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Mardi 27 septembre 2016 : 16577 concerts, 24085 critiques de concert, 5113 critiques de CD.

Vos critiques d'albums


 

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Artiste : La Femme  Titre : Mystère
Style : Pop - Rock
La Femme - MystèreOù va le monde ? ... Merci de l'avoir posée ! Il y a quelques années, le rock français aurait eu beaucoup, beaucoup de réponses à cette question, plutôt vertigineuse en septembre 2016, quand on y pense... Et si nous avons tous aimé entendre ces groupes engagés, et lever le poing avec eux par le passé, force est de constater que leur musique n'a jamais rendu le monde vraiment moins con, xénophobe, égoïste, abstentionniste, gaspilleur, etc. etc. ! En réponse à cette grave question - et ça se respecte ! - les La Femme développent donc plutôt un modeste questionnement sur les relations amoureuses, complexes quand elles durent, douloureuses quand elles se terminent... Et à l'image de cette fort belle chanson yéyé/surf, le reste de l'album n'a pas vraiment de messages (sauf peut-être un peu de coaching perso pour adulescents sur la jolie Septembre). Non, en fait La Femme se contente de sortir l'album pop-rock français de l'année, avec quelques ambitions plus limitées mais ô combien élégantes : nous faire danser joyeusement (adorable Tatiana, quasiment du Plastic Bertrand !), voyager dans notre tête (trippante Sphynx), déprimer un peu aussi car la vie est ainsi faite (Le vide est ton nouveau prénom, splendide ballade post-Morricone), ou encore gigoter (électro vintage Elle ne t'aime pas). Et à défaut de changer le monde, réussir à faire changer l'humeur des auditeurs par la puissance de certaines chansons, c'est déjà pas mal, non ?
En parlant d'ambition et d'élégance, on leur sait gré aussi d'avoir sorti à nouveau ce Mystère en somptueux vinyle chez Born Bad Records, également l'écurie (entre autre) des merveilleux Frustration, (tout comme leur formidable Psycho Tropical Berlin). Et donc dans une version qu'on nous permettra de trouver bien plus sexy et mystérieuse qu'en numérique ou en CD : ici, pas de livret des paroles, pas de photos du groupe et de ses potes en teuf, autant de choses qui en disent finalement trop sur un gang dont on a longtemps apprécié au contraire le côté insaisissable ! En vinyle donc, on se retrouve seul.e face à cette pochette splendide dessinée par le grand Liberatore : une Origine du Monde dissimulée dans une chevelure côté pile (La Femme a de la constance à la représenter, depuis son premier EP !), et surtout une créature assez terrifiante, aux yeux animaux et injectés de sang, côté face. En y ajoutant le titre de l'album, il nous semble que le groupe affirme simplement ici, et c'est déjà un message intéressant, que la femme (l'animal donc, pas le groupe) est une chose aussi mystérieuse que terrifiante, CQFD... Et c'est donc peut-être pour tenter de dompter cet animal étrange et flippant, que le groupe a à nouveau eu recours, en plus de Clémence Quélennec qui l'incarne si gracieusement sur scène, à une bonne dizaine de voix féminines différentes sur disque ?
Récemment applaudis à tout rompre à Rock en Seine, où ils ont entériné la décision de devenir franchement plus déconneurs en live (bonne idée !), on confirme ici la classe de certains titres, sous un habillage toujours joyeusement 80's : la virée nocturne chez les dames de la Rue Saint Denis, SSD, aurait pu être cautionnée sans problèmes par Taxi Girl ! Leur Mycose met le doigt là où ça ...gratte, évoquant un sujet terre-à-terre sans s'en moquer, façon Philippe Katerine, et son final en fait aussi une des meilleures chansons de l'album ! A l'opposé, on découvre aussi quelques titres joliment cryptiques, façon Hypsoline, comme Exorciseur, Psyzook ou Al WArda - et on sait par expérience que ce sont les titres les plus sibyllins qui résistent le mieux au temps et aux écoutes répétées !
Bon, comme tout album de 71 minutes, celui-ci a bien quelques longueurs, à commencer par ces Vagues jolies mais un peu trop diluées dans 13 minutes languides... ou Always in the sun chantée en anglais et perdant donc ce qui fait tout le sel du groupe : sur des musiques plus chiadées qu'il n'y paraît, assumer sans complexe des paroles souvent simples, voire un peu triviales, dans la langue de Molière... Hey ! Outre-Manche, certains ont bien fait fortune et rendu tout le monde dingue en chantant "Elle t'ai-meu, ouais, ouais, ouais !" et personne ne s'est foutu d'eux à notre connaissance, alors !... Il n'en reste pas moins que le gang emmené par Marlon Magnée et Sacha Got, et dont la promo de rentrée façon rouleau compresseur a pu vous faire frôler l'indigestion (on en retient tout de même leur jolie interprétation de Dominique, nique, nique sur Inter), est prêt à redéfinir pour longtemps les standards du rock en français ! Donc, ne restez pas à quai et foncez vite les voir ou les revoir sur scène (effet anti-dépresseur garanti !), ils ont des millions de dates annoncées partout en France, d'ici à janvier prochain !
(Born Bad Records, 2016)

