Style :
Pop - Rock / HardcorePunk Formant un infernal et tempétueux duo basse/batterie, les Français de Gâtechien cherchent à faire exploser les tympans de leurs « malheureux » auditeurs avec force titres viscéraux, dissonants et truffés de gimmicks ou mélodies obsédants… Particulièrement énervés, Laurent Paradot (basse et chant) et Florian Belaud (batterie) semblent bel et bien avoir voué leur vie au culte du punk hardcore le plus extrémiste ; leurs compositions tantôt explosives, tantôt lancinantes, agissent comme des mantras absolument impossibles à faire ressortir d’un coin de sa tête quand ils y sont entrés, souvent par effraction au cours d’une écoute sauvage. Rien d’anormal à cela, Gâtechien sachant parfaitement comment rendre accro à sa came sonore... Afin de marquer les esprits et les corps sur disque et en concert, Gâtechien utilise en effet une botte secrète ayant maintes fois fait preuve de sa maléfique efficacité : batterie martelée et acide, riffs de basse tentaculaires, chant écorché à la Kurt Cobain, morceaux courts, directs et bien près de l’os, breaks tétanisants… Ce duo ouvertement influencé par Fugazi, Shellac, The Jesus Lizard et Nirvana - la crème de la crème donc - réussit à mettre tout cela à sa propre sauce et à faire un redoutable effet avec ses œuvres. Qui sont du coup vivement recommandées aux fans de bruit insoumis et intelligent.
Style :
Pop - Rock / Honeyfolk Ah ha !!! Amélie...On t'a débusqué derrière ton masque et tes blagues internautes.
Si de prime abord il était difficile de savoir qui se cachait vraiment derrière tous ces subterfuges, on t'a trouvé. retrouvé même. Avec grand plaisir il faut dire. Une voix de fille, nasillarde un peu, y'en a que ça gonfle, nous ça nous cause. Du folk, guitares en bois et échappées belles illuminées, qui se jouent des contrejours, courent dans les champs, toujours à l'assaut d'un cœur ou deux...Let's Play Kids, bon sang !
On pourrait convoquer les ressemblances, donner à ce billet un tant soit peu de consistance , de la résonance , histoire de satisfaire tous les boulimiques de comparaison et autres accros du name dropping ! De la Newsom en veut en voilà, la nouvelle Germano ? De la Moriartyste Rosemary, ça recentrerait le sujet ? Et après ? Voilà les sous-entendus. Amélie manquerait de personnalité ? Du genre à paralyser toute vibration ? Le propos serait à ce point approximatif qu'il ne serait appréciable que par rapport à d'autres ? Non ! La miss, foldingue on le sent, s'est assise sur tout ça. Aujourd'hui elle est là, elle y va à son train. Droite dans ses bottes de cow-girl excentrique, elle enfonce la concurrence. Va falloir vous y faire !
