Ce soir mon objectif etait de ne pas rater
Electrolux. Car depuis la premiere fois ou j’avais vu ce groupe (il y a presque
un an), je n’avais pas reussi a les revoir pour une vrai set … La semaine derniere j’avais rate leur passage a la Machine a coudre (voir chronique de
Freakoid) a cause de la
Nuit du Chaos Heretik. Ce soir ils jouent en ouverture des
Cowboyrs From Outerspace autre combo marseillais bien rock et plus connus avec
des disques meme encenses par la presse musicale non specialisee (j’entends par la les magazines de musiques grand public tells que
Rock n’ folk,
Magic et autres
Inrocks).
Bref reprenons les choses dans l’ordre. J’arrive a la bourre au
Balthazar parce que j’ai eu la faiblesse d’allumer la tele et suis reste scotche devant
The Shield). Et lorsque je fais la queue (car une fois de plus pour un concert rock il y a beaucoup de monde) pour me faire tamponner le poignet de ce petit sourire sympathique je realise que je viens de rater
Crumb … en effet après les avoir entendu dire bonsoir, il y a mainteant une chanson des
Doors (enregistrement live). Ca y est je rentre … avance dans la salle (ou il fait incroyablement chaud – surotut par rapport a dehors) … mais non,
Crumb est toujours sur scene ! Ce sont eux qui jouent cette reprise des
Doors.
Je ne me souviens plus laquelle c’etait mais elle etait tres bien jouee : avec le cœur et les tripes. Sur scene,
Crumb c’est trois gars : un guitariste chanteur a l’air serieux (concentre) au chouette t hsirt
Kermit, un bassiste a l’air serieux (inquiet) et un batteur a l’air serieux (attentif). Si j’ai bien compris ce dernier est tout nouveau dans le groupe (quelques jours). Je n’ai quasiment rien vu de leur set mais ils m’ont fait plutot bonne impression. A revoir …
Puis apres un changement de plateau … c’est au tour de
Electrolux d’investir la scene du
Balthazar. Ils commencent a trois
Cédric (guitare chant),
Eric (basse) et
Manu (batterie).
Cedric porte un costard cravate (avec chemise blanche, gilet et tout) mais aussi une grosse paire de lunettes noires pour commencer le concert … il s’en delestera progressivement plus le concert avancera.
Un truc qui frappera mon attention : le public. En plus de l’habituel public rock trentenaire voire plus (c.a.d. les gens que l’on croise dans les concerts organises par
Le Depanneur ou
Ratakans par exemple) beaucoup de jeunes voire tres jeunes. Tout devant, vetus en rebelle qui se cherchent ils ne cesseront de danser (de facon parfois tres originale) allant jusqu'à slammer (chose assez rare au Balthazar il me semble). Et visiblement ils avaient l’air de bien connaître
Electrolux.
J’ai un petit peu moins accroche que la derniere fois et je n’arrive pas vraiment a expliquer pourquoi. Autant sur
disque, la musique de
Electrolux est resoluement originale et frappante, autant pas moment sur scene on avait l’impression d’entendre un (bon) groupe de rock parmi quelques autres.
Cedric se tient toujours tres droit legerement cambre … comme fige devant son micro.
Eric et
Manu ne sont guere plus expressifs … mais bon il n’y a pas non plus beaucoup de palce sur scene.
La presence de quelques invites evitera au concert de paraître monotone (a mes oreilles). On aura tout d’abord le droit a
Samuel qui apres avoir joue avec les
Poppers ou
Wesh wesh est maintenant implique dans un projet de musique contemporaine du nom de
CBarré. Il jouera sur un morceau du saxo clarinette flute (rayer les mentions inutiles).
Puis
Electrolux sera rejoint par un deuxieme guitariste et un pianiste (orgue hammond pour etre plus precis) que l’on croise souvent a leurs
cotes. Tous ces petis plus (l’orgue surtout) enrichissent vriament l’univers de ce trio et on les retrouvera tres certainement sur l’album en rpeapration actuellement.
Au niveau du chant, avec la voix grave de
Cedric, on pense toujours a un melange de
Nick Cave et
Tom Waits avec un cote rock et une urgence beaucoup plus marques. Le cote sovietique de la musique (ca n’a rien a voir mais j’ai aussi pense aux
Doors a un moment) de ces trois musiciens tres politiques dans la vie et se revendiquant comme le dernier groupe sovietique (voire leur batterie) est renforce par le chant ou les transitions entre les morceaux parfois en russe … ce qui ajoute une petite touche (rouge) a leur musique.
Apres cette prestation plus que honnete et qui curieusement ne m’a pas fait vibrer autant que leur dernier
EP) je suis reste un peu pour voir et ecouter
Monsieur henry (batterie),
Basile gonzalez (basse) et
Michel Basly (guitare chant) nos trois cowboys extraterrestes (ca se voit au premier coup d’œil) preferes.
Ils se presenteront tour a tour comme
Crumb from Outerspace puis
Electrolux from Outerspace (ca m’a rappele dans un tout autre genre
Miossec se presentant comme
Sans oublier le poison rouge alors qu’il venait jouer apres
Sans oublier le Chien (groupe de chanon francaise du Vesinet dans lequel se trouvaient quelques membres de
Playdoh).
Cette fois
Michel a laisse sa chemise a paillettes du
Poste a Galene ou du
Printemps de Bourges au profit du tenue tout cuir. En revanche
Basile (en costume cette fois) a toujours sa traditionnel clope au bec et
Henri cogne toujours comme un infatiguable bucheron.
Un peu creve je ne resterai que quelques morceaux pendant lesquels j’ai apprecie outre l’humour et l’accent marseillais de
Michel leur pur rock garage au son tres bien regle (pas trop fort pour une fois). J’ai aussi pu remarquer (etant juste a cote de celui ci) que
Michel a tendance a chanter un yahourt par moments … mais apres tout qu’importe ! ce qui compte c’est l’energie et l’emotion qui se degager de leur musique. Et sur certains morceaux comme celui qui fait
« sometimes i say will but i know i won’t » (ou un truc dans le genre) c’est incontestable. Lorsque je suis parti, le
Balthazar n’avait pas desmpli.
Site du
Balthazar :
http://www.aubalthazar.com/
Site des
Cowboys from Outerspace :
http://www.chez.com/cowboysfromouterspace/