Nous voilà donc sur le fameux site des
Eurockéennes de Belfort, la presqu’île de Malsaucy. Fidèle à sa légende, le site est boueux et des nuages bas annoncent une soirée humide… Pas le temps de visiter les alentours, les redoutables Néo-zélandais,
The Datsuns s’apprêtent à enflammer le chapiteau, déjà copieusement garni.
Sur une scène immense, ce gang de gamins turbulents fait autant d’effet que sur la petite scène du club de
La Coopérative de Mai en mars dernier. Dès le premier titre,
Sittin’pretty, ils réussissent à communiquer leur énergie débordante au public, enthousiasmé par le Heavy Rock punkisant des frères Datsun. Chaque morceau est plus puissant que le précédent, le chant et les guitares sont de plus en plus hystériques… Sur l’hymnesque
Harmonic generator, on frôle même l’orgasme sonique !
Comme ces petits gars n’ont pas peur de bouffer des kilomètres chaque jour et assurent le spectacle coûte que coûte, leur chemin devrait les conduire loin…
Sur la grande scène, c’est l’heure de la communion entre le groupe
Mickey 3d et son public, de plus en plus important…
Mickaël Furnon et ses acolytes ont l’air tout étonnés du nombre de gens présents pour assister au concert. Mais, nullement impressionné par l’affluence, les quatre musiciens assurent comme s’ils étaient dans une petite salle intimiste (
Coopérative de Mai en 2001 et
2003).
Aux traditionnels tubes (
Tu dis mais ne sais pas,
Respire,
Là,
Le grand Jacques,
Jeudi Pop Pop,
La France a peur,
Chanson de rien du tout,
Yalil), viennent s’ajouter le touchant
Ma grand-mère et une reprise musclée des
Beatles I saw her standing there, qui n’avaient pas été joués à
Melun le 28 juin. A l’image des guitares électriques, qui se font de plus en plus acérées à mesure que le concert avance,
Mickey 3d semble monter en puissance à chaque tournée…
Le concert donné par
The Roots, s’il a plu à la majorité du public, a paru long, brouillon et démonstratif… Est-ce la déception des annulations inexpliquées de
The Rapture et
Peaches, la pluie qui commence à tomber, l’attente fébrile de l’arrivée de
Radiohead ou tout simplement le concert moyen des Roots ?
On se souvenait pourtant d’un concert plaisant à Rock Au Max en 1999 : le Hip Hop organique des Américains avait fait merveille. Mais là, les morceaux sont étirés pour permettre à chaque musicien de prouver sa virtuosité, les rappeurs haranguent le public à mauvais escient, puis tout ça se finit par des improvisations interminables… Dommage !
Après l’excellent concert de
Radiohead et en attendant
Les Wampas, on décide d’aller assister au concert de
The Streets, la révélation Hip Hop de l’année…
Mike Skinner le cerveau de
The Streets est épaulé sur scène par un deuxième rappeur et par un groupe de musiciens.
Les textes traitant du quotidien dans les quartiers difficiles anglais viennent se placer sur des musiques pas si originales que ça… On essaye, en vain, de rentrer dans l’ambiance « UK Garage », mais rien n’y fait, l’étincelle ne se produit pas, ça ne peut pas marcher à tous les coups…
A lire également sur ConcertAndCo.Com : une
interview avec
The Datsuns...
(Photo Jean-Pascal Blache)