
Style : Pop - Rock
John Carpenter - John CarpenterA notre connaissance, John Carpenter est un des seuls, sinon le seul grand cinéaste américain à avoir composé le thème musical principal d'une bonne partie de ses oeuvres. Ceux de ses plus grands films font donc encore référence aujourd'hui : les inoubliables 4 notes d'Assault on Precinct 13, tout comme Halloween, Christine et même l'un peu moins connu mais non moins recommandable (comme le film) Fog. Dans le monde merveilleux des nerds et autres geeks dont est, entre autres, issue la culture électro, son nom reste mythique et source d'inspiration aussi bien que celui de Giorgio Moroder, Jean-Michel Jarre (si, si !) et quelques autres, trente ou quarante ans après, notamment chez les compositeurs français.
A ce titre, ce n'est pas les insulter (puisqu'ils ont emmené chacun cette musique plus loin) que de dire qu'il fut une influence majeure de Turzi (albums A, B), des Zombie Zombie (qui lui ont courtoisement rendu la politesse il y a quelques années sur un bel album hommage), plus récemment de Kavinsky et son inépuisable Outrun - album-concept avec une imagerie et un son Carpenter presque chimiquement purs, tout juste filtrés façon Ed Banger. Et on le reconnait même, en version certes un peu plus gonzo-rigolo, dans certaines compositions récentes de Quentin Dupieux / Mr Oizo qui, comme lui, fait désormais des superbes films de genre américains dont il compose lui-même le thème principal : Rubber, Wrong Cops etc.
A peu près retiré des affaires depuis le crétinement jouissif Ghost of Mars en 2001 (qui remixait Assault et The Thing... mais sur la planète Mars), il faut croire qu'il lui restait en tout cas du thème de film sous la pédale, puisqu'il sort aujourd'hui un bel assemblage de 9 Lost Themes, qui du coup ne seront pas perdus, même s'il n'a plus la force - ou l'envie - d'y associer des images. Et il n'a pas perdu la main : Vortex qui ouvre, a un son immédiatement reconnaissable et "Carpenterissime" : son, rythmiques, nappes synthétiques inquiétantes, riffs de guitare saturés/compressés - ferait-il un remake de Christine en 2015 qu'il pourrait directement en faire le thème principal !
Amusant du coup, maintenant qu'on est plus familier avec ses héritiers qu'avec ses sons originaux, on se prend à entendre une rétro-influence (peut-être réelle, qui sait) sur ses propres productions. Obsidian et Fallen ont ainsi tous les deux du Turzi, ou quelque chose qui y ressemble beaucoup, dans leur ADN. Mais Obsidian est bien plus que ça - il faut noter que Carpenter 2015 fait des morceaux plus variés que Carpenter 1975 : thème un peu attendu, mais ensuite ponts d'une étrange beauté, puis amplification dans une longue péroraison... toujours foutrement cinématographique, s'il fallait le préciser !
Quant à Fallen, parti presque innocemment façon Mr Oizo, il bascule sans prévenir en B.O. de film de science fiction/extermination flippante... Domain reste dans une même thématique plutôt S/F, un poil datée mais incisive (dommage, Ghosts of Mars a déjà une bande sonore !), et ce morceau tout-en-un semble contenir un possible thème de début, de milieu et de fin de film... Dans un genre parallèle, Abyss n'est pas la plus inspirée, mais aurait également pu faire le bonheur d'un Direct to VOD genre Alien vs Predator IV - Renaissance, puisqu'elle propose 2 à 3 thèmes également.
Purgatory semble être l'idéal générique de fin d'un film dont Vortex serait l'ouverture (euuh, vous êtes vraiment sûr de ne plus rien avoir en magasin, John ?), Mystery décline gracieusement des thèmes de peur au carillon et à l'orgue, et un Night très Zombie Zombie-like (alors là, difficile de croire que ce soit une coïncidence !) vient conclure ce joli voyage plein de frissons... Voyage qu'on pourra compléter, ou pas, de quelques remix donnés en bonus de certaines de ces chansons. Pas vraiment indispensables et attention, celui de Night est chanté ! Blasphème suprême, qui mériterait à son auteur (et à la chanteuse, tiens) d'être livré sans délai aux griffes du Prince des Ténèbres...
(2015)