Vignette PhilippeSignature : Philippe
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Artiste : Qúetzal Snåkes  Titre : Cult Of Deafstruction
Style : Pop - Rock
Qúetzal Snåkes - Cult Of DeafstructionVous êtes énervés par la rentrée, par votre vie merdique, par votre ex qui a décidé de se reproduire, par ce monde désespérant de connerie, par un cruel manque de sexe débridé, par le visionnage d'un film comportant un featuring d'Iggy Pop en tant qu'acteur dans un nanar où Patrick Bruel est aussi à l'affiche en guest star, par le fait de ne pouvoir vous empêcher de regarder en boucle des inepties sur BFMTV et iTélé ? C'est la merde, putain, aie aie aie ! Mais, pas de panique, des solutions peu onéreuses existent pour retrouver calme, sérénité et envie de sociabiliser en toute amabilité avec vos congénères. Par exemple, aller voir un concert d'obédience garage psyché noise d'un jeune groupe marseillais du nom de Qúetzal Snåkes... Le truc qui redonne foi en l'humanité, on a essayé au This Is Not A Love Song Festival de Nîmes : l'intensité du set énerve (positivement) au plus haut point pendant toute la durée de la présence des cinq fous furieux sur scène, on prend une méchante claque et ça détend après. Un peu comme... hum hum. Et comme ces jeunes gens torturés et agressifs comme il faut ont de la suite dans les idées, ils sortent un disque admirablement bien nommé Cult Of Deafstruction, un "6 titres" qui donne envie de se détruire (pour de faux) par le son. Ce qui vous permettra de vous défouler en toute quiétude à domicile, entre deux shows de Qúetzal Snåkes, qui se lance d’ailleurs dans une belle tournée à l'automne 2016. Bref, le troisième EP des sauvages extrémistes emmenés par l'inquiétant chanteur/guitariste dénommé Alex Cyprine (que d'humides promesses dans ce patronyme ruisselant !) est un grand moment de sauvagerie truffé de plages qui claquent sévèrement leurs mères. Riffs démoniaques en-veux-tu-en-voilà, voix suicidaires, distorsions gorgées d'écho malsain, rythmiques trippantes ou exaspérées, atmosphères tordues à souhait... La panoplie complète du garagiste rock 'n roll ne dédaignant pas s'administrer un petit trip psyché est de sortie avec ces jeunes impétrants ! Avec au programme des tubes qui font mal, très mal, très très mal : F.R.A., Lava Mount ou encore Longwar (en fait tout l'EP). Mais attention ce « culte de la deafstruction » rend vraiment dingue, donc, si vos lecteurs CD, platines vinyle, ordis ou téléphones s'enrayent au moment d'appuyer sur « play », votre dose de son maléfique ne pouvant arriver vite à destination, ils risqueraient de finir irrémédiablement détruits à coups de poings. Ce qui serait fort dommage... Mais très bon pour les chiffres de vente de la petite entreprise de Qúetzal Snåkes, qui ne devrait pas connaître la crise.



Liens : www.facebook.com/quetzalsnakes, quetzalsnakes.bandcamp.com, .

