Vos critiques de disques
Artiste : Kadavar Titre : Abra Kadavar
Style : Metal - Hardcore
Allez, on ne va pas vous en priver, ce serait cruel : vous avez trente secondes pour vous foutre de la gueule du look épaissement barbu et chevelu, des trois membres de Kadavar, qui apparait comme une compil pileuse du pire de ZZ Top et d'Abba ! Une fois précisé, en outre, qu'ils sont allemands, vous pourriez même légitimement croire que ce vinyle sort d'un bac "krautrock chelou" où il aurait cotoyé depuis 40 ans ceux de Tangerine Dream, Klaus Schulze et Popol Vüh, et rigoler encore plus fort...
Ayé ? Vous avez fini de ricaner bêtement ? Alors bouclez vos ceintures, parce que Kadavar n'est pas ce qu'il semble être : c'est du lourd, du heavy rock, et cette fois-ci au sens positif du terme. Ils sont trois seulement, mais très bons techniciens (superbe voix et guitare par exemple), assez bons pour singer à la perfection leurs influences majeures, celles de groupes de 4 personnes au moins comme Led Zeppelin & Black Sabbath, en y ajoutant toutefois une touche de modernité bienvenue dans le son et la production. En ce sens ils rappellent la première mouture également en trio sonique et quasiment "70's tribute band" de Wolfmother, qui n'avouait pas non plus d'autre but que de faire vivre haut et très fort ce bon vieux hard rock psychédélique dont beaucoup de gens ne se sont jamais lassés. La ressemblance avec les australiens va d'ailleurs jusqu'au graphisme de leur nom : la grosse trace noire sur la couverture est bien leur logo, un peu cryptique certes, mais géométrique et très classe...
Après un premier album sorti l'an passé, sur un concept très "Led Zep reboot" (mais culminant sur un Purple Sage totalement Hawkwind), revoici nos joyeux "Chleuh-velus" avec un Abra Kadavar (rien que le titre montre un humour potache à la Hives...), cette fois-ci totalement sous influence Black Sabbath (mais toujours avec des soli de guitare à la Robert Plant). Si l'album s'écoute d'une traite (on n'arrête pas comme ça un train de minerai de fer lancé à pleine vitesse), on y note quand même les points pittoresques suivants : des titres basés sur des riffs ultra-efficaces (Doomsday Machine), des hommages évidents à leurs glorieux ancètres du "Schwarz Sabbat" (Black Snake), les jolies cavalcades d'une basse pas que heavy mais également assez groovy (très marquante Dust), les digressions en balade d'une guitare en plein milieu d'un hymne martial, voire crypto-stoner (classieuse Fire), un combat d'effets de pédales diverses (wah-wah, fuzz, vocoder, c'est tout un arsenal déployé sur la psyché Rhythm for Endless Minds) et un délire final en forme de boeuf plutôt réjouissant (Abra Kadabra).
A l'heure où le groupe à l'origine de tout ce style, se relève d'un coup très dur - son mythique guitariste sans doigts Toni Iommi semble enfin être tiré d'affaires cancéreuses et une tournée mondiale est sur les rails - l'on se dit que Kadavar serait décidément le groupe d'ouverture idéal de ces très attendues agapes sataniques ! Cela étant à défaut, les hordes des joyeux crétins qui ne demandent qu'à pouvoir suer leurs bières en agitant leurs têtes chevelues sur du hard-rock tellurique et un peu foufou à la fois, se contenteront largement d'un concert de Kadavar seul, leurs performances live étant par ailleurs saluées de toutes parts.
(Nuclear Blast, 2013)
Signature : Philippe
Envoyer un message à Philippe
Toutes les critiques de CD de Kadavar
Style : Metal - Hardcore
Allez, on ne va pas vous en priver, ce serait cruel : vous avez trente secondes pour vous foutre de la gueule du look épaissement barbu et chevelu, des trois membres de Kadavar, qui apparait comme une compil pileuse du pire de ZZ Top et d'Abba ! Une fois précisé, en outre, qu'ils sont allemands, vous pourriez même légitimement croire que ce vinyle sort d'un bac "krautrock chelou" où il aurait cotoyé depuis 40 ans ceux de Tangerine Dream, Klaus Schulze et Popol Vüh, et rigoler encore plus fort... Ayé ? Vous avez fini de ricaner bêtement ? Alors bouclez vos ceintures, parce que Kadavar n'est pas ce qu'il semble être : c'est du lourd, du heavy rock, et cette fois-ci au sens positif du terme. Ils sont trois seulement, mais très bons techniciens (superbe voix et guitare par exemple), assez bons pour singer à la perfection leurs influences majeures, celles de groupes de 4 personnes au moins comme Led Zeppelin & Black Sabbath, en y ajoutant toutefois une touche de modernité bienvenue dans le son et la production. En ce sens ils rappellent la première mouture également en trio sonique et quasiment "70's tribute band" de Wolfmother, qui n'avouait pas non plus d'autre but que de faire vivre haut et très fort ce bon vieux hard rock psychédélique dont beaucoup de gens ne se sont jamais lassés. La ressemblance avec les australiens va d'ailleurs jusqu'au graphisme de leur nom : la grosse trace noire sur la couverture est bien leur logo, un peu cryptique certes, mais géométrique et très classe...
Après un premier album sorti l'an passé, sur un concept très "Led Zep reboot" (mais culminant sur un Purple Sage totalement Hawkwind), revoici nos joyeux "Chleuh-velus" avec un Abra Kadavar (rien que le titre montre un humour potache à la Hives...), cette fois-ci totalement sous influence Black Sabbath (mais toujours avec des soli de guitare à la Robert Plant). Si l'album s'écoute d'une traite (on n'arrête pas comme ça un train de minerai de fer lancé à pleine vitesse), on y note quand même les points pittoresques suivants : des titres basés sur des riffs ultra-efficaces (Doomsday Machine), des hommages évidents à leurs glorieux ancètres du "Schwarz Sabbat" (Black Snake), les jolies cavalcades d'une basse pas que heavy mais également assez groovy (très marquante Dust), les digressions en balade d'une guitare en plein milieu d'un hymne martial, voire crypto-stoner (classieuse Fire), un combat d'effets de pédales diverses (wah-wah, fuzz, vocoder, c'est tout un arsenal déployé sur la psyché Rhythm for Endless Minds) et un délire final en forme de boeuf plutôt réjouissant (Abra Kadabra).
