Vos critiques de disques pour American 4 : The man comes around
Artiste : JOHNNY CASH Titre : American 4 : The man comes around
Style : Pop - Rock
Avant de rejoindre sa femme dans l'au-delà, Johnny Cash avait ajouté (en compagnie de son producteur Rick Rubin) un quatrième volet à la remarquable série American : The man comes around. Le principe est simple mais efficace : enregistrer sobrement et dans l’urgence avec des invités prestigieux (Nick Cave, John Frusciante, Fiona Apple, Billy Preston) des reprises de « jeunes » artistes ou effectuer des relectures de classiques signés par Johnny Cash himself, Hank Williams ou The Beatles…
Avec sa voix grave apocalyptique, son vécu fait d’excès multiples et de rédemptions passagères, Johnny Cash réussit à donner une dimension incroyablement tragique aux chansons qu’il interprète ! Déjà responsable de reprises bouleversantes de One de U2, Rowboat de Beck, I see a darkness de Bonnie « Prince » Billy, Spiritual de Spain ou The mercy seat de Nick Cave, le crépusculaire Johnny reprend magnifiquement ici Personal Jesus de Depeche Mode et Hurt de Nine Inch Nails. « L’homme en noir » en donne des versions folk blues aux accents country ou jazzy empreintes de sobriété et traversées par ses multiples démons. Grâce à son talent unique d’interprétation, Mr Cash réussit même à donner de la profondeur à une chanson de Sting, le remarquable auteur de, excusez du peu, De do do do, de da da da !
En écoutant ce disque religieusement, on a l’impression d’entendre le testament sonore d’un immense artiste se retournant avec circonspection sur sa vie tourmentée. C’est donc le cœur brisé et la gorge serrée qu’on reçoit les meilleurs morceaux du disques que sont The man comes around, First time I ever saw your face et Danny boy ! On excuse donc assez facilement les reprises plutôt convenues de Desperado des ignobles Eagles, de Bridge Over troubled water de Simon And Garfunkel et de la pourtant magnifique In my life signée Lennon/Mc Cartney pour ne garder en tête que les réussites de cet immense disque…
A lire également, une chronique de la captivante autobiographie de Mr Cash parue en français, fin 2005.
2002 (American Recordings)
Signature : pierre andrieu
Envoyer un message à pierre andrieu
Page Web Conseillée : www.foutraque.com
Toutes les critiques de CD de JOHNNY CASH
Style : Pop - Rock
Avant de rejoindre sa femme dans l'au-delà, Johnny Cash avait ajouté (en compagnie de son producteur Rick Rubin) un quatrième volet à la remarquable série American : The man comes around. Le principe est simple mais efficace : enregistrer sobrement et dans l’urgence avec des invités prestigieux (Nick Cave, John Frusciante, Fiona Apple, Billy Preston) des reprises de « jeunes » artistes ou effectuer des relectures de classiques signés par Johnny Cash himself, Hank Williams ou The Beatles…Avec sa voix grave apocalyptique, son vécu fait d’excès multiples et de rédemptions passagères, Johnny Cash réussit à donner une dimension incroyablement tragique aux chansons qu’il interprète ! Déjà responsable de reprises bouleversantes de One de U2, Rowboat de Beck, I see a darkness de Bonnie « Prince » Billy, Spiritual de Spain ou The mercy seat de Nick Cave, le crépusculaire Johnny reprend magnifiquement ici Personal Jesus de Depeche Mode et Hurt de Nine Inch Nails. « L’homme en noir » en donne des versions folk blues aux accents country ou jazzy empreintes de sobriété et traversées par ses multiples démons. Grâce à son talent unique d’interprétation, Mr Cash réussit même à donner de la profondeur à une chanson de Sting, le remarquable auteur de, excusez du peu, De do do do, de da da da !
En écoutant ce disque religieusement, on a l’impression d’entendre le testament sonore d’un immense artiste se retournant avec circonspection sur sa vie tourmentée. C’est donc le cœur brisé et la gorge serrée qu’on reçoit les meilleurs morceaux du disques que sont The man comes around, First time I ever saw your face et Danny boy ! On excuse donc assez facilement les reprises plutôt convenues de Desperado des ignobles Eagles, de Bridge Over troubled water de Simon And Garfunkel et de la pourtant magnifique In my life signée Lennon/Mc Cartney pour ne garder en tête que les réussites de cet immense disque…
A lire également, une chronique de la captivante autobiographie de Mr Cash parue en français, fin 2005.
2002 (American Recordings)
Signature : pierre andrieu
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