21 octobre 2016 (Transfuges / Modulor)

Vignette pierre andrieuSignature : pierre andrieu
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Artiste : Soprano  Titre : L'Everest
Style : Soul Funk Rap / Pop
Soprano - LSoprano revient tout juste deux ans après la sortie de son précédent album, intitulé "Cosmopolitanie" et vendu à plus de 500 000 exemplaires. Son nouvel opus, nommé "L'Everest", s'annonce comme un franc succès puisque le premier titre sorti en single, "Le diable ne s'habille plus en prada" a déjà cumulé plus de 26 millions de vues sur youtube ! Le titre, composé par Mej et Djaresma exprime le constat du chanteur  : les hommes ont surpassé le diable ! Ce dernier, raconté par "Sopra", constate qu’il n’a plus besoin de travailler car "les élèves ont dépassé le maître". On se souvient du rappeur engagé qu'a toujours été Soprano, que ce soit au sein du groupe "Psy4" ou ses débuts en solo. Saïd, de son prénom de naissance, a porté avec fierté ses origines marseillaises et populaires à travers des titres comme "Halla Halla" ou "À la bien" avec talent. Soucieux de toucher une nouvelle jeunesse, il est très présent depuis plus deux ans avec une musique plus pop électro que Rap mais aux textes non moins engagés.

Liens : www.facebook.com/sopranofficiel, soprashop.com, twitter.com/Sopranopsy4.



Retrouvez Soprano sur scène pour L'Everest Tour partout en France en 2017 !

Sortie de l'album : 14 Octobre 2016

Vignette lily rosanaSignature : lily rosana
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Artiste : The Divine Comedy  Titre : Foreverland
Style : Pop - Rock
The Divine Comedy - ForeverlandDans un monde de merde où tout part en couilles et où on ne peut plus faire confiance à personne pour sortir des disques potables (c'est à dire non influencés par le courant dominant édicté par les sourdingues avides fric de Pitchfork : le tout R&B hip hop FM autotuné, cette ignoble chiasse pour les oreilles), quel bonheur d'avoir la chance de pouvoir écouter un tout nouvel album d'un songwriter et chanteur pouvant se targuer d'avoir la grande classe et de ne pas céder aux modes passagères et futiles : Neil Hannon, le petit génie irlandais se cachant depuis des années sous le nom de The Divine Comedy... Sur le très décalé et hors du temps Foreverland, Hannon « se contente » d'écrire de belles chansons, portées par des mélodies impeccables, des textes fins et des arrangements superbement vintage (duo avec une chanteuse à la charmante voix juvénile, piano, cordes, vents, accordéon et tout le toutim... ). Pas une faute de goût ou une quelconque baisse de régime à l'horizon, en illustre disciple de figures tutélaires comme Scott Walker, Burt Bacharach, Kurt Weil ou David Bowie, The Divine Comedy fournit comme à son habitude des tubes joliment sautillants ou empreints de mélancolie, des titres qui ont l'air tout simples comme ça à première vue (écoute), mais qui se révèlent rapidement comme d'indispensables et fidèles compagnons de route sur lesquels on peut compter. L'écoute répétée de perles rares comme To The Rescue, Catherine The Great, <The Pact, How Can You Leave Me On My Own, My Happy Face, I Joined The Foreign Legion (To Forget) ou encore Funny Peculiar a l'immense mérite de rendre la vie moins triste, fade, uniformisée et lisse... Merci pour tout Neil !

The Divine Comedy en tournée française en 2016/2017 et en concert aux Folies Bergère, à Paris, les 24 & 25 janvier 2017, dates & billets ici...





Liens : www.facebook.com/divinecomedyhq, thedivinecomedy.com, twitter.com/divinecomedyhq, www.instagram.com/divinecomedyhq.