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Pop - Rock Il nous avait bouleversé avec son disque inaugural Rest Now, Weary Head ! You Will Get Well soon, son album de Noël Songs Against The Glaciation et ses grands messes scéniques envoûtantes, il revient aujourd’hui avec un disque abouti, mystérieux et admirablement gorgé de spleen… Qui ? Konstantin Gropper, le petit génie du songwriting folk pop rock, se cachant derrière Get Well Soon pour mieux mettre en musique ses tenaces tourments adolescents et son désir de composer de mini symphonies torturées. Jamais totalement remis de ses années passées à essayer de trouver une échappatoire vers la liberté du monde adulte, le jeune homme doué pour écrire des pop songs poignantes et aériennes continue à se chercher dans le labyrinthe des sentiments humains… Avec sa voix d’oiseau tombé du nid à la Thom Yorke, ses envolées lyriques à la Zack Condon ou à la Win Butler, ses orchestrations pop rock folk foisonnantes à la Tom Waits et sa passion pour la musique d’Erik Satie, les violons échevelés et les chœurs saisissants, l’éternel enfant responsable de ce fantastique (dans tous les sens du terme) album qu’est Vexations arrive à replonger l’auditeur dans des instants troublants, des instants paraissant si loin et pourtant si proches. Tourneboulé et chaviré par les émotions contrastées charriées par cette musique aussi viscérale qu’intellectualisée, ce dernier en vient à se remémorer les longues et difficiles périodes de lecture de Jean-Paul Sartre – La nausée… – et Albert Camus – L’étranger… –, les promenades nocturnes dans les bois en écoutant les premiers albums de Cure et les séances prolongées d’initiation aux « joies » de l’auto destruction, avant de trouver une hypothétique porte de sortie légèrement plus sereine. Avec ses œuvres lettrées, inspirées, cinématiques et hésitant entre l’euphorie et la dépression, Get Well Soon transporte irrémédiablement dans un univers parallèle, à des années lumières de l’instant présent et du plancher des vaches. Grâce à Nausea, Angry Young Man, Seneca’s Silence, 5 Steps / 7 Swords, A Voice In The Louvre et ses multiples autres perles tombées d’un ciel étoilé ou obscurci par de sombres nuages, Vexations est un puissant remède contre le vieillissement cellulaire et la chute irrémédiable dans un monde trop tourné vers les contingences du réel. C'est un disque qui permet d’entrevoir une petite lueur d’espoir, même dans les choses les plus moches que la vie se plait à mettre sur le chemin du commun des mortels. Merci à Get Well Soon de rappeler en musique que les vexations quotidiennes infligées aux personnes trop sensibles ne sont que péripéties ne devant pas entraîner l’apparition d’une carapace blasée, froide, calculatrice et égocentrique.
A lire également, des chroniques de concerts enflammés de Get Well Soon en novembre 2008 et mai 2009...
Style :
Pop - Rock Après deux albums qui paraissaient réussis (le très "jonathanrichmanien" Sixes & Sevens et le trop produit "Jacket Full of Danger") et qui contenaient de belles chansons mais s'étaient avérés bien ennuyeux à la longue, Adam Green revient avec un album plus lo-fi, plus sale, plus drôle, plus sensible. Comme si l'ex lutin des Moldy Peaches avait décidé de revenir aux bases : des mélodies à l'apparence simplistes, une voix douce ou crado faisant penser à un Elvis qui aurait mangé trop de confiture de fraise (You Blacken My Stay, Breaking Locks), un Lou Reed jeune et souriant (What Makes Him Act So Bad), un Iggy Pop au miel (Oh Shucks) ou un king of the pop des 70's (Lockout, Cigarette Burns Forever), des textes amusants et touchants, un tube pour danser dans sa cuisine (Buddy Bradley). Adam Green est de retour avec un album qui loin d'être surprenant réussi à nous réconcilier avec lui. Plus d'âme, plus de sensibilité, plus de bricolage, plus de chansonnettes new-yorkaises entêtantes… un album que, contrairement au deux précédents, on écoutera en boucle avec plaisir… parce qu'on ne peut se lasser de la classe et de la qualité de l'écriture quand le tout est bien emballé. Signature : chlorophil Envoyer un message à chlorophil Page Web Conseillée : www.adamgreen.net/
Artiste :
Tokyo Sex Destruction Titre :
The Neighbourhood
Style :