Vignette PhilippeSignature : Philippe
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Artiste : Jacco Gardner  Titre : Hypnophobia
Style : Pop - Rock / Psyché
Jacco Gardner - HypnophobiaLe petit génie hollandais de la pop psyché Jacco Gardner est de retour début mai 2015 avec un authentique bijou du nom d'Hypnophobia, une épatante collection de dix morceaux à la fois planants, rétro-futuristes et parfaits pour générer des rêves éveillés à l'infini... Malgré son titre, ce disque ne risque pas de faire naître « une peur morbide de s'endormir », il donne plutôt l'impression de se réveiller dans un monde merveilleux où le diamant fou de Pink Floyd, Syd Barrett, est toujours vivant, hyper créatif et heureux possesseur de synthés analogiques de l'espace. Tel un démiurge enfermé dans son studio pour façonner des perles en forme de capsules vers les étoiles, le songwriter multi-instrumentiste au physique adolescent dont il est question ici est ressorti de son antre cachée avec des titres qui propulseront au paradis les fans de pop baroque, de psyché léger, de folk irradié et de voyages intersidéraux. A l'image de Find Yourself ou Hypnophobia, les compositions révélées en amont de la sortie de l'album pour faire office de teasers, les morceaux appelés à devenir cultes sont légion ici : on pense au génial Before The Dawn, à l'intrigant Another You, au sublimement mélancolique Grey Lanes ou encore au délicat Face To Face... Doué au possible pour créer des atmosphères très prenantes avec ses arrangements foisonnants et subtils (synthés perchés, basses rondes, guitares boisées ou délicatement électrifiées etc), ses parties vocales illuminées de réverb' et ses mélodies « over the rainbow », Mister Gardner signe avec Hypnophobia un nouveau coup de maître envoyant le vintage dans le futur... Chapeau bas !

Chroniques des concerts de Jacco Gardner à La Route du Rock 2013 et à La Coopé en novembre 2013...



Liens : www.facebook.com/jaccogardnermusic, www.jaccogardner.com, twitter.com/JaccoGardner, instagram.com/jaccogardner/, www.tumblr.com, www.youtube.com/user/jaccogardner...

4 mai 2015 (Full Time Hobby - PIAS)

Vignette pierre andrieuSignature : pierre andrieu
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Artiste : Blur  Titre : The Magic Whip
Style : Pop - Rock
Blur - The Magic WhipEn 2015, les fans de Blur verront donc leurs vœux les plus fous exaucés, puisqu'ils auront non seulement droit à une nouvelle reformation live de leurs favoris - avec un concert au Zénith de Paris le 15 juin - mais également à un album plutôt classe intitulé The Magic Whip... Ce n'était pas gagné d'avance car les membres du groupe anglais ont des emplois du temps plutôt chargés et des caractères bien trempés, mais Damon Albarn & Co ont réussi à mettre à profit une pause non prévue dans leur tournée 2013 pour enregistrer à Hong Kong les bases de nouvelles chansons qui, après finalisation et production par Stephen Street, aboutissent à un opus flambant neuf composé de douze morceaux. Un disque qui tient la route et semble bâti pour plaire aux aficionados du groupe anglais. Mais sans faire de sur place ou utiliser une production FM clinquante comme sur le dernier Noel Gallagher. Chez Blur, on se concentre sur ses points forts (le chant nonchalant et l'accent cockney de Damon, la guitare Lo-Fi ou énervée de Graham, une attitude faussement branleuse, des idées d'arrangements joliment nébuleuses, de saines passions pour Bowie et les Kinks... ) sans trop se soucier du reste, puisqu'on sait que le truc se vendra grâce à l'énorme notoriété des Londoniens. Et c'est en ne faisant pas trop d'efforts en apparence qu'Albarn, Coxon et leur précieuse section rythmique composée d'Alex James et Dave Rowntree ont réussi à "pondre" des tubes pour sauter en l'air (Go out, Lonesome Street, I Broadcast), des pop songs débraillées (Ong Ong), des ballades mélancoliques (My Terracotta Heart, New World Towers, I thought I Was a Spaceman) et des tentatives psyché pop détachées et rêveuses (Ice Cream Man, There Are Too Many of Us, Pyongyang). Avec des titres forts, d'audacieux essais un tantinet expérimentaux, de prenantes atmosphères et un son immédiatement reconnaissable tout en étant aventureux, The Magic Whip possède donc toutes les caractéristiques d'un bon album de Blur.



Liens : www.blur.co.uk, www.facebook.com/blur, twitter.com/blurofficial, instagram.com/blurofficial, plus.google.com/+blur, play.spotify.com/artist/7MhMgCo0Bl0Kukl93PZbYS, www.youtube.com/blur...