2 Septembre 2016 (PIAS France)

Vignette pierre andrieuSignature : pierre andrieu
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Artiste : Baudouin & Montanaro  Titre : Chants Fragiles
Style : Pop - Rock
Baudouin & Montanaro - Chants Fragiles Quelques mois à peine après la sortie du film Edmond : un portrait de Baudoin (que je n'ai pas vu), voilà que Edmond Baudoin (peintre et dessinateur de BD rappelons le) revient avec un disque, aux côté de Miquéu Montanaro. Comme on peut le lire sur son site depuis quelques mois « Et puis un CD… Douze chansons que j’ai écrites et que je  chante. C’est Miquéu Montanaro qui a  fait la composition musicale, ll m’accompagne avec des flûtes et un accordéon, en compagnie de Fabien Mornet pour les arrangements et une guitare, un banjo un panduri, de Maya Krakatau au piano et Nicola Chelly à la basse. Nous n’avons pas encore décidé le titre. Mais le CD sera naturellement accompagné d’un livre et sortira aux Editions Loeuf en avril 2016. ». Le titre c'est donc finalement Chants Fragiles. Et finalement en plus des 12 chansons il y a les mêmes 12 morceaux mais sans la voix ce qui donne tout loisir d'apprecier les très beaux morceaux joués par Fabien Mornet (guitare, banjo, pandouri), Nicolas Cheilly (basses), Maya Tris Krakatau (piano, claviers), Michael F. Bergman (saxophone) et Miquéu Montanaro bien sûr. Si à la première écoute j'ai pensé à Lo'Jo (quand j'écoute quelque chose j'essaie toujours de rapprocher cela de quelque chose de plus connu, me disant que cela m'aidera à en parler) après j'ai aussi pensé à Charlelie Couture mais encoe plus à Francis Livon (en un peu moins cru toute de même), Serge Teyssot Gay chantant du Hyvernaud (mais sur une thématique moins plombante), sans oublier un petit quelque chose de Brassens sur C'est toi et même de Bobby Lapointe sur Con, le morceau le plus léger du lot. En tout cas quelque soit le ton tout au long de ce disque il est principalement question d'Amour (passé, présent, futur) et de sexe ... Le disque s'écoute les yeux fermés ou au contraire bien ouverts en parcourant les dessins (noir et blanc bien sûr) reconnaissables entre milles qui accompagne les textes eux aussi « dessinés ». Au final un magnifique disque-livre (ou livre-disque) qu'on rêverait de voir en live …

juin 2016 (Baudouin - Ours Music édition - Editions Loeuf )




Vignette pirlouiiiitSignature : pirlouiiiit
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Artiste : Deerhoof  Titre : The Magic
Style : Pop - Rock
Deerhoof - The MagicToujours aussi difficile à suivre, l'inspiration totalement débridée des quatre hurluberlus de Deerhoof a encore contribué à enfanter un album monstrueusement barré, partant admirablement dans tous les sens mais avec une ligne directrice plutôt claire : ne pas suivre de ligne directrice claire... La bande de dangereux chercheurs sonores noise & jazz & math rock & expérimental a une fois de plus pleinement réussi son entreprise de cassage des codes (comme ils disent dans les pubs pour acheter des gros 4X4 avec un tube de rap bidon en fond sonore). L'air de rien, les très indépendants et dégagés des obligations consensuelles Greg Saunier (batterie très libre, chant mâle et saturé), Satomi Matsuzaki (basse débridée et vocalises tour à tour aiguës, stridentes et douces, cf le hit single « Acceptance Speech »), John Dieterich (guitare acide) et Ed Rodriguez (guitare en liberté) arrivent en effet à pondre à la fois des mini tubes que ne renieraient pas les bidouilleurs Radiohead en mode électro (« I don't want to set the world on fire »), tout en proposant des cavalcades art punk échevelées et déstructurées complètement psychiatriques, et néanmoins tubesques également (« Criminals Of The Dream », « The Devil And His Anarchic Surrealist Retinue », « That Ain't No Life To Me », « Kafe Mania! », « Life Is Suffering » etc). Le grand écart perpétuel comme mode de fonctionnement, en somme... On ne sait pas sur quel pied danser, c'est un peu délicat à appréhender au tout début, mais au final ce génial fourre tout musical fait tout le charme de ce combo venu d'un pays visiblement habité par des extra-terrestres « do it yourself ». Conclusion : les nouveaux morceaux bien tarabiscotés de Deerhoof participent à la création d'un grand raout sonique en forme d'arabesques oscillant entre pop avec voix juvénile, furie math rock punk, free jazz de l’espace et groove malade. OUCH !





Liens : www.facebook.com/Deerhoof, deerhoof.net, twitter.com/deerhoof.

2016 (Kythibong Records & Clapping Music)