Pop - Rock / Rock&Soul Nouvel album fiévreux et vintage pour les rois du punk rock & soul espagnols, les fameux Tokyo Sex Destruction, déjà responsables de quelques méfaits discographiques bienvenus et de concerts particulièrement enflammés… Justement, à propos de feu, le disque The Neighbourhood sort sur un tout nouveau label basé à Clermont-Ferrand, Pyromane Records, un label qui devrait réjouir les amateurs de rock ‘n roll authentique et couillu, mais pas que. La première parution de Pyromane donne le ton : toujours gonflés à bloc par le désir de donner leur version d’un accouplement musical entre Marvin Gaye, MC5, Stax Records, James Brown, Sly Stone et The Stooges, les Tokyo Sex Destruction offrent généreusement des tubes pour danser, faire l’amour et la révolution sur leur flambant neuf opus. Pour mettre l’eau à la bouche des petits coquins qui veulent de la musique pour sauter en l’air et à l’horizontale, on citera le cuivré et imparable Stories From The Neighbourhood , le très catchy et radio friendly The sound of Your Soul, le langoureux Let Me Down, les enlevés Dope & Love et It Was ‘69, la très stonienne ballade I Think You Lie ou encore le diaboliquement rock ‘n roll It’s Gonna Be Alright… Nos quatre amis ayant leur QG non loin de Barcelone apparaissent boostés par un roboratif cocktail incorporant allègrement une bonne dose de testostérone, une foi inextinguible en la punk soul music et une belle envie de faire trembler sur ses bases l’ordre (de droite) établi. Si l’on ajoute à cela une production réalisée de main de maître, avec moults cuivres sexy, orgues humides, guitares brûlantes et voix noires, on obtient une excellente collection de chansons. Et ce qui devait arriver arriva, ce disque transpirant d’énergie positive et d’espoirs bien placés galvanise l’auditeur à chaque écoute, le requinquant fissa pour les 24 heures suivantes. Idéal pour commencer une journée du bon pied… ou la finir en beauté en prenant son...
A lire également, les chroniques des concerts de Tokyo Sex Destruction en 2005, avec Sharon Jones, et 2004, au Printemps de Bourges ...
Style :
Pop - Rock J'ai attendu cet album de Muse avec impatience, et je dois dire qu'après la première écoute, j'étais un peu déçu. Mais à tous ceux qui ont eu la même impression que moi avec l'album The Resistance, pas de panique... Après deux ou trois écoutes, la magie opère, comme sur les précédents albums des Anglais. Mis à part Guiding Light, un peu raté, car peut-être trop simpliste, le reste des chansons est imparable, avec des mélodies qui sont grisantes. Le passage en concert du groupe Muse à Limoges a suffi à me convaincre que cet album était aussi réussi que les précédents. Et puis caser trois chansons symphoniques sur un album rock, peu d'artistes sont capables d'oser le pari... Au final, l'album The Resistance de Muse est donc à écouter sans aucune modération !
Signature : pymnat45 Envoyer un message à pymnat45
Artiste :
Nick Cave / Warren Ellis Titre :
The Proposition (Bande Originale)
Style :
Pop - Rock Il y a plusieurs façons de bâcler la musique d'un film, même pour certains grands maîtres. Les plus courantes sont au pire, de faire appel à l'un des 3 ou 4 tâcherons qui en pondent 50 par an (tels Scorsese, Eastwood, Coppola après le Parrain...), au mieux de réaliser de simples compils érudites mais fainéantes (tels Tarantino, Jarmusch, Aronofski...). Et puis de temps en temps quelqu'un prend la chose au sérieux et fait illustrer son film d'une musique inédite, composée par des artistes - et non par des musiciens. Créant ainsi un nouvel opus dont les thèmes les plus marquants peuvent alors vous obséder pendant des jours, avec les images associées par le cerveau : l'illustration musicale peut même dans certains cas faire un chef d'oeuvre d'un film qui aurait pu n'être qu'une réussite (chacun sait qui a illustré Il était une fois dans l'Ouest, The Virgin Suicides ou La Marche de l'Empereur...).
Eh bien c'est aussi le cas de The Proposition, par Nick Cave & Warren Ellis. Dont il faut signaler d'entrée que Nick Cave, artiste complet, en a également écrit l'histoire, tandis que les cordes de Warren Ellis jouent le premier rôle dans la musique. Western australien crépusculaire, sauvage et magique, dont le plus simple pour ne pas trop en dire est de le qualifier, sans chichis, de PUTAIN de chef d'oeuvre, esthétiquement sublime, joué par des acteurs en état de grâce. Au fait, à moins d'être parisien, vous pouvez le télécharger tranquille, il a été hyper mal distribué en France...