A l'heure où le groupe à l'origine de tout ce style, se relève d'un coup très dur - son mythique guitariste sans doigts Toni Iommi semble enfin être tiré d'affaires cancéreuses et une tournée mondiale est sur les rails - l'on se dit que Kadavar serait décidément le groupe d'ouverture idéal de ces très attendues agapes sataniques ! Cela étant à défaut, les hordes des joyeux crétins qui ne demandent qu'à pouvoir suer leurs bières en agitant leurs têtes chevelues sur du hard-rock tellurique et un peu foufou à la fois, se contenteront largement d'un concert de Kadavar seul, leurs performances live étant par ailleurs saluées de toutes parts.
(Nuclear Blast, 2013)
Signature : Philippe
Envoyer un message à Philippe
Toutes les critiques de CD de Kadavar
Artiste : Jahcoustix Titre : Frequency
Style : Reggae Ska
Jahcoustix a passé son enfance sur la route, vivant des années à Mexico, au Liberia, à New York, au Kenya et en Egypte. Il découvre la musique au Kenya et commence à écrire ses premières compositions. A l’âge de 20 ans, il est de retour en Allemagne. Jahcoustix a depuis son plus jeune âge dédié sa vie à la musique et n’a cessé de voyager, ses chansons l’ont emmené aux quatre coins du monde. Ces 10 dernières années, Jahcoustix a sorti 5 albums studio et donné plus de 1000 concerts. Sa diversité musicale, sa progression constante et la reconnaissance grandissante de son travail sont autant de signes qu’un bel avenir s’ouvre à lui. Sur ce nouvel album, « Frequency », Jahcoustix donne à ses fans un Roots Reggae sans concession. L’idée et l’approche de réalisation sont différentes de tous les précédents disques. Pour la première fois, au lieu de jouer avec son propre groupe, Jahcoustix a voulu travailler avecIrievibrations Records et également d’autres producteurs afin d’obtenir ce son plus diversifié. Célébrant cette année ses 10 ans de carrière, Jahcoustix a déjà prévu une tournée pour faire découvrir au monde ce nouvel opus et distillé ses messages positifs. C’est assez rare pour être souligné, Jahcoustix signe ici de superbes duos avec des invités choisis qui rentrent complètement dans l’univers du chanteur, par ordre d’apparition : Apple Gabriel, Horace Andy, Kabaka Pyramid & Raphael et… Dub Inc’ ! Au sujet de la combinaison avec Apple Gabriel et du choix de ses invités, Jahcoustix répond : « Je voulais proposer un pur disque de roots reggae regroupant certains des artistes que j’ai le plus écouté ces 30 dernières années. Réaliser cet album était mon rêve, a truly heartical matter. »
Juin 2013
Signature : lebonair
Envoyer un message à lebonair
Page Web Conseillée : www.jahcoustix.de
Toutes les critiques de CD de Jahcoustix
Style : Reggae Ska
Jahcoustix a passé son enfance sur la route, vivant des années à Mexico, au Liberia, à New York, au Kenya et en Egypte. Il découvre la musique au Kenya et commence à écrire ses premières compositions. A l’âge de 20 ans, il est de retour en Allemagne. Jahcoustix a depuis son plus jeune âge dédié sa vie à la musique et n’a cessé de voyager, ses chansons l’ont emmené aux quatre coins du monde. Ces 10 dernières années, Jahcoustix a sorti 5 albums studio et donné plus de 1000 concerts. Sa diversité musicale, sa progression constante et la reconnaissance grandissante de son travail sont autant de signes qu’un bel avenir s’ouvre à lui. Sur ce nouvel album, « Frequency », Jahcoustix donne à ses fans un Roots Reggae sans concession. L’idée et l’approche de réalisation sont différentes de tous les précédents disques. Pour la première fois, au lieu de jouer avec son propre groupe, Jahcoustix a voulu travailler avecIrievibrations Records et également d’autres producteurs afin d’obtenir ce son plus diversifié. Célébrant cette année ses 10 ans de carrière, Jahcoustix a déjà prévu une tournée pour faire découvrir au monde ce nouvel opus et distillé ses messages positifs. C’est assez rare pour être souligné, Jahcoustix signe ici de superbes duos avec des invités choisis qui rentrent complètement dans l’univers du chanteur, par ordre d’apparition : Apple Gabriel, Horace Andy, Kabaka Pyramid & Raphael et… Dub Inc’ ! Au sujet de la combinaison avec Apple Gabriel et du choix de ses invités, Jahcoustix répond : « Je voulais proposer un pur disque de roots reggae regroupant certains des artistes que j’ai le plus écouté ces 30 dernières années. Réaliser cet album était mon rêve, a truly heartical matter. »Juin 2013
Signature : lebonair
Envoyer un message à lebonair
Page Web Conseillée : www.jahcoustix.de
Toutes les critiques de CD de Jahcoustix
Artiste : Gentleman Titre : New Day Dawn
Style : Reggae Ska
Gentleman revient sur les devants de la scène avec ce 6ème album, «New Day Dawn». Un nouveau disque qui parle de personnalité, de ruptures, d’amour, de responsabilités, de doutes, de gratitude, de spiritualité et pour finir de changements et de nouveaux départs. L’Allemand Gentleman est à 38 ans devenu un incontournable ambassadeur du reggae hyper ouvert, très varié, touchant plusieurs styles tels que le dancehall, la pop, le hip-hop. J’ai eu un peu peur au début, lors des premières écoutes, car je trouvais l’ensemble un peu trop commercial et sans saveur, en un mot plat. Vu que l’artiste a beaucoup de talent et nous l’a prouvé régulièrement ces dernières années, j’ai écouté plusieurs fois et enfin, le rideau est tombé. J’ai découvert de belles choses et beaucoup de positif à ce disque. Il faut noter que New Day Dawn est son premier album réalisé sans la moindre collaboration extérieure ou participation. Je le trouve d’ailleurs moins foutoir que le précédent «Diversity» où il y avait à boire et à manger. Le petit dernier, je trouve qu’il forme une belle unité, que l’ensemble tient mieux la route car plus intime et Gentleman s’éparpille moins et le rendu est forcément meilleur. Attention, je n’aime pas tout. Je préfère son côté Roots-reggae que l’ambiance trop dance-hall mais dans son ensemble, «New Day Dawn» est plutôt réussi. L’année 2013 et ce nouvel album va donné l’occasion à l’artiste de fêter sur scène ces 20 ans en live. C’était en décembre 1993 ces débuts, le temps passe et Gentleman est toujours là. On aura l’occasion de fêter l'évènement avec lui à l’Olympia à l’automne.
