Martin Gretshmann est décidément un bidouilleur de génie : après un extraordinaire disque et des performances scéniques mémorables avec
The Notwist, cet allemand un peu frappé se lance avec le même bonheur en solo avec
Console. Arborant d’énormes lunettes, une coupe de cheveux flamboyante, un t-shirt
Motörhead et une guitare Flyin V transformée en ordinateur sur la pochette de
Reset the preset, cet hurluberlu a donné avec ses acolytes de
Console un réjouissant concert sous le mini chapiteau de La Loggia aux
Eurockéennes de Belfort.
Les excellents morceaux electro pop ultra dansants du groupe allemand sont, en plus, rehaussés par la voix de la troublante
Miriam Osterreider. Dès les premières notes de musique, on est emporté dans une danse frénétique et on reste les yeux rivés sur la chanteuse arborant un superbe t-shirt
Interpol. Souriant,
Martin Gretshmann triture son ordinateur avec passion : si ce monsieur n’est pas un passionné, je veux bien aller en enfer (avec un C.D. de
Console quand même !).
Les titres instrumentaux sont eux aussi très réussi et, comme les autres, ils reçoivent un écho très positif dans le nombreux public présent. Tout le monde se trémousse et se frotte allègrement en souriant béatement, c’est sans doute pour des moments magiques comme celui-là que des gens font des centaines de kilomètres pour rejoindre un site boueux et un camping infernal…
Peu de temps après le morceau
Dirt on the wire où la voix de Miriam est vocoderisée, c’est presque à regret qu’on rejoint la Grande Scène pour le pourtant très attendu concert de
Radiohead.
(Photos : Jean-Pascal Blache.)