27 avril 2015 (Parlophone)

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Artiste : Villagers  Titre : Darling Arithmetic
Style : Pop - Rock / Folk
Villagers - Darling ArithmeticAprès deux premiers albums très réussis, Becoming a Jackal et Awayland, sans oublier une belle collaboration avec Charlotte Gainsbourg, le songwriter irlandais Conor O’Brien revient avec un nouveau disque de Villagers intitulé Darling Arithmetic, un authentique petit bijou de folk pop classieuse qu'il a lui-même écrit, enregistré, produit et mixé chez lui, à Malahide, une bourgade située dans le Nord de Dublin... La solitude lui réussit visiblement puisque ce nouvel opus – à la fois très intimiste et minimaliste tout en étant lumineux et aérien – comporte pas moins de neufs perles rares dont il est très difficile de se défaire une fois qu'on est tombé dedans. A l'image du titre inaugural et premier single extrait du disque Courage, une envoûtante ballade folk mid tempo admirablement produite avec des effets de synthés stellaires, les titres de Darling Arithmetic bénéficient tous du sens mélodique inné de Conor O’Brien, de sa voix très touchante et de son habileté pour trousser des arrangements séduisants. Tant et si bien que l'on en vient à penser que le génial Sufjan Stevens a un sérieux correspondant et « concurrent » irlandais en la personne du leader de Villagers. Il suffit d'écouter la sublime chanson Dawning On Me pour s'en convaincre... L'imparable The Soul Serene n'aura aucun problème, quant à elle, à rappeler aux fans de pop dépouillée et accroche coeur que l'on tient vraiment là un songwriter de niveau international. Darling Arithmetic est un très, très bel album, du genre à faire une longue carrière dans les playlists des fans de pop & folk délicate.



Liens : www.wearevillagers.com, www.facebook.com/Villagers, twitter.com/wearevillagers, https://www.youtube.com/user/VillagersTV, www.dominorecordco.com, www.facebook.com/DominoRecordCo, www.deezer.com/album/10018086...

13 avril 2015 (Domino Records)