Signature : lebonair
Envoyer un message à lebonair
Page Web Conseillée : www.gentleman-music.com
Toutes les critiques de CD de Gentleman
Style : Reggae Ska
Gentleman revient sur les devants de la scène avec ce 6ème album, «New Day Dawn». Un nouveau disque qui parle de personnalité, de ruptures, d’amour, de responsabilités, de doutes, de gratitude, de spiritualité et pour finir de changements et de nouveaux départs. L’Allemand Gentleman est à 38 ans devenu un incontournable ambassadeur du reggae hyper ouvert, très varié, touchant plusieurs styles tels que le dancehall, la pop, le hip-hop. J’ai eu un peu peur au début, lors des premières écoutes, car je trouvais l’ensemble un peu trop commercial et sans saveur, en un mot plat. Vu que l’artiste a beaucoup de talent et nous l’a prouvé régulièrement ces dernières années, j’ai écouté plusieurs fois et enfin, le rideau est tombé. J’ai découvert de belles choses et beaucoup de positif à ce disque. Il faut noter que New Day Dawn est son premier album réalisé sans la moindre collaboration extérieure ou participation. Je le trouve d’ailleurs moins foutoir que le précédent «Diversity» où il y avait à boire et à manger. Le petit dernier, je trouve qu’il forme une belle unité, que l’ensemble tient mieux la route car plus intime et Gentleman s’éparpille moins et le rendu est forcément meilleur. Attention, je n’aime pas tout. Je préfère son côté Roots-reggae que l’ambiance trop dance-hall mais dans son ensemble, «New Day Dawn» est plutôt réussi. L’année 2013 et ce nouvel album va donné l’occasion à l’artiste de fêter sur scène ces 20 ans en live. C’était en décembre 1993 ces débuts, le temps passe et Gentleman est toujours là. On aura l’occasion de fêter l'évènement avec lui à l’Olympia à l’automne.
Signature : lebonair
Envoyer un message à lebonair
Page Web Conseillée : www.gentleman-music.com
Toutes les critiques de CD de Gentleman
Artiste : French Cowboy & The One Titre : French Cowboy & The One
Style : Pop - Rock
Suite des rocambolesques pérégrinations musicales de Federico Pellegrini & Co, qui après les Little Rabbits, Baby Face Nelson et French Cowboy, sort au printemps 2013 un disque éponyme sous le nom de French Cowboy & The One, avec son complice batteur Eric Pifeteau... Pas la peine de maintenir le suspens plus longtemps, ceux qui ont aimé les précédents épisodes devraient adorer celui-là, puisqu'il propose une sorte de synthèse accrocheuse et jouissive des différents projets de Mister Pellegrini. Le gars est toujours en grande forme artistique... La preuve, sa passion pour le rock 'n roll country folk blues chanté en anglais est intacte, ce qui aboutit à de tonitruants morceaux où la distorsion fait mouche, comme sur Keep Rockin', Giving Up etc. Mais l'homme est aussi grand fan d'électro pop avec textes nonchalants et osés in french (comme à la grande époque des Rabbits), et ça donne des tubes avec synthés et boites à rythmes qui devraient être bientôt sur toutes les lèvres : les imparables, hédonistes, drôles et excitants You Wanna Sing et Everybody... Et puis quand French Cowboy & The One mélange son amour pour le synthétique et le rock 'n roll blues, ça donne Big Trouble, un excellent titre à la Suicide. Auquel on pense également sur le très enlevé Yell Yeah. N'oublions pas le côté hip hop bricolo à la Beck avec le sexy en diable Maico. Bon, pas la peine de poursuivre plus longtemps, il est clair que ce n'est pas le moment de lâcher l'affaire French Cowboy (& The One). Car ces gens-là pètent le feu !
A lire également, une chronique du concert de French Cowboy à La Coopérative de mai, à Clermont-Ferrand en 2010...
Liens : www.frenchcowboyandtheone.com, www.facebook.com/pages/French-Cowboy-Bedroom, www.havalinarecords.net.
Mai 2013 (Havalina Records)
Signature : pierre andrieu
Envoyer un message à pierre andrieu
Toutes les critiques de CD de French Cowboy & The One
Style : Pop - Rock
Suite des rocambolesques pérégrinations musicales de Federico Pellegrini & Co, qui après les Little Rabbits, Baby Face Nelson et French Cowboy, sort au printemps 2013 un disque éponyme sous le nom de French Cowboy & The One, avec son complice batteur Eric Pifeteau... Pas la peine de maintenir le suspens plus longtemps, ceux qui ont aimé les précédents épisodes devraient adorer celui-là, puisqu'il propose une sorte de synthèse accrocheuse et jouissive des différents projets de Mister Pellegrini. Le gars est toujours en grande forme artistique... La preuve, sa passion pour le rock 'n roll country folk blues chanté en anglais est intacte, ce qui aboutit à de tonitruants morceaux où la distorsion fait mouche, comme sur Keep Rockin', Giving Up etc. Mais l'homme est aussi grand fan d'électro pop avec textes nonchalants et osés in french (comme à la grande époque des Rabbits), et ça donne des tubes avec synthés et boites à rythmes qui devraient être bientôt sur toutes les lèvres : les imparables, hédonistes, drôles et excitants You Wanna Sing et Everybody... Et puis quand French Cowboy & The One mélange son amour pour le synthétique et le rock 'n roll blues, ça donne Big Trouble, un excellent titre à la Suicide. Auquel on pense également sur le très enlevé Yell Yeah. N'oublions pas le côté hip hop bricolo à la Beck avec le sexy en diable Maico. Bon, pas la peine de poursuivre plus longtemps, il est clair que ce n'est pas le moment de lâcher l'affaire French Cowboy (& The One). Car ces gens-là pètent le feu !A lire également, une chronique du concert de French Cowboy à La Coopérative de mai, à Clermont-Ferrand en 2010...
Liens : www.frenchcowboyandtheone.com, www.facebook.com/pages/French-Cowboy-Bedroom, www.havalinarecords.net.
