Les superbes souvenirs du concert de
R.E.M. à Bercy, le 5 juillet 1999, commençaient à s’estomper légèrement… Le duo magique avec
Patti Smith sur
E-bow the letter,
Losing my religion repris en chœur par 14000 personnes les larmes aux yeux,
Michael Stipe essayant courageusement de jouer de la guitare en chantant un morceau de
Sinead O’Connor… en fait, un show exceptionnel dans son intégralité !
Après un set impeccable du groupe
Nada Surf (très proche de sa prestation aux
Eurockéennes de Belfort), l’arrivée de
R.E.M. sur scène dans le cadre magique du Théâtre Antique de Vienne surprend… Dans la fosse de ce théâtre, légèrement surélevé sur une marche, on a la délicieuse impression d’être sur scène avec le groupe, tellement il est proche !
C’est le survolté
What’s the frequency, Kenneth, qui est chargé de placer la soirée sur de bons rails.
Peter Buck usine le puissant riff sur sa guitare aidé par
Scott McCaughey dont la ressemblance avec
Frank « Poncho » Sampedro du
Crazy Horse est troublante… Le lunaire et polyvalent
Mike Mills à la basse (et au piano plus tard),
Bill Rieflin, un batteur parfait, et
Ken Stringfellow aux claviers (puis à la basse) permettent à un
Michael Stipe, déjà en grande forme vocale, de cabotiner à souhait en prenant des poses rock ‘n rollement ironiques et hilarantes.

(Photo http://www.virtualfestivals.com)
Et c’est parti pour deux heures et dix minutes de bonheur total… Le groupe, visiblement ravi de jouer dans un lieu aussi beau devant un public enthousiaste, se lance alors dans un concert où toutes les meilleures chansons (plus
Animal et
Bad day, deux inédits corrects à paraître sur le Best of en octobre) sont jouées dans des versions enflammées. On retiendra en particulier les morceaux
Drive, bouleversant,
Fall on me, inespéré,
Electrolite, toujours aussi beau,
I’ve been high, la favorite du moment de
Michael Stipe, les méga hits
Losing my religion et
Everybody hurts, rendant le public tout simplement extatique,
Country feedback, sans doute une des plus envoûtantes chansons de
R.E.M., et enfin,
It’s the end of the world as we know it (and I feel fine), une sorte de feu d’artifice final…
R.E.M. a convaincu le public de l’amphithéâtre romain de Vienne du premier au dernier rang en évoluant sur scène avec une joie de jouer peu commune. Le choix judicieux de morceaux tour à tour sautillants, émouvants ou violemment remuants a aussi contribué au triomphe… Les concerts du groupe d’Athens sont décidément des moments totalement à part.
Site Internet officiel :
www.remhq.com