Depuis le début de sa carrière en 1998,
Perry Blake a adopté un style s’inspirant du songwriting mélancolique de
Nick Drake et du
Trip Hop made in Bristol. Sur son dernier album,
California, il a choisi de partir dans une direction plus soul… Le jeune Dublinois, un peu distant au premier abord, a enchanté le public de Benicàssim grâce à sa sublime voix et à ses chansons magiques…
A priori, on pensait que les ambiances brumeuses et calmes de
Perry Blake s’accommoderaient mal avec l’ambiance « festival estival sous un chapiteau ». Pendant les deux premières chansons, cette thèse pessimiste a été accréditée, la voix étant honteusement sous mixée… Même s’il a gardé son calme, ses commentaires -
« j’ai l’impression de chanter dans une salle de bain » - prouvaient qu’il n’était pas le seul à être excédé par ces problèmes récurrents de son.
Tout inconvénient ayant son avantage, quand la voix de
Perry Blake a enfin traversé correctement les enceintes, une salve d’applaudissements nourris a salué cette prouesse... En quelques secondes, la voix du monsieur, toujours chargée d’émotion, a bouleversé le public. Touché par cet accueil enthousiaste et patient, le songwriter ténébreux a même souri de toutes ses dents. Pas rancunier, il précisera un peu plus tard dans le journal quotidien réalisé sur le site que Benicàssim est son festival préféré !
Tous les titres interprétés ont profondément affecté les spectateurs présents ; que ce soit le final avec
The hunchback of San Francisco,
This time it’s goodbye ou un autre morceau réussi, chacun était admiratif devant un tel étalage de classe vocale et de talent pour la composition !
A Benicàssim, malgré des conditions peu adéquates au recueillement, la prestation de
Perry Blake était déjà chargée d’émotion, on n’ose imaginer ce que donnerait un concert dans un lieu plus intime…