Mai 2013 (Havalina Records)
Signature : pierre andrieu
Envoyer un message à pierre andrieu
Toutes les critiques de CD de French Cowboy & The One
Artiste : Temenik Electric Titre : Ouesh Hada ?
Style : Pop - Rock
Loin d'être de brutaux apôtres de l'industrialisation de la sono mondiale et de son recyclage, les gars de Temenik Electric adoptent l'hybridation de langages musicaux plus émotifs et rageurs allant du blues à la transe , de l'organique à l'électronique.
Ici, le discours, radical c'est certain, n'est jamais oppressant ou claustrophobe. Le message, chanté, éructé, en arabe, n'est jamais asséné, restant dans l'aire de l'interprétation kaléidoscopique. Comme si sans vraiment comprendre ce qui est dit, nous percevions chaque détail des histoires racontées et de leurs enjeux.
Du coup, cet album des Temenik Electric, leur premier, quésako ?
Des guitares ailées et supersoniques y décollent dans des fracas Zepelliniens, s'enfonçant jusqu'à la garde dans l'humus du Delta, fouissant vigoureusement dans les contreforts de l'Aïdour. Ouesh Hada ? est un disque qui vibre par la question qu'il soulève, comme un bombardier au décollage d'où s'échapperaient en rafale des réponses qui bousculent les habitudes.
Rarement depuis la découverte des embardées psychotropicales de Taha & Hillage, ou de la fusion punk des Hoba Hoba Spirit, les Ramones de Casablanca, matière à réflexion et à danser n'aura fait un tel effet, explosant dans l’œuf toute velléité d'étiquetage "world" dans son acception la plus putassière, revitalisant carrément cette idée même pour incarner plus que jamais l'esprit de rébellion. Celui des voyageurs, celui des chasseurs de dragons, celui qui vous guide dans le noir, qui vous aide en secret à traverser les miroirs de vos pires cauchemars.
Alors oui ! Parce que dans chaque crâne règne une tempête.
Parce que c'est à chacun d'y trouver le calme.
Parce que souvent une vie n'y suffit pas .
Parce qu'aussi parfois d'une note de musique , d'un arpège de mandole, d'un chant dans la nuit naissent les réponses.
Parce que tout ça, Temenik Electric pose la bonne question.
Ouesh Hada ?
Qu'est ce que c'est ?
2013 - Nomad'Café Production
http://temenikelectric.tumblr.com/
Signature : zeu western manooch
Envoyer un message à zeu western manooch
Page Web Conseillée : http://loreilledemoscou.canalblog.com
Toutes les critiques de CD de Temenik Electric
Style : Pop - Rock
Loin d'être de brutaux apôtres de l'industrialisation de la sono mondiale et de son recyclage, les gars de Temenik Electric adoptent l'hybridation de langages musicaux plus émotifs et rageurs allant du blues à la transe , de l'organique à l'électronique.Ici, le discours, radical c'est certain, n'est jamais oppressant ou claustrophobe. Le message, chanté, éructé, en arabe, n'est jamais asséné, restant dans l'aire de l'interprétation kaléidoscopique. Comme si sans vraiment comprendre ce qui est dit, nous percevions chaque détail des histoires racontées et de leurs enjeux.
Du coup, cet album des Temenik Electric, leur premier, quésako ?
Des guitares ailées et supersoniques y décollent dans des fracas Zepelliniens, s'enfonçant jusqu'à la garde dans l'humus du Delta, fouissant vigoureusement dans les contreforts de l'Aïdour. Ouesh Hada ? est un disque qui vibre par la question qu'il soulève, comme un bombardier au décollage d'où s'échapperaient en rafale des réponses qui bousculent les habitudes.
Rarement depuis la découverte des embardées psychotropicales de Taha & Hillage, ou de la fusion punk des Hoba Hoba Spirit, les Ramones de Casablanca, matière à réflexion et à danser n'aura fait un tel effet, explosant dans l’œuf toute velléité d'étiquetage "world" dans son acception la plus putassière, revitalisant carrément cette idée même pour incarner plus que jamais l'esprit de rébellion. Celui des voyageurs, celui des chasseurs de dragons, celui qui vous guide dans le noir, qui vous aide en secret à traverser les miroirs de vos pires cauchemars.
Alors oui ! Parce que dans chaque crâne règne une tempête.
Parce que c'est à chacun d'y trouver le calme.
Parce que souvent une vie n'y suffit pas .
Parce qu'aussi parfois d'une note de musique , d'un arpège de mandole, d'un chant dans la nuit naissent les réponses.
Parce que tout ça, Temenik Electric pose la bonne question.
Ouesh Hada ?
Qu'est ce que c'est ?
2013 - Nomad'Café Production
http://temenikelectric.tumblr.com/
Signature : zeu western manooch
Envoyer un message à zeu western manooch
Page Web Conseillée : http://loreilledemoscou.canalblog.com
Toutes les critiques de CD de Temenik Electric
Artiste : Domenico Titre : Cine Privê
Style : Pop - Rock / NovoTropicalismo
Dès les premières mesures de cette bossa nova vitaminée qui ouvre le disque, on se retrouve happé par le charme inimitable d'une musique terriblement brésilienne. Bien sûr on pense aussitôt à la tripotée d’hurluberlus qui forgèrent à grands coups d'extravagances psychédéliques l'histoire du Tropicalisme : Gil, Veloso, Zé, Costa...C'est immanquable ! Mais plus que l'effet naphtaline du cliché rétro, c'est une bouffée d'air frais qui nous monte au cerveau au fil de l'écoute de ce premier lp du jeune Domenico Lancelloti : Cine Privê.
Il y a sur ce disque sans dessus dessous une ambiance à nulle autre pareille, hirsute et psychédélique. Une grâce maladroite, une espèce de légèreté cajoleuse, de déséquilibre constant si caractéristique de la musique tropicalista, à la fois gaie et dansante, déjantée rythmiquement, enjôleuse mélodiquement. Une musique qui semble entrainée malgré elle dans une course dingue vers sa propre folie.
L'écriture de Domenico est alerte, vive ; sa façon d'aborder les influences, de les prendre à bras le corps et de jouer des codes, vraiment séduisante.
Hommage au cinéma de tout ordre, ce disque concept nous plonge dans une atmosphère d'une moiteur suave, où chaque idée noire se métamorphose en joyeuse mélancolie : celle qui saisit le cœur et l'âme quand on constate à quel point la vie est douce ici bas !
