Accueil Chronique album : King Gizzard & The Lizard Wizard - Nonagon Infinity, par Pierre Andrieu
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Critique d'album

King Gizzard & The Lizard Wizard : "Nonagon Infinity"

King Gizzard & The Lizard Wizard :

Pop - Rock / Rock pysché

Critique écrite le 31 août 2016 par Pierre Andrieu

Après un surprenant disque folk et débranché paru en 2015, Paper Mâché Dream Balloon, les valeureux et hyper productifs australiens de King Gizzard And The Lizard Wizard (merci les gars pour le nom de groupe à rallonge et totalement imprononçable !) livrent un génial nouvel album truffé de guitares électrifiées et de rythmiques hystériques, un disque de rock garage teinté de jazz barré et de psychédélisme bon teint... Dès son fabuleux premier titre, " Robot Stop ", Nonagon infinity séduit l'auditeur fan de Thee Oh Sees et compagnie avec des solos de guitares enchevêtrées, des breaks de dingue et un chant de lutin sous acide. C'est parti pour un trip comportant neuf stations enchaînées à toute berzingue sous aucun arrêt (la décérébrante deuxième plage, " Big Fig Wasp ", prolongeant admirablement le début d'explosion du cerveau entrepris par le titre inaugural cité à l'instant, et ainsi de suite) : la copieuse troupe de King Gizzard, composée de sept musiciens évoluant tous à un très haut niveau technique (mais sans s'autoriser de démonstratives branlettes), fait feu de tout bois pour autoriser à partir en vrille avec moult trouvailles guitaristiques - wah wah et disto à tous les étages -, vocales - bien perchées les voix ! -, stylistiques - heavy garage psyché jazz etc etc - et au niveau des structures - déstructurées à souhait justement. Dans ce maelström inextricable et à couper le souffle, il est bien difficile de reprendre ses esprits avant la fin des hostilités : on est littéralement bombardé d'idées dingos, de riffs de tarés et de mini morceaux à l'intérieur d'autres morceaux. L'inspiration totalement débridée de ces dangereux extra-terrestres emmenés par le gourou à cheveux longs Stu Mackenzie fait le même effet sur disque que sur scène, ce qui n'est pas rien ! Car, comme pendant le magistral concert donné par King Gizzard And The Lizard Wizard pour présenter l'album dont il est question ici dans la fournaise de la Flèche d'or devant un public au summum de l'excitation, quand on écoute Nonagon infinity on voit des étincelles traverser notre champ de vision, on pousse des " waouh ! " de joie et on sautille comme un cabri sous substances illicites, affichant un sourire béat juste en dessous des yeux, bien exorbités. Clairement, ces étranges gens en forme d'aliens venus des antipodes font des miracles quand ils fusionnent avec leurs instruments dotés de maxi pouvoirs spéciaux. Pouvoirs qui doivent être enviés par tous leurs congénères aux idées étriquées et en une seule dimension... Merci de tout cœur et gloire au Roi Gésier !





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2016 (Heavenly Recordings / PIAS)

 Critique écrite le 31 août 2016 par Pierre Andrieu

King Gizzard & The Lizard Wizard : les chroniques d'albums

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