Signature : Pierre Andrieu
Artiste : King Gizzard & The Lizard Wizard  Titre : Nonagon Infinity
Style : Pop - Rock / Rock pysché
King Gizzard & The Lizard Wizard - Nonagon InfinityAprès un surprenant disque folk et débranché paru en 2015, Paper Mâché Dream Balloon, les valeureux et hyper productifs australiens de King Gizzard And The Lizard Wizard (merci les gars pour le nom de groupe à rallonge et totalement imprononçable !) livrent un génial nouvel album truffé de guitares électrifiées et de rythmiques hystériques, un disque de rock garage teinté de jazz barré et de psychédélisme bon teint... Dès son fabuleux premier titre, « Robot Stop », Nonagon infinity séduit l'auditeur fan de Thee Oh Sees et compagnie avec des solos de guitares enchevêtrées, des breaks de dingue et un chant de lutin sous acide. C'est parti pour un trip comportant neuf stations enchaînées à toute berzingue sous aucun arrêt (la décérébrante deuxième plage, « Big Fig Wasp », prolongeant admirablement le début d'explosion du cerveau entrepris par le titre inaugural cité à l'instant, et ainsi de suite) : la copieuse troupe de King Gizzard, composée de sept musiciens évoluant tous à un très haut niveau technique (mais sans s’autoriser de démonstratives branlettes), fait feu de tout bois pour autoriser à partir en vrille avec moult trouvailles guitaristiques - wah wah et disto à tous les étages -, vocales - bien perchées les voix ! -, stylistiques - heavy garage psyché jazz etc etc - et au niveau des structures - déstructurées à souhait justement. Dans ce maelström inextricable et à couper le souffle, il est bien difficile de reprendre ses esprits avant la fin des hostilités : on est littéralement bombardé d'idées dingos, de riffs de tarés et de mini morceaux à l'intérieur d'autres morceaux. L'inspiration totalement débridée de ces dangereux extra-terrestres emmenés par le gourou à cheveux longs Stu Mackenzie fait le même effet sur disque que sur scène, ce qui n'est pas rien ! Car, comme pendant le magistral concert donné par King Gizzard And The Lizard Wizard pour présenter l'album dont il est question ici dans la fournaise de la Flèche d'or devant un public au summum de l'excitation, quand on écoute Nonagon infinity on voit des étincelles traverser notre champ de vision, on pousse des « waouh ! » de joie et on sautille comme un cabri sous substances illicites, affichant un sourire béat juste en dessous des yeux, bien exorbités. Clairement, ces étranges gens en forme d'aliens venus des antipodes font des miracles quand ils fusionnent avec leurs instruments dotés de maxi pouvoirs spéciaux. Pouvoirs qui doivent être enviés par tous leurs congénères aux idées étriquées et en une seule dimension... Merci de tout cœur et gloire au Roi Gésier !





Liens : www.facebook.com/kinggizzardandthelizardwizard, kinggizzardandthelizardwizard.com, twitter.com/kinggizzardband.

2016 (Heavenly Recordings / PIAS)

Signature : Pierre Andrieu
Artiste : Estelle Mey  Titre : The Key
Style : Pop - Rock
Estelle Mey - The Key Belle découverte que j’ai pu faire lors de la première partie de concert de Sinclair à L’usine d’Istres, il y a de ça quelques semaines. En première partie de Sinclair , j’ai pu découvrir la talentueuse Estelle Mey. Jeune femme totalement inconnue du grand public à ce jour. Certains pourraient peut-être la connaitre par le biais de l’émission La Nouvelle Star par laquelle elle a fait un passage. Et quel passage ! Elle a marqué les esprits et surtout celui de Sinclair qui lui propose alors de faire sa première partie sur les premières dates de sa nouvelle tournée. J’ai pu rencontrer cette jeune artiste sur ses terres, du côté de Valence. Le rendez-vous est pris dans un café de la ville et je découvre une jeune artiste avec sa guitare sur le dos, très sympathique, naturelle et même presque un peu surprise et gênée qu’on puisse s’intéresser à elle. Nous commençons une discussion et le courant passe très bien, comme si deux vieux amis se retrouvaient. Elle me raconte son parcours, sa détermination à vouloir faire ce métier pourtant si difficile de nos jours. Je perçois que sa volonté est très grande et elle me dit qu’elle fera tout son possible pour se réaliser dans la musique, chose qu’elle adore plus que tout. Estelle MEY défend alors son futur premier album qu’elle vient juste de finir et qui va prochainement sortir. J’ai eu la chance de l’écouter et je dois bien avouer que l’univers de la jeune artiste est encore bien mieux que ce que j’ai pu découvrir sur scène lorsqu’elle a joué juste guitare/voix à l’Usine d’Istres. Je pourrai décrire l’ambiance générale de ce futur album comme un mélange de rock brut, avec une voix puissante à la fois claire et précise et aussi parfois rocailleuse. Un savant mélange pourrait-on dire ! Sa force principale est donc sa voix appuyée par son charisme scénique qui lui apporte une forte dose d’attitude rock and roll. Son futur album qui va bientôt paraitre se nomme The Key , les clés ?? Je souhaite pour elle que ce seront les clés de la réussite, car elle le mérite. Pour les afficionados de rock, je pense que vous aurez de quoi faire avec cette jeune artiste. On ressent très bien ses influences rock je dois avouer que son album tourne en boucle dans ma voiture !! Chose aussi très surprenante, un de ses titres s’appelle Silence . Et, sur ce titre, en français, je trouve que parfois son grain de voix ressemble à celui de Vanessa Paradis. Elément surprenant me direz-vous vu l’univers très rock d’ Estelle Mey. Comme quoi, cela prouve la polyvalence de cette jeune artiste. Vous pourrez aussi découvrir des sons très actuels, parfois un peu froid (très à contre sens des sons rock justement mais je pense que cela est fait exprès), faisant penser à de l’électro, et aussi à du Muse (une basse très saturée sur le titre Vénus ) ainsi que des effets sur sa voix (pour les novices, coupure des basses sur la voix laissant un son style hygiaphone). Bref, tout cela pour dire que dans ce futur album, on pourra y trouver de tout , des mélanges savamment réalisés en mettant toujours en avant cette voix très puissante. Pour vous donner envie d’aller découvrir cette artiste, voici deux petites vidéos que l’on a tournées dans un magasin de musique de Valence, juste guitare/voix pour le plaisir des oreilles :

