A Belfort, la première journée bat son plein,
Franz Ferdinand vient de triompher, et à peine une heure après c’est au tour de
! ! ! de nous propulser à nouveau dans la stratosphère… ça commence à bien faire !
Pour résumer rapidement le concert d’une puissance surnaturelle de ces allumés New-Yorkais, nous dirons que nous avons eu la très jouissive impression de voir un groupe de punk funk survolté avec comme leader un
Iggy Pop sous ecstasy. Dès le premier morceau, l’énergie dégagée par ce groupe est proprement hallucinante : riffs de guitare funky, rythmes électro punk en folie, lignes de basse imparables, hurlements maniaco-hystériques du chanteur…
Me and Guliani Down By the Schoolyard (A True Story) et les autres tubes en puissance du combo provoquent un sentiment de joie diabolique. Tout le monde est sur le cul, ou plutôt tout le monde est monté sur ressorts : le chapiteau danse comme un seul homme, on dirait une bande de zombies chargés à mort. Ahhhhh ! ! ! C’est un véritable lavage de cerveau que le public subit : il oublie tout en regardant ces fous furieux se trémousser avec frénésie… Comme, de surcroît, les vidéastes allumés du Kollectif Alambik envoient des images vrillantes sur les écrans géants, la transe est totale et l'on se dit
« Shit, Sheisse, Merde, c'est trop bon ! »
Deux jours après, sur la plage,
The Rapture réussit à se faufiler sur scène entre les formations néo métal violemment casse-couilles. Si le groupe semble un peu lessivé par une tournée marathon, son set reste électrisant, même effectué en pilotage automatique… L’electro rock (ou disco punk… ) en provenance de New-York (encore !) de ces quatre jeunes gens arty est très prisé des branchés et autres bobos, c’est énervant... mais ce n’est pas une raison suffisante pour dire du mal de leur concert.
Piochant allègrement dans le passé, tout en injectant une énorme dose d’éléments actuels, la musique de
The Rapture est une véritable invitation à danser du rock sur un dance floor (tout en planant à 10 000 pieds). Basse funky, guitare rock punk, batterie remuante, saxo jazz, percus violentes, chant étranglé et le tour est joué : la plage est soumise à de violentes secousses sismiques, le public montre son approbation en remuant son cul… Puis le tubesque
House of jealous lovers déchire les enceintes, et la Terre semble s’ouvrir sous la pression des danseurs.
Pas besoin de se camer la gueule pour péter les plombs, allez plutôt voir
! ! ! et
The Rapture sur scène, l’effet est déjà suffisamment puissant comme ça : on aurait retrouvé des festivaliers gesticulant sous leur tente 4 h après la fin des concerts…
Sites Internet :
www.brainwashed.com/!!!,
www.therapturemusic.co.uk/,
www.eurockeennes.fr.
A lire également : le
compte-rendu complet des Eurockéennes 2003.
(Photo : Jean-Pascal Blache)