Premier aspect fascinant après l'introduction sur l'air traditionnel There is a Happy Land : des pistes qui reviennent de façon cycliques tout au long de l'histoire, à peine modifiées d'une fois à l'autre. Correspondant à des actions qui se répètent au long de l'histoire : négociation sous la menace d'une arme, chevauchée échevelée, contemplation de coucher de soleil, scènes sanglantes... The Proposition, titre en trois parties, pose et maintient ainsi grâce à quelques notes simples et sinistres de violoncelle, posées sur un fond fiévreux et floydien, l'ambiance mortifère qui plane tout au long du film, dans un pays littéralement sans foi ni loi - chaque fin étant, mais à peine, égayée par quelques notes chantées et apaisées. The Rider, en 4 parties, est un poème chanté (et magnifique), qui peut aussi s'entendre comme un chant aborigène si l'on n'en retient que la fascinante prosodie. Le deuxième de la série est soudain zébré de guitares en larsen, et de vociférations inquiétantes qui augurent du projet Grinderman. Ce cycle est conclu par The Rider Song, chanson plus apaisée sur le mode crooner auquel s'adonne parfois Nick Cave (époque Nocturama), avec toutefois un violon country apporté en bonus par son collègue barbu... Mais le thème peut-être le plus obsessionnel du film, celui qui risque vraiment de vous vriller le cerveau - 2 violons entremêlés jouant des arpèges sur trois notes de piano, arrive vers la fin Martha's Dream, avant d'être doublé de cimbales sur Queenie's Suite...
Et puis des titres correspondant à des scènes uniques et isolés en style, et dont les deux pistoleros semblent ne pas avoir su quoi faire. Ils se finissent donc par un "thing" péjoratif : The moan Thing (le truc en murmure), The Gun Thing (le truc au flingue), etc. C'est les plus bruitistes donc, pas les moins intéressants ! Enfin, il y a des titres isolés comme Down to the Valley ou Clean Hands, Dirty Hands qui conclut : de vraies Murder Ballads à l'ancienne.
Mr Cave, offrant par cette musique inoubliable, un film majeur à son ami John Hillcoat, recrée à sa façon la regrettée et jamais remplacée symbiose western Leone/Morricone et prouve ainsi, dans une projet ayant précédé de peu le très réussi Dig! Lazarus! Dig!, qu'il est un artiste prolifique, généreux et décidément indispensable.
(2005) Signature : Philippe Envoyer un message à Philippe Page Web Conseillée : http://www.youtube.com/watch?v=G7V-CW_SU
Artiste :
Fucked Up Titre :
Couple Tracks : Singles 2002-2009
Style :
Pop - Rock / HardcorePunk Croisement survolté entre les Ramones, Minor Threat, Motorhead et The Stooges, le groupe canadien Fucked Up est connu pour ses concerts furieux et sa musique hardcore punk de nature à requinquer un mort… Il fait aujourd’hui paraître sur le label Matador une très pertinente compilation réunissant ses singles rares ou inédits parus entre 2002 et 2009. Les fans, les novices et les curieux auront ainsi l’occasion de prendre une magistrale claque à base de textes revendicatifs hurlés (No Pasaran), de guitares insurrectionnelles (Generation, No Epiphany), de rythmiques surexcitées (Toronto FC, Looking Back) et de compositions férocement à l’emporte pièce (Black Cats, Teenage Problems…). Difficile de vanter ici la finesse du songwriting, même si des mélodies se cachent sous le mur du son, le but des biens nommés Fucked Up étant de faire un vacarme hardcore anarcho punk de tous les diables. Et ce afin d’entraîner une prise de conscience sonique et un immense concours de pogos virils mais incorrects. L’énergie déployée par la troupe très remontée et la foi transpirant de chaque riff super distordu ou cri hystérique