Le titre Pulsion :
https://www.youtube.com/watch?v=1cou9QqLpPU
Le titre « cloud » :
https://www.youtube.com/watch?v=r4h673hn0kE
Aller voir sur son facebook :
https://www.facebook.com/EstelleMeyOfficiel/

Sa page youtube :
https://www.youtube.com/channel/UCC7s0JIuo4l8yuV4pXszgEQ

Aller la voir en live, écouter son CD dès qu’il sera sorti !!

Vignette lionel degiovanniSignature : lionel degiovanni
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Page Web Conseillée : https://www.facebook.com/EstelleMeyOffic
Artiste : LNZNDRF  Titre : S/t
Ecouter et commander
Style : Pop - Rock
LNZNDRF - S/tFormé en 2011 en Nouvelle-Zélande, à Auckland plus précisément, le groupe LNZNDRF - pour LANZENDORF - est composé de vieilles connaissances, les très doués frères Bryan et Scott Devendorf (le batteur et le bassiste des Américains de The National, qui doivent d'ailleurs beaucoup à cette section rythmique totalement imparable), et le joueur de cuivres Ben Lanz, qui évolue fréquemment avec le combo de Zach Condon, Beirut, et qui se met régulièrement au service de The National et de leur pote songwriter Sufjan Stevens. Quand des gens de goût aux CV irréprochables mettent en commun leurs multiples talents pour travailler sur un projet en forme de super groupe, ça peut tomber totalement à plat et provoquer un indicible ennui... ou alors ça peut faire « BOUM » ! C'est la deuxième option qui a été cochée ici, puisque dès le premier morceau, « Future You », LNZNDRF fait monter l'auditeur à bord avec une facilité assez déconcertante, en mélangeant brillamment kraut rock étrange, pop psychédélique élégiaque et rock progressif pas chiant une seule seconde (ce qui n'est pas toujours gagné dans ce style). Issu de jam sessions enregistrées dans une église de Cincinnati en à peine deux jours et demi, l'album dont il est question ici comporte une collection de titres prenant le temps de se développer longuement, sans que cela paraisse long justement, en empilant les couches progressivement : voix célestes ou trafiquées utilisées comme des instruments à part entière, bidouillages créant des ambiances mystérieuses, rythmiques donnant l'impression d'avoir les guibolles boostées par tout un tas de produits plus ou moins licites... A la fois sobre, inspiré et sincère, le disque éponyme de LNZNDRF a la chance de posséder des vertus hypnotiques quasi instantanées, ce qui plonge agréablement dans un état de béatitude envoyant en orbite en un clin d’œil, à des années lumière de toute la merde ambiante. Du « travail » de professionnels !



Liens : www.facebook.com/lnzndrf, lnzndrf.com, twitter.com/lnzndrf, www.instagram.com/lnzndrf/.

