Accueil Chronique album : Qúetzal Snåkes - Cult Of Deafstruction, par Pierre Andrieu
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Critique d'album

Qúetzal Snåkes : "Cult Of Deafstruction"

Qúetzal Snåkes :

Pop - Rock

Critique écrite le 14 septembre 2016 par Pierre Andrieu

Vous êtes énervés par la rentrée, par votre vie merdique, par votre ex qui a décidé de se reproduire, par ce monde désespérant de connerie, par un cruel manque de sexe débridé, par le visionnage d'un film comportant un featuring d'Iggy Pop en tant qu'acteur dans un nanar où Patrick Bruel est aussi à l'affiche en guest star, par le fait de ne pouvoir vous empêcher de regarder en boucle des inepties sur BFMTV et iTélé ? C'est la merde, putain, aie aie aie ! Mais, pas de panique, des solutions peu onéreuses existent pour retrouver calme, sérénité et envie de sociabiliser en toute amabilité avec vos congénères. Par exemple, aller voir un concert d'obédience garage psyché noise d'un jeune groupe marseillais du nom de Qúetzal Snåkes... Le truc qui redonne foi en l'humanité, on a essayé au This Is Not A Love Song Festival de Nîmes : l'intensité du set énerve (positivement) au plus haut point pendant toute la durée de la présence des cinq fous furieux sur scène, on prend une méchante claque et ça détend après. Un peu comme... hum hum. Et comme ces jeunes gens torturés et agressifs comme il faut ont de la suite dans les idées, ils sortent un disque admirablement bien nommé Cult Of Deafstruction, un "6 titres" qui donne envie de se détruire (pour de faux) par le son. Ce qui vous permettra de vous défouler en toute quiétude à domicile, entre deux shows de Qúetzal Snåkes, qui se lance d'ailleurs dans une belle tournée à l'automne 2016. Bref, le troisième EP des sauvages extrémistes emmenés par l'inquiétant chanteur/guitariste dénommé Alex Cyprine (que d'humides promesses dans ce patronyme ruisselant !) est un grand moment de sauvagerie truffé de plages qui claquent sévèrement leurs mères. Riffs démoniaques en-veux-tu-en-voilà, voix suicidaires, distorsions gorgées d'écho malsain, rythmiques trippantes ou exaspérées, atmosphères tordues à souhait... La panoplie complète du garagiste rock 'n roll ne dédaignant pas s'administrer un petit trip psyché est de sortie avec ces jeunes impétrants ! Avec au programme des tubes qui font mal, très mal, très très mal : F.R.A., Lava Mount ou encore Longwar (en fait tout l'EP). Mais attention ce " culte de la deafstruction " rend vraiment dingue, donc, si vos lecteurs CD, platines vinyle, ordis ou téléphones s'enrayent au moment d'appuyer sur " play ", votre dose de son maléfique ne pouvant arriver vite à destination, ils risqueraient de finir irrémédiablement détruits à coups de poings. Ce qui serait fort dommage... Mais très bon pour les chiffres de vente de la petite entreprise de Qúetzal Snåkes, qui ne devrait pas connaître la crise.





Liens : www.facebook.com/quetzalsnakes, quetzalsnakes.bandcamp.com, .

21 octobre 2016 (Transfuges / Modulor)
Vignette Pierre Andrieu

 Critique écrite le 14 septembre 2016 par Pierre Andrieu
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