Permettant de se remettre immédiatement du concert catastrophiquement mauvais de
Suede, le set des
Chemical Brothers a été une monumentale orgie de décibels avec un light show super efficace, des projections bien psychés et un mix d’une heure trente brillantissime. Les deux anglais ont consciencieusement détruit le système auditif, les genoux, les vertèbres cervicales et les neurones de leurs 35000 victimes consentantes ! La foule est partie dans une frénésie incontrôlée sur l’immense dance-floor en plein air de Benicàssim.
Du début -
Music : response - à la fin -
The private psychedelic reel, en passant par
It began in Afrika,
Come with us,
Out of control ou encore
The test ou
Hey boy hey girl, un vrillage en beauté des oreilles s’est opéré grâce à la magie des deux faux frères ! Ces derniers n’ont pas arrêté une seule seconde de remixer et d’enchaîner magnifiquement leurs titres derrière des postes de contrôle fumant comme un cratère en éruption !
Ed Simmons et
Tom Rowlands ont trituré leur répertoire piste par piste pour jouer à cache cache avec leurs auditeurs et provoquer une excitation encore plus grande dès qu’on reconnaît une ligne de basse, un bruitage, un riff ou bien la voix de
Richard Ashcroft ou de
Bernard Sumner… En un mot comme en cent, ces instants étaient jouissifs !
Riche en moments forts, ce concert a en plus bénéficié d’un génial final avec le morceau
The private psychedelic reel entrecoupé par de mini breaks et d’énormes explosions dans la sono et sur les écrans géants ; tout cela a permis de repartir en sautant plus haut dans le ciel étoilé de Benicàssim.
Les
Chemical beats sont décidément imparables et ont la particularité de rendre dingue la plus normale des personnes grâce à leur son titanesque. Les frères chimiques nous ont presque fait mordre la poussière mais il restait heureusement
Air pour reprendre contact avec le sol (lunaire) en douceur.