L'Elysée-Montmartre était copieusement garnie en ce mercrdi soir pour admirer les jeunes British Starsailor, dont le deuxième opus, Silence is Easy, est récement sorti (il faut dire que le prix des places, 20 Euros, assez rare en cette période d'inflation, a pu motiver les sceptiques).
Qu'attendre de la prestation de ce groupe, auteur d'un premier album sublime et épuré, porté par la voix de James Walsh et d'un second au souffle moins évident, malgré l'apport de cordes et le "coup de main" du légendaire Phil Spector sur 2 titres ?
En fait, que du plaisir... Le groupe est jeune et son leader n'a pas le charisme d'un Chris Martyn, d'un Damon Albarn ou d'un Mathew Bellamy, mais ce qui frappe chez Starsailor, c'est la simplicité et la sincérité d'un groupe, encensé outre-Manche et relativement dans l'ombre chez nous.
Ce soir-là, le quartet était heureux de jouer, a brassé ses deux albums, repris Jeff Buckley et proposé un son décent.
La voix de James Walsh a illuminé une salle conquise par les louables efforts du chanteur pour converser avec le public (anecdotes sur la tournée et notamment les salles vides en Allemagne, sur la journée passée et leurs rencontres avec des vendeurs de crack au Sacré-Coeur...).
Un set clair qui a fait oublier une prestation laborieuse aux Solidays 2002 (dans un contexte réellement différent : milieu de journée, public clairsemé et vent à faire trembler la Tour Eiffel) pour un groupe talentueux, élégante alternative aux Coldplay et consorts...