C’est
Alain Bonnefont, un authentique
Ranchero, qui ouvre ce soir le concert de
Jean-Louis Murat. Pour faire encore plus couleur locale et montrer qu’il descend effectivement de la montagne, il arbore une superbe veste en peau de vache. C’est mieux que le grand chic de la place de Paris ! Armé de sa guitare acoustique 12 cordes, il a délivré au public une demi-heure bien agréable de folk gerzatois. Les parties de guitares sont simples mais soutiennent parfaitement les textes romantiquement naïfs : il parle beaucoup d’amour. Comme les rythmiques sont variées et la voix, très bien assurée, tout le monde passe un bon moment !
Jean-Louis Murat à domicile ne joue pas dans la même configuration qu’à l’extérieur. A l’instar de la plupart des équipes de foot, il est plus offensif chez lui : morceaux inédits, musiciens supplémentaires, concert plus long, blagues… Après une première partie de spectacle similaire au concert de Bourges mais avec les superbes claviers jazzy de
Denis Clavaizolle, le concert est parti dans une autre direction : inédits, morceaux seul au piano, discours hilarants…
La formule resserrée avec
Fred Jimenez à la basse et
Jean-Marc Butty à la batterie est parfaite : les titres sont accrocheurs, sobres, rock. La version big band est, elle aussi, réussie :
Alain Bonnefont à la guitare (présenté comme un ancien membre de
Led Zeppelin !),
Gabriel Fernandez au saxophone et
Denis Clavaizolle au piano.
Puis les musiciens se retirent, et
Murat reste seul au piano. D’humeur badine, il plaisante et massacre pendant une minute
Au mont sans-soucis en chantant comme la petite fille sur
Mustango et en jouant volontairement trop vite. Il enchaîne avec des titres inédits dont un sur le Puy de Dôme, drôle mais pas encore très au point, poursuit avec le génial
Mustang et termine cette session solo par
Au mont sans-soucis dans une version magnifique.
Le groupe au complet revient pour jouer les très réussis
Hombre,
Bang Bang,
Baby Carni Bird et
Le tremplin puis
M. Bergheaud improvise un duo guitare/piano avec
Denis Clavaizolle. Leurs versions de
Jim et
Ami, amour, amant sont totalement poignantes. Nous sommes encore gâtés ce soir !
Et maintenant, c’est parti pour la séquence humour avec un medley hilarant de chansons des
Rancheros :
Clermont avec le mémorable « Ah, mon Dieu que c’est embêtant, j’habite Clermont-Ferrand »,
La saison des radis,
L’apéro et
Les gars de Gerzat. Labels, qui a refusé la sortie du disque
Golden Couillas volume 1 n’a définitivement pas d’humour ! Le concert se termine magistralement avec
Nu dans la crevasse, tout le monde a passé deux heures assez magiques. Ah, mon Dieu, que je suis content d’habiter Clermont-Ferrand pour pouvoir assister à tous ces concerts !
Vivement le 19 juin : il y aura un concert à la
Coopérative de Mai pour soutenir le Burkina Faso avec
Murat,
Les Rancheros, le
Denis Clavaizolle X-tet Band, ça risque d’être un très bon moment en plus d’être une bonne action.
Venez nombreux !
(Photos jlmurat.com)