Muito obrigado , Domenico !
2013 - Plug Research/La Baleine
http://www.plugresearch.com/2012/11/domenico-cine-prive/
Signature : zeu western manooch
Envoyer un message à zeu western manooch
Page Web Conseillée : http://loreilledemoscou.canalblog.com
Style : Pop - Rock / NovoTropicalismo
Dès les premières mesures de cette bossa nova vitaminée qui ouvre le disque, on se retrouve happé par le charme inimitable d'une musique terriblement brésilienne. Bien sûr on pense aussitôt à la tripotée d’hurluberlus qui forgèrent à grands coups d'extravagances psychédéliques l'histoire du Tropicalisme : Gil, Veloso, Zé, Costa...C'est immanquable ! Mais plus que l'effet naphtaline du cliché rétro, c'est une bouffée d'air frais qui nous monte au cerveau au fil de l'écoute de ce premier lp du jeune Domenico Lancelloti : Cine Privê.Il y a sur ce disque sans dessus dessous une ambiance à nulle autre pareille, hirsute et psychédélique. Une grâce maladroite, une espèce de légèreté cajoleuse, de déséquilibre constant si caractéristique de la musique tropicalista, à la fois gaie et dansante, déjantée rythmiquement, enjôleuse mélodiquement. Une musique qui semble entrainée malgré elle dans une course dingue vers sa propre folie.
L'écriture de Domenico est alerte, vive ; sa façon d'aborder les influences, de les prendre à bras le corps et de jouer des codes, vraiment séduisante.
Hommage au cinéma de tout ordre, ce disque concept nous plonge dans une atmosphère d'une moiteur suave, où chaque idée noire se métamorphose en joyeuse mélancolie : celle qui saisit le cœur et l'âme quand on constate à quel point la vie est douce ici bas !
Muito obrigado , Domenico !
2013 - Plug Research/La Baleine
http://www.plugresearch.com/2012/11/domenico-cine-prive/
Signature : zeu western manooch
Envoyer un message à zeu western manooch
Page Web Conseillée : http://loreilledemoscou.canalblog.com
Artiste : Bertrand Belin Titre : Parcs
Style : Pop - Rock
Et hop, une nouvelle petite merveille d'album signée Bertrand Belin ! L'homme dont les initiales sont BB a écrit et composé Parcs avec un singulier talent lui permettant de mélanger dans ses très marquantes œuvres chanson française poétique et économe en mots, folk rock & blues marqué par l'Americana et pop mélancolique... Cet épatant disque a l'incroyable pouvoir de faire s'arrêter le temps, et de provoquer un passage au second plan de tout, mais alors tout, le reste. Le secret du songwriter breton pour arriver à cet incroyable aboutissement ? En fait, il y en a plusieurs de secrets : tout d'abord, une voix superbement grave qui marque l'auditeur dès la première seconde, ensuite, des textes très originaux, à la fois énigmatiques, sombres, bien écrits et d'une insondable finesse, enfin, une symbiose assez géniale entre des mélodies imparables et des arrangements plus que parfaits, entre chanson, folk, blues et rock vintage... Un sans faute que cet album, qui a été réalisé par Monsieur Belin avec la complicité du producteur/guitariste Mark (Shez) Sheridan et des musiciens Tatiana Mladenovitch, Thibault Frisoni et Olivier Daviaud dans un studio de Sheffield fréquenté précédemment par les régionaux de l'étape que sont Jarvis Cocker, Arctic Monkeys et Richard Hawley. Le très classieux Mr Hawley qui devrait d'ailleurs sans aucun doute apprécier le travail effectué sur cet opus par son guitariste Shez Sheridan. Et il n'y a pas que lui, Parcs regorgeant de titres appelés à rester gravés dans les mémoires. On pense en particulier à l'étrange single Un Déluge (avec son gimmick de guitare entêtant), à Peggy, une bouleversante chanson sur la mort, à Requin, une fantomatique ballade aux vertus addictives, ou encore à Comment ça se danse, une country song proprement saisissante. On ne peut citer toutes les réussites de cette collection de chansons serties des subtiles influences piochées dans les discographies de JJ Cale, Dylan, Gainsbourg, Bashung, Murat, Nick Cave et Johnny Cash. Ce qui, ajouté à la Belin touch, donne envie de visiter très souvent ce très riche Parcs...
A lire également, une chronique du concert de Bertrand Belin à La Cigale, à Paris en avril 2011...
Liens : www.bertrandbelin.com, www.facebook.com/bertrandbelin, www.deezer.com/en/album/6572673.
27 Mai 2013 (Cinq7- Wagram)
Signature : pierre andrieu
Envoyer un message à pierre andrieu
Toutes les critiques de CD de Bertrand Belin
Style : Pop - Rock
Et hop, une nouvelle petite merveille d'album signée Bertrand Belin ! L'homme dont les initiales sont BB a écrit et composé Parcs avec un singulier talent lui permettant de mélanger dans ses très marquantes œuvres chanson française poétique et économe en mots, folk rock & blues marqué par l'Americana et pop mélancolique... Cet épatant disque a l'incroyable pouvoir de faire s'arrêter le temps, et de provoquer un passage au second plan de tout, mais alors tout, le reste. Le secret du songwriter breton pour arriver à cet incroyable aboutissement ? En fait, il y en a plusieurs de secrets : tout d'abord, une voix superbement grave qui marque l'auditeur dès la première seconde, ensuite, des textes très originaux, à la fois énigmatiques, sombres, bien écrits et d'une insondable finesse, enfin, une symbiose assez géniale entre des mélodies imparables et des arrangements plus que parfaits, entre chanson, folk, blues et rock vintage... Un sans faute que cet album, qui a été réalisé par Monsieur Belin avec la complicité du producteur/guitariste Mark (Shez) Sheridan et des musiciens Tatiana Mladenovitch, Thibault Frisoni et Olivier Daviaud dans un studio de Sheffield fréquenté précédemment par les régionaux de l'étape que sont Jarvis Cocker, Arctic Monkeys et Richard Hawley. Le très classieux Mr Hawley qui devrait d'ailleurs sans aucun doute apprécier le travail effectué sur cet opus par son guitariste Shez Sheridan. Et il n'y a pas que lui, Parcs regorgeant de titres appelés à rester gravés dans les mémoires. On pense en particulier à l'étrange single Un Déluge (avec son gimmick de guitare entêtant), à Peggy, une bouleversante chanson sur la mort, à Requin, une fantomatique ballade aux vertus addictives, ou encore à Comment ça se danse, une country song proprement saisissante. On ne peut citer toutes les réussites de cette collection de chansons serties des subtiles influences piochées dans les discographies de JJ Cale, Dylan, Gainsbourg, Bashung, Murat, Nick Cave et Johnny Cash. Ce qui, ajouté à la Belin touch, donne envie de visiter très souvent ce très riche Parcs... A lire également, une chronique du concert de Bertrand Belin à La Cigale, à Paris en avril 2011...
