Grâce à la présence de
Jean-Louis Murat (dont c’était la seule apparition sur scène cet été), la dernière soirée du festival de Sédières a fait le plein : entre 600 et 700 personnes se pressaient dans la grange rénovée pour voir le franc tireur de la chanson française se produire avec en premières parties
Karin Clercq et
Polar.
Karin Clercq
C’est la jeune (et très jolie) Belge
Karin Clercq qui foule en premier les planches, pour proposer un set de bon aloi entre chanson française, folk et rock. Bien épaulée par
Guillaume Jouan (l’ex guitariste/compositeur de
Christophe Miossec, ici à la composition, à la guitare mais aussi à la basse ou encore à la trompette) et un autre Breton,
Luc Page (à la guitare également),
Karin Clercq chante avec un joli brin de voix des morceaux plutôt accrocheurs. Les textes (parfois osés) évoquent des histoires assez personnelles sur les errances amoureuses ; les musiques, quant à elles, vont du folk/rock enlevé à la ballade mélancolique. Si l’on sent des ressemblances avec l’univers de
Miossec,
Karin Clercq dispose d’assez d’atouts (bien à elle) dans son jeu pour percer.
Polar
Quelle mouche a piqué
Polar ? On avait apprécié son dernier opus (
Somatic, paru en 2004), et l’on se souvenait d’un très bon concert de folk aride donné à Clermont-Ferrand au Sonic Rendez-Vous à la fin des années 90, et voilà que notre homme se met à chanter en français (des textes sans intérêt) avec une voix geignarde et à se faire accompagner par la section rythmique de
Cali, enlevant ainsi toute originalité à sa musique. C’est bien dommage…
Jean-Louis Murat
C’est un fringuant
Jean-Louis Murat (tout de blanc vêtu et orné d’un chapeau de paille du meilleur effet) qui, une heure et demi durant, a survolé son répertoire récent en compagnie des indispensables
Fred Jimenez,
Stéphane Reynaud… et
Jennifer Charles, pour deux titres de
A bird on a poire. Venu en voisin connaissant parfaitement le « terrain » (il habite à une heure de Sédières et était venu applaudir les
Tindersticks, il y a trois ans),
JLM a offert un superbe concert dans la veine de sa récente tournée
Moscou. Intros blues rock étirées en solos de guitare inspirés, chant habité, éclairages propices au trip, section rythmique au cordeau, répertoire aux petits oignons : difficile pour le très nombreux public de bouder son plaisir d’être là, en Chiraquie, avec Murat. De
La maladie d’amour aux
Jours du jaguar en passant par
Et le désert avance,
La fille du capitaine et le très
Creedence Clearwater Revival Jeanne la rousse (sans oublier les « hits »
Le cri du papillon et
L’au-delà), l’Auvergnat qui a toujours une
Petite idée derrière la tête a offert un panorama complet de ses talents. Mais le bonheur n’aurait pas été total sans un extrait du superbement pop
A bird on a poire, aussi
Jennifer Charles, qui aime son Jean-Louis depuis
Mustango, est-elle restée après le concert d'
Elysian Fields donné hier soir pour chanter les langoureux
Elle était venue de Californie et
French Kissing. Deux morceaux (seulement ?) et la belle regagne les loges, laissant les hommes conclure seuls ce concert excellent, mais trop court.
A lire également : les chroniques sur les autres concerts de l'édition
2005 du festival de Sédières, ainsi que celles des années
2002 et
2004, sans oublier des entretiens avec
Murat en
octobre 2004 (sur
A bird on a poire),
octobre 2003 (sur
Lilith) et
juin 2003 (sur le concert pour Koloko), les
critiques des derniers albums, et, enfin, les comptes-rendus des concerts à Clermont-Ferrand pour
Koloko 2005, à
Issoire en avril 2005, au
Café de la Danse à Paris, à
Aurillac, pour
Koloko à Clermont-Fd en 2004, à la
Coopé en novembre 2003 et au festival
Les Efferv’Essonne en 2003…
Sites Internet :
www.sedieres.fr,
www.jlmurat.com,
www.elysianmusic.com,
www.karinclercq.com,
www.polar-music.com.