Avez-vous déjà vu les
Beatles sur scène ? Moi, non… Un beau jour de juillet 1999, j’ai seulement assisté à un concert des
Silver Beatles, un groupe anecdotique reprenant les tenues vestimentaires et les chansons des John, Paul, George et Ringo, désolé on fait ce qu’on peut ! Par contre, je reviens du concert de
Franz Ferdinand sous le chapiteau archi comble des Eurockéennes de Belfort, et j’ai eu l’impression fugace de voir les Beatles en vrai. Attention, je ne suis pas en train de prétendre que dès leur premier album les quatre Ecossais de Glasgow ont égalé les quatre Anglais de Liverpool, leur répertoire est certes excellent mais certaines chansons souffrent d’une trop grande similarité entre elles ; non je veux parler de l’hystérie collective provoquée dans le public par l’apparition du groupe, de l’attitude très
Paul McCartney du guitariste, des tenues parfaites arborés par chaque musicien, et de quelques pop songs sous influence Mersey beat…
La lame de fond
Franz Ferdinand continue à déferler sur le France, l’Europe, que dis-je, le Monde ! Et c’est très impressionnant de se prendre cette déferlante sonore en pleine tronche… Ce combo soudé comme les cinq doigts de la main joue comme un seul homme avec une énergie et une envie de partager son bonheur aussi réjouissantes que communicatives…
Franz Ferdinand produit sur scène un spectacle absolument renversant, chaque titre est interprété de manière plus percutante que son prédécesseur, si bien qu’on ne sait plus sur quel pied danser, on saute donc en l’air sur ses deux pieds en prenant son… pied ! C’est simple le rock ‘n roll finalement ! On n’a besoin que de quatre garçons dans le vent sachant jouer avec leur atouts : la voix d’
Alex Kapranos est pratiquement irréprochable (contrairement à certaines rumeurs), son jeu de guitare est précis et ébouriffant, le bassiste
Robert Hardy travaille sa moue de voyou et délivre des lignes de basse puissamment catchy, le batteur
Paul Thomson déclenche des pogos fumants et des danses sexy à lui seul, enfin, le guitariste
Nicolas McCarthy rend son auditoire complètement fou avec ses petits gimmicks, ses choeurs et ses parties de claviers très eighties…
Vous l’aurez compris, en écoutant les versions scéniques débridées de
Cheating on you,
Tell her tonight Take me out ou encore
Darts of pleasures,
Come on home ou
This fire, on part en vrille – voire en flammes - très rapidement… et on n’atterrit pas du concert. Avec un set discopunkrockpoparty pareil, rien d’étonnant à ce que les Frenchies deviennent complètement
Bananas (zinzins) ! Ça devait quand même être quelque chose, les
Beatles sur scène aux USA en pleine
Beatlemania, mais la
Franzferdinandmania en France en 2004, c’est pas mal non plus…
Sites Internet :
www.franzferdinand.co.uk,
www.eurockeennes.fr.
A lire également : le
compte-rendu complet des Eurockéennes 2003 et la
chronique du 1er album de
Franz Ferdinand.
(Photo : Jean-Pascal Blache)