Liens : www.bertrandbelin.com, www.facebook.com/bertrandbelin, www.deezer.com/en/album/6572673.
27 Mai 2013 (Cinq7- Wagram)
Signature : pierre andrieu
Envoyer un message à pierre andrieu
Toutes les critiques de CD de Bertrand Belin
Artiste : Miles Kane Titre : Don't Forget Who You Are
Style : Pop - Rock
Après le succès de son premier effort solo, Colour Of The Trap, Miles Kane enfonce joliment le clou avec son deuxième opus, Don't Forget Who You Are, un concentré de pop rock 'n garage glam mod qui devrait lui assurer un triomphe planétaire... Sur cette très efficace et totalement addictive collection de nouvelles chansons (heu... de tubes !), la moitié des Last Shadow Puppets - avec Alex Tuner des Arctic Monkeys - se lâche comme jamais avec des humeurs très rock 'n roll pop, à la fois marquées au fer rouge par la tradition anglaise Beatles/Kinks/Who/T Rex et tournées vers les Etats-Unis (petites influences surf, country & western). Avec sa voix et son accent cockney façon Liam Gallagher croisé avec John Lennon, son jeu de guitare particulièrement débridé sans oublier ses excellents musiciens et collaborateurs (le disque est produit par l'ex Lightning Seeds Ian Broudie et co-écrit avec ce dernier, Paul Weller, Andy Partridge de XTC et Kid Harpoon), le dénommé Miles fait feu de tout bois pour se transformer en véritable machine à pondre des hit singles ! Don't Forget Who You Are, Give Up, You're Gonna Get It, Taking Over, Darkness In Our Hearts, Bombshells, Tonight ou encore Better Than That se révèlent en effet être des morceaux à la fois racés, bien branlés et hyper fédérateurs. Le genre de truc ayant l'immense mérite de donner envie de bouger, de chanter en chœur et qui autorise à se sentir d'attaque pour affronter la déprime générale, en gardant le sourire. Après avoir gentiment permis de péter les plombs avec les œuvres citées à l’instant en bande son, le gars Miles propose également un slow qui tue, Out Of Control, idéal pour faire l'amour sur une plage abandonnée (comme David Bowie dans le clip de China Girl)... A part peut-être l’anecdotique bluette pop romantique Fire In My heart, il n'y a rien à jeter sur ce disque, qui tient parfaitement la route sur la longueur et provoque des écoutes répétées... et jouissives.
A lire également, des chroniques de concert de Miles Kane au Festival Europavox 2013 et au Printemps de Bourges 2011, ainsi qu'une interview de Mr Kane réalisée en mai 2011...
Liens : www.mileskane.com, www.facebook.com/mileskanemusic, http://twitter.com/#!/MilesKaneMusic, www.youtube.com/user/MilesKaneMusic.
3 Juin 2013 (Columbia)
Signature : pierre andrieu
Envoyer un message à pierre andrieu
Toutes les critiques de CD de Miles Kane
Style : Pop - Rock
Après le succès de son premier effort solo, Colour Of The Trap, Miles Kane enfonce joliment le clou avec son deuxième opus, Don't Forget Who You Are, un concentré de pop rock 'n garage glam mod qui devrait lui assurer un triomphe planétaire... Sur cette très efficace et totalement addictive collection de nouvelles chansons (heu... de tubes !), la moitié des Last Shadow Puppets - avec Alex Tuner des Arctic Monkeys - se lâche comme jamais avec des humeurs très rock 'n roll pop, à la fois marquées au fer rouge par la tradition anglaise Beatles/Kinks/Who/T Rex et tournées vers les Etats-Unis (petites influences surf, country & western). Avec sa voix et son accent cockney façon Liam Gallagher croisé avec John Lennon, son jeu de guitare particulièrement débridé sans oublier ses excellents musiciens et collaborateurs (le disque est produit par l'ex Lightning Seeds Ian Broudie et co-écrit avec ce dernier, Paul Weller, Andy Partridge de XTC et Kid Harpoon), le dénommé Miles fait feu de tout bois pour se transformer en véritable machine à pondre des hit singles ! Don't Forget Who You Are, Give Up, You're Gonna Get It, Taking Over, Darkness In Our Hearts, Bombshells, Tonight ou encore Better Than That se révèlent en effet être des morceaux à la fois racés, bien branlés et hyper fédérateurs. Le genre de truc ayant l'immense mérite de donner envie de bouger, de chanter en chœur et qui autorise à se sentir d'attaque pour affronter la déprime générale, en gardant le sourire. Après avoir gentiment permis de péter les plombs avec les œuvres citées à l’instant en bande son, le gars Miles propose également un slow qui tue, Out Of Control, idéal pour faire l'amour sur une plage abandonnée (comme David Bowie dans le clip de China Girl)... A part peut-être l’anecdotique bluette pop romantique Fire In My heart, il n'y a rien à jeter sur ce disque, qui tient parfaitement la route sur la longueur et provoque des écoutes répétées... et jouissives. A lire également, des chroniques de concert de Miles Kane au Festival Europavox 2013 et au Printemps de Bourges 2011, ainsi qu'une interview de Mr Kane réalisée en mai 2011...
Liens : www.mileskane.com, www.facebook.com/mileskanemusic, http://twitter.com/#!/MilesKaneMusic, www.youtube.com/user/MilesKaneMusic.
