Ce soir, deuxième volet de ce plateau
On Connaît la Chanson destiné à promouvoir la chanson française de Marseille, déjà dans ses propres murs avant d'essayer de la faire connaître, plus loin.
Après
Oshen,
David Lafore et
Homosuperior il y a un mois c'était au tour (dans l'ordre de passage) de
RIT,
Opossum et
Pagaille.
Rit tout d'abord fidèle à son image a attaqué (à 20h30) avec tout son équipement d'homme orchestre : guitare, harmonica, kazoo, grosse caisse, cymbale, boite à meuh ... pieds nus et toujours aussi barbu.
Cette fois il n'était pas accompagné par le "lutin fou" mais par un accordéoniste. ("Chauffe Marcel !").
Ses chansons sont toujours aussi calmes, reggae et militantes (ou plutôt devrais je dire dénonciatrices). Très bien pour se mettre en route, mais à mon avis sur un set plus long il vaut mieux être à armes égales avec lui c'est à dire non pas armé d’une guitare, mais assis. Bon contact avec le public, bien agréable.
David Lafore a fait une courte apparition (bouteille de bière à la main – il va passer pour un alcoolique celui là à force) pour faire l’oiseau.
A noter aussi la présence de deux vidéastes qui filmaient (un du balcon l'autre depuis le côté de la scène) et projetaient les images en direct sur le mur ... et ce pendant toute la soirée. Très chouette.
Pour nous faire patienter plus de
Kabaré comme la dernière fois. Beaucoup avaient bien aimé, moi j'avoue que j'avais trouvé ça un peu sordide (je n'étais pas rentré dans cette ambiance cabaret justement). Cette fois il s'agissait de projections contemporaines on va dire.
Puis vint le tour d'Opossum. Leur set ressemblait pas mal à celui qu'ils avaient déjà fait au Moulin la dernière fois (en première partie de
Marcel et Son Orchestre). Ils ont donc attaqué avec leur espèce de pot pourri de standards (tout le monde chante opossum opossum !) avant d'enchaîner sur le
Moustique.
Dommage que le son n'était pas au top (trop d'instruments par rapport à la voix). Du coup on comprenait difficilement les paroles. En tout cas bonne présence sur scène (comme toujours). Toujours autant de naturel.
Gaël (basse) a les cheveux qui ont poussé (un vrai bab) !!! Ensuite on a eu le droit à
Shopping au traditionnel
Touriste Japonais (on a senti l'absence des opossumettes pour entraîner le public à sauter)
Pizza, Le
conte vietnamien (ou Crapauds) qui comme toujours a tendance à déstabiliser le public, avec son côté dub electro post rock -pas très festif tout ça.
Un petit coup de
Chenille bien suivi par une partie du public (dans une version entre la chenille et Misirlou - un peu à la Mixed Propulsion d'ailleurs), et
Go West pour finir.
En dehors des quelques petits cafouillages dans les transitions (trucs qui tombent un peu à plat) ils étaient en forme.
Mais ce court set me conforte dans l'idée que c'est quand même plus sympa de les voir sur un concert entier où ils peuvent plus développer tous leurs styles (et y glisser quelques reprises originales) sans se presser.
Ils ont ensuite cédé la place à
Pagaille pour qui j'ai eu un peu peur. En effet pas mal de gens étaient venus pour
Opossum et passer d'un coup à un truc plus calme et surtout plus sérieux pour ne pas dire grave, ça calme.
Valérie (chant) l'a d'ailleurs dit elle même. Les dernières fois où je les avais vu j'avais été beaucoup moins emballé qu'à leurs débuts. Et là je les ai adoré. Valérie (chouettement vêtue) a beaucoup de présence (bien maîtrisée), une grosse voix qui colle parfaitement aux morceaux.
Franchement le son a vraiment (et bien) évolué. La composition du groupe s'est stabilisé avec chant, guitare, contrebasse, batteire (le petit dernier) et accordéaon.
L'absence de 2eme guitare ne se fait plsu du tout sentir. En plus ils occupaient bien la scène tous les 5, avec le rideau rouge en fond scène éclairé par en dessous …
En dehors du
Riche et le Pauvre que je préfère toujours dans sa vielle version j’ai trouvé tous les morceaux très bons. Il y en avait même de nouveaux (pour moi). En tout cas Valérie m’a fait bien plaisir en annonçant la sortie d’un prochain 11 titres !
A la fin au lieu de quitter la scène
Pagaille est resté et a été rejoint non seulement par
Opossum et
RIT mais aussi par
Oshen,
Lafore et
Homosuperior pour un final qui a commencé sur la reprise des
Cactus de
Dutronc qui a très vite viré à autre chose. Ca maquait visiblement de répétition ou de préparation, mais c’était quand même bien sympa (ne serait ce que pour le symbole) de les voir pousser la chansonnette ensembles).
(photos Hum ! + Marianne)