Un jour après l’excellent concert à guichets fermés d’
Alain Bashung, la grande salle de la Coopérative de Mai était à nouveau à la fête avec la venue de
James Yorkston & The Athletes et des
Tindersticks. Le public clermontois est décidément gâté en ce moment !
En ouverture des
Tindersticks,
James Yorkston & The Athletes ont donné un concert de trente minutes remarquable de sobriété. Le groupe a bénéficié d’une audience recueillie, attentive et finalement conquise par une telle démonstration de talent.
Les bonnes compositions country folk de
James Yorkston sont parfaitement mises en valeur par un traitement minimaliste. Le monsieur chante et s’accompagne doucement à la guitare tandis que ses acolytes rivalisent de toucher dans leurs interventions à la batterie, à l’accordéon, à la guitare slide et à l’orgue… Un groupe à suivre.
Le (très) grand moment de la soirée était bien sûr, la première venue des
Tindersticks à Clermont-Ferrand. Certains attendaient ça fébrilement depuis le premier album du groupe anglais sorti il y a tout juste dix ans !
Le miracle se répète à chaque fois : dès les premières notes du magistral
Another night in, la musique suave et intense du groupe anglais fait son effet… on en a la chair de poule ! Puis
Stuart Staples commence à chanter et plonge instantanément le public dans un état d’extase qu’il ne quittera pas pendant tout le concert. La voix de cet homme est d’une sensualité à peine croyable…
Une prestation live des
Tindersticks dans une salle adaptée avec un public fervent, c’est tout simplement magique.
Ces musiciens sont capables d’émouvoir avec quelques notes de violon, de vibraphone ou de claviers. La section rythmique, absolument parfaite, se retire même quand les morceaux n’ont pas besoin de ses services. Personne ne tire la couverture à soi, chaque membre du groupe se met au service des chansons, il est vrai magistralement écrites.
Néanmoins,
Dickon Hinchliffe mérite une citation particulière ; il habite littéralement les morceaux avec son violon et se permet même de chanter admirablement deux morceaux dont un
Until the morning comes totalement bouleversant.
Les applaudissements entre les morceaux se faisant de plus en plus hystériques,
Stuart Staples esquisse même un sourire… C’est rassurant, tout le monde à l’air aussi heureux de passer ensemble un moment aussi beau. Le concert se termine par
Cherry Blossoms, une magnifique berceuse jouée en formation réduite… Puis
Stuart Staples lance un « See you soon » et s’éclipse lentement, nous laissant avec la délicieuse impression d’avoir fait un long rêve éveillé.
(Photos Jean-Pascal Blache)
A lire aussi sur ConcertAndCo.com : une interview de
Stuart Staples et les chroniques des prestations live des
Tindersticks à
Sédières en juillet 2002 et à
Vienne en juillet 2003.
Site Internet Officiel :
www.tindersticks.co.uk