Vignette pierre andrieuSignature : pierre andrieu
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Artiste : Cali  Titre : L'âge D'or
Style : Pop - Rock
Cali - L Ce nouvel album de Cali voit le jour ce 9 mars 2015. Il fait suite au triple live la vie Cowboy de 2013. Sur ce nouvel opus, Cali nous livre une autre tranche de sa vie. Une tranche de vie plutôt joyeuse dans sa globalité. Certains de ses titres sont nés lors de son « exil » sur Paris, après la sortie de la vie cowboy lorsqu’il jouait au théâtre. Cet éloignement loin de sa famille lui a permis d’écrire encore de très beaux textes, pleins de subtilités, et des mélodies bien accrocheuses dès la première écoute. Cet album démarre sur une chanson très douce, Tout ce qui ne reviendra pas , où il décrit une fête foraine, des camions rouges, un cheval …. Bref tous les détails de souvenirs passés, qui, comme il le dit, ne reviendront pas. L’ambiance est très mélancolique, le piano léger souligne cet effet-là. Dans la suite, il se rappelle aussi ses souvenirs d’école, j’imagine, ses copains de classe. Les cordes utilisées dans le pont donnent un sentiment de tristesse aussi et les quelques mots qu’ils emploient « Mourir d’amour, c’est trop violent, quand on a tout juste dix ans », rappellent étrangement le passage « mourir d’amour n’est plus de mon âge » de son titre Elle m’a dit. On sent ici bien la patte de l’artiste. Cette chanson est un véritable recueil de souvenirs ; à la première écoute, j’avais l’impression d’être assis tenant entre mes mains un vieil album photo et me remémorant tout cela. Ensuite vient le titre Le cœur chargé comme un fusil , reflète aussi un les mêmes sentiments. La vie quoi , le premier single lancé pour annoncer cette nouvelle naissance, est, je pense le titre le plus adapté pour le live. Connaissant un peu le personnage, je ne serai pas étonné qu’il fasse lors de sa tournée une version très rock de cette chanson. Je pense qu’on peut tous se retrouver dans cette chanson. Elle semble universelle pour moi. L’artiste y parle tout simplement de la vie, celle que l’on choisit d’avoir, de vivre intensément ses premières amours (ce sont d’ailleurs celles qui nous marquent le plus). On a l’impression qu’ici il parle à ses enfants comme s’il leur demandait leurs premières impressions sur ces moments privilégiés, si personnels et intimes. Je prends cette chanson comme un hymne d’amour, une sorte d’amour d’un père envers ses enfants qui leur demande de leur raconter cela. Sur La vie est une menteuse , le départ est assez original : un simple piano, une caisse claire feutrée pour démarrer. Il y revient encore le symbole de l’orchestre dès les premières paroles, sûrement ses souvenirs d’années de bal. Là encore, les souvenirs sont mis en avant. Un bel exemple de nostalgie joyeuse que cet artiste sait mettre en valeur. Une succession de petits tableaux de souvenirs s’enchaînent. Dans c’était beau , l’artiste exprime les pensées d’un homme qui est dans la soirée de sa vie. Les nappes sonores utilisées dès le départ font penser à cela. Cet homme se souvient des belles années qu’il a pu vivre le long de la journée de sa vie. Ce sentiment sera surement un sentiment que l’on aura tous un jour où l’autre. Comme le dit lui-même Cali dans une de ses interviews, « je n’ai pas peur de mourir, il faut juste vivre le plus possible sa vie ». Le thème du Carpe diem est ici encore bien présent. Il se remémore les souvenirs d’enfant lorsqu’il jouait au football (ou plutôt au rugby ??) avec ses amis, mettant leur pull à terre pour faire les cages de but par exemple. On peut facilement supposer qu’il parle de quelqu’un Ostende me rappelle l’ambiance de la partie acoustique de l’album « la vie cowboy ». Un simple piano, une voix. Dans cette chanson, il s’y remémore des souvenirs assez nostalgiques. A croire de cette ville lui a plu en lui laissant des souvenirs marquant. Dans ce registre, il y aussi Cabrel qui avait fait une chanson Hors saison qui parlait des stations balnéaires de la côte ouest de France. J’y retrouve le même esprit. Camarade retrace le moment que l’on a tous connu où un pote nous annonce qu’il se marie. Le temps adulte arrive effaçant petit à petit le temps de l’enfance. Ceci est bien mis en valeur par ce piano léger avec ses notes aigues, relâchant les quelques mêmes notes en tout début. Les rêves « si grands qu’on pouvait rentrer dedans » sont toujours là, mais la vie fait qu’on grandit et les rêves se transforment petit à petit. Coco est le titre qui, je suppose, aura donné le plus de plaisir à Cali lors de sa session studio . Voir et entendre sa fille chanter ses mots .Au début, coco devait faire juste quelques la la la et puis au final, elle a pris le micro, et a commencé à chanter la chanson en ayant les mêmes manières que son père devant un micro. Quelle joie pour l’artiste de voir ainsi sa progéniture si chère à ses yeux chanter devant lui ! Ensuite vient le grand chemin , composé tout seul à la guitare mais Cali imagine déjà qu’une voix puissante doit être dessus. Il fera appel à une de ses idoles de son plus jeune âge Jimme O’Neill .D’ailleurs , dans ce titre , il fait aussi référence à une autre de ses idoles , le boss ! Bruce !!! A eux deux, ils feront de ce titre une petite pépite d’or ! Je dois te dire tout ça parle d’un homme qui apparemment doit finir sa vie plus tôt que prévu. Comment l’annoncer ? Que faire dans ce cas-là ? A quoi pense-t-on quand on apprend cela ? Qu’est-ce que l’on va louper ? Qu’est-ce qu’on ne va pas vivre ? Doit-on arrêter de boire ? Ce titre me fait étrangement penser à un titre de Gainsbourg « je suis venu te dire que je m’en vais » mais là, pas pour les mêmes raisons. Cette chanson est pour moi un instantanée, comme un panel des pensées que cet homme a lorsqu’il se demande comment annoncer cela à sa compagne qu’il aime tant. Ici, Cali montre bien sa capacité à se mettre à la place du personnage, un vrai talent d’auteur !! Poppée in Utero est une ode à sa nouvelle fille Poppée né début 2013. Je suppose que l’artiste a essayé d’imaginer ce que sa fille pouvait entendre étant encore dans le ventre de sa mère. Il reprend d’ailleurs à un moment un extrait de sa fille coco qui chante. Comme si Poppée était prête à naitre et qu’elle commençait à entendre le futur monde qui va l’accueillir. La chanson Poppée illustre bien la joie du papa !! Le début, avec le piano très feutré fait bien penser au cocon familial dans lequel elle arrive. En écoutant ce morceau, j’imagine bien Cali , à genoux, figeant sa petite fille qui lui sourit, qui lui fait des petits gestes quand elle commence à marcher à 4 pattes tout en s’échangeant des regards pleins d’amour. Le bonheur à l’état pur pourrait-on dire !! Cette chanson est un bon prélude pour annoncer la dernière chanson de ce nouvel album : L’âge d’or : ici, juste un piano, une voix, l’essentiel pour Cali je pense. Cette chanson décrit un état d’esprit nouveau, un rêve, le rêve du renouveau. Cali peint ce dont rêvent pleins de gens, quel que soit les époques ; et enfin, dans cet âge d’or, l’idéal atteint sera d’avoir l’amour. Cet amour tant clamé haut et fort avec encore et toujours cette manière si particulière qu’il a. Cet album permet de ressentir que Cali a une vision peut-être un peu différente de la vie.

Vignette lionel degiovanniSignature : lionel degiovanni
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Page Web Conseillée : http://www.concertandco.com/artiste/cali
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