2016 (4AD)

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Artiste : The Inspector Cluzo  Titre : Rockfarmers
Style : Pop - Rock
The Inspector Cluzo - RockfarmersIl en aura fallu du temps, pour qu'on entende enfin leur appel, à ces deux-là. Depuis 2008 qu'ils écumaient la planète en insultant les joueurs de basse, leur nom nous était familier bien sûr (d'autant que leur société de production est une grande pourvoyeuse de spams !), mais on croyait à tort à un duo de pop arty, notamment à cause de son nom cinéphile/branché... De leur côté, ils ont d'abord sonné sous grosse influence fusion (dans l'esprit RHCP/Fishbone) avant de s'orienter peu à peu - et avec raison - vers un style qui leur a permis de trouver un son plus personnel, en plus de convenir au mieux à des paysans revendiqués : le folk et surtout, le bluhuhues explosif... Et c'est donc aux récentes Eurockéennes, en plein après-midi et n'ayant même pas encore transformé notre première bière en une miction potentiellement fertile, qu'on s'est pris en plein dans le baigneur la classe internationale de The Inspector Cluzo et surtout, l'explosif et jouissif combo riff/batterie/sifflement, Rockfarmers, qui ouvre l'éponyme album !
Rockers en tournée et fermiers exploitants donc (et pas forcément dans cet ordre-là...), fiers représentants de Mont-de-Marsan, Gasconha ! Se présentant sur scène en costard-cravate-béret d'une rare élégance, solidement ancrés dans un terroir qu'ils défendent bec-et-ongles, de la grande philosophie du respect des anciens et de la terre, jusqu'aux inévitables petites vannes de clocher (les Dacquois doivent en avoir des acouphènes, à force, surtout les joueurs de basse...). C'est peu dire qu'on les a trouvés instantanément, non seulement charismatiques, mais aussi tout à fait fascinants sur scène ! Qui dit paysan aimant sa terre, dit aussi chasseur-pêcheur ? Pas sûr toutefois qu'ils attrapent quoi que ce soit en rivière avec un raffut tel que celui de la puissante et ultra-groovy Fishermen. Peu probable également qu'ils puissent piéger le moindre muridé avec la très Jackwhitienne Quit The Rat Race...
Contrairement à leurs modèles qui torchent généralement des titres concis, nos deux nouveaux "Parpanhas" préférés (comme on dirait dans le Sud-Est), eux, ne craignent pas d'étirer les jams et les hululements à l'infini (Kiss Me). Par contre quand il s'agit de défoncer la gueule à quelque chose de méprisable - une multinationale empoisonneuse par exemple - les 3 minutes réglementaires de cavalcade western/punk leur suffisent (GMO & Pesticides), tout comme pour parler de sexe (Erotic, plutôt jouissive mais sur moins de 4 minutes, douche comprise). On peut néanmoins préférer ces morceaux-là, les plus percutants, à d'autres qui s'éternisent parfois un peu...Cependant ils ne craignent pas non plus de poser leurs tripes et le reste sur la table (splendide The Run, dont la partie basse nous a évoqué rien moins que Lee Hazlewood en live). Et ce même si le but premier reste d'atteindre le groove ultime par tous les moyens, fussent-ils un poil outranciers (Stars & Leaving, qui semble parodier Led Zeppelin).
Car pour finir, précisons bien que nos oreilles décèlent sans ambiguité dans tout ceci une bonne dose de dérision et de second degré (par exemple, dans les péroraisons et les choeurs d'Abu, ou encore dans les jolis et kitsch carillons de Japanese Mountain) ! : The Inspector Cluzo fait de la musique surtout pour se/nous faire plaisir et s'amuser, qu'elle soit suramplifiée au Hellfest ou presque acoustique au camping, tout en n'oubliant pas que ce qui est vraiment important à la fin de la journée (et de la tournée, à plus forte raison !), c'est que les bêtes soient bien nourries, et la terre enrichie... C'est un peu un cliché, mais force est de reconnaître qu'avec leurs pieds bien tanqués dans la boue et leurs yeux plantés dans les étoiles, ils sont aussi ce qui ressemble symboliquement le plus à un festivalier en goguette ! D'où peut-être un effet d'identification immédiate, qui devrait marcher pour vous aussi lors d'une de leurs prochaines dates en plein air, à cocher dès que possible !
(FuckTheBassPlayer Records, 2016)

Vignette PhilippeSignature : Philippe
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1 à 11 sur 5113 critiques trouvées
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