3 Juin 2013 (Columbia)
Signature : pierre andrieu
Envoyer un message à pierre andrieu
Toutes les critiques de CD de Miles Kane
Artiste : Queens Of The Stone Age Titre : ... Like Clockwork
Style : Pop - Rock
Attention, garçons et filles, marié(e)s ou non (hé hé, mais oui !), planquez le disque ci-devant présenté avant que votre partenaire habituel(le) ne tombe dessus, ou vous devrez subir avec agacement ses tortillements sur le canapé dès l'écoute des premiers feulements du chanteur sur Keep your Eyes Peeled, ballade tordue et sexy en diable susurrée avec Jake Shears (des Scissor Sisters !), sur base basse-guitare en plomb même pas fondu... Ou bien supporter les gémissements langoureux de chatte en chaleur de votre même partenaire, à l'écoute de ces rugissements félins accompagnant le riff de la tuante et bien nommée If I had a Tail.... Voire même, observer des comportements encore plus bordeline provoqués par la voix de velours posée sur balade piano-guitare crépusculaire (splendide The Vampire of Time and Money)...
Car IL est de retour, le rocker chanteur le plus chaud, sensuel et doué de sa génération, j'ai nommé Joshua Homme, sans doute le seul qu'en tant que musicopathe aux goûts multiples, je pourrais presque appeler mon idole. Le nom de son groupe, c'est Queens of the Stone Age, et non seulement c'est le nom DE groupe le plus cool du monde, mais c'est aussi le nom DU groupe le plus cool du monde ! Comme chacun sait, tout le gratin du rock bruyant américain y a défilé, et revient d'ailleurs ici-même s'amuser par-ci, par là : l'Homme a toujours raisonné comme ça, gérant son groupe en auberge espagnole, depuis ses ô combien mythiques Desert Sessions. "La vie est trop courte pour la passer à jouer avec les trois mêmes bonhommes...". Seul petit problème, du coup, QOTSA n'est pas un groupe habituel, sa photo de famille n'est jamais la même et encore cette fois-ci, on ne reconnaît plus tout le monde autour de l'Elvis Roux, pour reprendre le cliché habituel. Notamment, exit Joey Castillo, grand assassin de peaux de batteries, débarqué en cours d'enregistrement...
Mais peu importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse, à savoir une rasade généreuse de chansons pop/rock/stoner du plus bel effet, comme I sat by the Ocean ou I appear missing : le groupe les a déjà écrite dix fois, mais on ne s'en lasse pas ! 5 ans après un furieux album trempé à l'acide de batterie, trois ans après l'album phénoménal de Them Crooked Vultures (peut-être le super-groupe le plus excitant de tous les temps), et pendant que le spin-off en version queer qu'il a lancé il y a quelques années, les jouissifs Eagles of Death Metal vivent leur vie fofolle par ailleurs, revoici Josh Homme dans son A.O.C. QOTSA, et très en forme s'il-vous-plaît !
L'album ... Like Clockwork a délicieusement "leaké" depuis quelques temps sur Youtube, sous la forme de clips animés somptueux réalisés par un certain Boneface, et l'on y a découvert avec ravissement des titres à en râler de joie, comme le stonerissime single My God is the Sun (certes, comment pourrait-on croire en un autre dieu, en ayant grandi dans le désert californien ?), ou Kalopsia, ballade en montagne russe émotionnelle dévalée avec notre autre idole Trent Reznor (rhaââ mais non, c'est trop là, c'est indécent, arrêtez, enfin !!). Tout à fait hors limites et carcans habituels, notre rouquin préféré invite aussi ce qu'il appelle lui-même "a real Queen", à savoir Sir Elton John, à pousser (mais pousser fort !) la chansonnette sur Fairweather Friends... Et l'album, horriblement bref (46 minutes !) s'achève en une belle ballade éponyme, en forme de crescendo poignant et lui aussi trop court : la seule solution possible est alors de le ré-écouter depuis le début !
On l'aura compris, et comme c'est le cas pour quelques très rares groupes, ... Like Clockwork est le plus excitant album des QOTSA ... jusqu'au prochain ! N'importe quelle personne censée tuera donc père et mère pour se le procurer en vinyle et/ou le voir défendu sur scène, comme ce fut le cas sur cette vidéo d'un concert complet totalement jubilatoire donné le 23 mai dernier, malgré l'absence des deux batteurs crédités sur l'album : l'assassin Joey Castillo donc, mais aussi le mythique Dave Grohl... Mais hey, qui peut vraiment savoir qui sera derrière les fûts à votre prochain concert des Queens of The Stone Age ?
3 Juin 2013 (Matador - Beggars Banquet)
Signature : Philippe
Envoyer un message à Philippe
Toutes les critiques de CD de Queens Of The Stone Age
Style : Pop - Rock
Attention, garçons et filles, marié(e)s ou non (hé hé, mais oui !), planquez le disque ci-devant présenté avant que votre partenaire habituel(le) ne tombe dessus, ou vous devrez subir avec agacement ses tortillements sur le canapé dès l'écoute des premiers feulements du chanteur sur Keep your Eyes Peeled, ballade tordue et sexy en diable susurrée avec Jake Shears (des Scissor Sisters !), sur base basse-guitare en plomb même pas fondu... Ou bien supporter les gémissements langoureux de chatte en chaleur de votre même partenaire, à l'écoute de ces rugissements félins accompagnant le riff de la tuante et bien nommée If I had a Tail.... Voire même, observer des comportements encore plus bordeline provoqués par la voix de velours posée sur balade piano-guitare crépusculaire (splendide The Vampire of Time and Money)... Car IL est de retour, le rocker chanteur le plus chaud, sensuel et doué de sa génération, j'ai nommé Joshua Homme, sans doute le seul qu'en tant que musicopathe aux goûts multiples, je pourrais presque appeler mon idole. Le nom de son groupe, c'est Queens of the Stone Age, et non seulement c'est le nom DE groupe le plus cool du monde, mais c'est aussi le nom DU groupe le plus cool du monde ! Comme chacun sait, tout le gratin du rock bruyant américain y a défilé, et revient d'ailleurs ici-même s'amuser par-ci, par là : l'Homme a toujours raisonné comme ça, gérant son groupe en auberge espagnole, depuis ses ô combien mythiques Desert Sessions. "La vie est trop courte pour la passer à jouer avec les trois mêmes bonhommes...". Seul petit problème, du coup, QOTSA n'est pas un groupe habituel, sa photo de famille n'est jamais la même et encore cette fois-ci, on ne reconnaît plus tout le monde autour de l'Elvis Roux, pour reprendre le cliché habituel. Notamment, exit Joey Castillo, grand assassin de peaux de batteries, débarqué en cours d'enregistrement...