agit comme une sorte de catharsis : après s’être fait passer dessus par la vague sonique du groupe de Father Damian, on se retrouve purifié, serein et débarrassé de toutes les mauvaises pensées négatives. On ne rêve plus que de deux choses assez simples et basiques : voir émerger un monde meilleur débarrassé de tous les pourris ou fâcheux (banquiers spéculateurs, services d’ordre nostalgiques de la milice, politiciens véreux, extrémistes religieux de tous poils, profiteurs sans complexe, milliardaires écœurants, petits dictateurs de province soi disant de gauche, sportifs au mode de vie prétendument sain… ) et l’arrivée aux plus hautes responsabilités de Fucked Up dans le cœur de tous les fans de musiques énervées et bruyantes. Car ce combo ridiculise tous les punks à roulettes de la Terre (Offspring, Green Day, Blink 182 et autres niaiseries vendues) quand il part à l’assaut des salles de concerts du monde entier avec ses amplis en feu, son très remuant chanteur pachydermique – attention à ne pas prendre ses 120 kilos sur le coin de la gueule quand il se jette partout dans la fosse ! – et ses titres en forme de cocktails Molotov. Hey, Ho, Let’s Go !
Artiste :
Benjamin Fincher Titre :
Where The River Goes
Style :
Pop - Rock / Folk De la belle ouvrage folk ‘n pop par un énigmatique et doué songwriter ayant pour nom Benjamin Fincher… Sur les neuf titres qui forment l’album Where The River Goes, le musicien visiblement fan de Grandaddy, Elliott Smith, Sébastien Schuller, Crosby Stills Nash & Young et Flotation Toy Warning dévoile un sacré talent pour trousser des pop songs planantes plongeant délicieusement l’auditeur dans des rêveries aériennes, cotonneuses et irréelles. La voix fluette et émouvante, les arrangements à la fois boisés, psychédéliques et près de l’os, la qualité des chansons et des mélodies, tout concourt à faire de cet album une petite merveille remplie à ras bord de trésors cachés. Les violons, trompettes, guitares sèches, synthés, boites à rythmes, parties vocales célestes et autres chœurs semblant provenir de la voix lactée se lancent dans une folle et échevelée sarabande. Qui aboutit à la création de tubes intimes et addictifs comme, entre autres, The South, Under the Circumstances, Hillsides of My Mind ou St. Valentine … Benjamin Fincher est un artiste à découvrir sans plus attendre.
Style :
Pop - Rock / Folk Remarquablement ensoleillée, joliment désuète et empreinte d’une mélancolie prégnante, la musique folk pop des Normands de Da Brasilians possède tous les atouts pour faire voyager l’esprit et réchauffer le cœur. Le single éponyme composé de trois titres classieux - paru fin 2009 - permet en effet de constater très clairement l’obsession de cette troupe décalée et hors du temps pour les harmonies vocales et les arrangements délicats de Crosby, Stills, Nash & Young et The Byrds. Inspirés par des figures tutélaires de cette trempe, les jeunes gens "bien sous tous rapports" de Da Brasilians s’attachent à écrire des morceaux originaux tout en regardant clairement du côté de la Californie et des Etats-Unis des années soixante dix... Point d’effet de manche hâbleurs, de poses bravaches et de fanfaronnades putassières ici : Da Brasilians s’attache plutôt à composer des pop songs bien écrites et ornementées d’instrumentations aussi sobres que foisonnantes. Ce qui donne une folk pop psyché et chaleureuse dégageant de bonnes vibrations, avec pour corollaire une belle série de bouffées de bonheur simple et 100% naturel. La musique de Da Brasilians, l’essayer c’est l’adopter.
A lire également, une chronique de concert de Da Brasilians avec The Raveonettes en 2007.