Mais peu importe le flacon, pourvu qu'on ait l'ivresse, à savoir une rasade généreuse de chansons pop/rock/stoner du plus bel effet, comme I sat by the Ocean ou I appear missing : le groupe les a déjà écrite dix fois, mais on ne s'en lasse pas ! 5 ans après un furieux album trempé à l'acide de batterie, trois ans après l'album phénoménal de Them Crooked Vultures (peut-être le super-groupe le plus excitant de tous les temps), et pendant que le spin-off en version queer qu'il a lancé il y a quelques années, les jouissifs Eagles of Death Metal vivent leur vie fofolle par ailleurs, revoici Josh Homme dans son A.O.C. QOTSA, et très en forme s'il-vous-plaît !
L'album ... Like Clockwork a délicieusement "leaké" depuis quelques temps sur Youtube, sous la forme de clips animés somptueux réalisés par un certain Boneface, et l'on y a découvert avec ravissement des titres à en râler de joie, comme le stonerissime single My God is the Sun (certes, comment pourrait-on croire en un autre dieu, en ayant grandi dans le désert californien ?), ou Kalopsia, ballade en montagne russe émotionnelle dévalée avec notre autre idole Trent Reznor (rhaââ mais non, c'est trop là, c'est indécent, arrêtez, enfin !!). Tout à fait hors limites et carcans habituels, notre rouquin préféré invite aussi ce qu'il appelle lui-même "a real Queen", à savoir Sir Elton John, à pousser (mais pousser fort !) la chansonnette sur Fairweather Friends... Et l'album, horriblement bref (46 minutes !) s'achève en une belle ballade éponyme, en forme de crescendo poignant et lui aussi trop court : la seule solution possible est alors de le ré-écouter depuis le début !
On l'aura compris, et comme c'est le cas pour quelques très rares groupes, ... Like Clockwork est le plus excitant album des QOTSA ... jusqu'au prochain ! N'importe quelle personne censée tuera donc père et mère pour se le procurer en vinyle et/ou le voir défendu sur scène, comme ce fut le cas sur cette vidéo d'un concert complet totalement jubilatoire donné le 23 mai dernier, malgré l'absence des deux batteurs crédités sur l'album : l'assassin Joey Castillo donc, mais aussi le mythique Dave Grohl... Mais hey, qui peut vraiment savoir qui sera derrière les fûts à votre prochain concert des Queens of The Stone Age ?
3 Juin 2013 (Matador - Beggars Banquet)
Signature : Philippe
Envoyer un message à Philippe
Toutes les critiques de CD de Queens Of The Stone Age
Artiste : Savages Titre : Silence Yourself
Style : Pop - Rock
Basé à Londres et composé de Ayse Hassan (basse), Fay Milton (batterie), Gemma Thompson (guitare) et Jehnny Beth (voix, protagoniste du combo John & Jehn), le groupe de post punk Savages produit une musique viscérale, métallique et tranchante qui ne manque pas d'électriser l'auditeur... Sur Silence Yourself, le premier opus de ce combo 100% féminin et énervé, l'énergie déployée irradie littéralement des morceaux à la fois agressifs, bruitistes, jusqu'au-boutistes sans omettre d'être savamment orchestrés et composés. Les guitares hurlent à la mort leur saturation, le micro est soumis à rude épreuve par les cris effarouchés de Jehnny, la basse groooooonde et la batterie tape, tape, tape... C'est rock 'n roll façon post punk (Shut Up, I Am Here, City's Full, le tube She Will... ), mais pas que, puisque la science du songwriting de Savages permet d'aérer le propos avec des mélodies et des passages moins distordus, voire joliment lancinants (Waiting For A Sign). Ce que l'on retient surtout ici, c'est que la tension ne baisse pas sur la durée, maintenue qu'elle est par la voix lyrique et désespérée, mais aussi par le feu sacré sonique qui anime les compositions. Inspirées autant par Joy Division, Gang Of Four et Wire que par Sonic Youth ou Siouxsie and The Banshees... Résultat, on aboutit à un opus férocement explosif, dont découle des prestations live particulièrement efficaces !
A lire également, un compte rendu du concert de Savages au Printemps de Bourges 2013...
Liens : savagesband.com, www.facebook.com/savagestheband, twitter.com/savagesband...
Mai 2013 (Matador - Pop Noire - Beggars Banquet)
Signature : pierre andrieu
Envoyer un message à pierre andrieu
Toutes les critiques de CD de Savages
Style : Pop - Rock
Basé à Londres et composé de Ayse Hassan (basse), Fay Milton (batterie), Gemma Thompson (guitare) et Jehnny Beth (voix, protagoniste du combo John & Jehn), le groupe de post punk Savages produit une musique viscérale, métallique et tranchante qui ne manque pas d'électriser l'auditeur... Sur Silence Yourself, le premier opus de ce combo 100% féminin et énervé, l'énergie déployée irradie littéralement des morceaux à la fois agressifs, bruitistes, jusqu'au-boutistes sans omettre d'être savamment orchestrés et composés. Les guitares hurlent à la mort leur saturation, le micro est soumis à rude épreuve par les cris effarouchés de Jehnny, la basse groooooonde et la batterie tape, tape, tape... C'est rock 'n roll façon post punk (Shut Up, I Am Here, City's Full, le tube She Will... ), mais pas que, puisque la science du songwriting de Savages permet d'aérer le propos avec des mélodies et des passages moins distordus, voire joliment lancinants (Waiting For A Sign). Ce que l'on retient surtout ici, c'est que la tension ne baisse pas sur la durée, maintenue qu'elle est par la voix lyrique et désespérée, mais aussi par le feu sacré sonique qui anime les compositions. Inspirées autant par Joy Division, Gang Of Four et Wire que par Sonic Youth ou Siouxsie and The Banshees... Résultat, on aboutit à un opus férocement explosif, dont découle des prestations live particulièrement efficaces ! A lire également, un compte rendu du concert de Savages au Printemps de Bourges 2013...
Liens : savagesband.com, www.facebook.com/savagestheband, twitter.com/savagesband...
Mai 2013 (Matador - Pop Noire - Beggars Banquet)
Signature : pierre andrieu
Envoyer un message à pierre andrieu
Toutes les critiques de CD de Savages











