La soirée a bien commencé avec le sympathique showcase des Irritones au Lollipop Music Store, après une pause par chez moi me revoici en route vers l’embobineuse. Je vais rarement dans cette salle qui a pourtant une programmation audacieuse et intéressante pour des raisons assez simples et qui n’ont pas grand-chose à voir avec la musique. D’une part la salle est un peu plus loin que les autres et surtout les concerts commencent très tard (surtout en semaine) et souvent bien après l’heure annoncé (après on tombe dans le même cercle vicieux de certaines salles comme la Machine où tout le monde commence a arriver une heure voire même deux après l’horaire annoncé … sauf les nouveaux venus qui du coup ne reviennent plus par la suite). Bref. Cette fois le concert est annoncé à 21h, ; renseignements pris je me dis que j’irai à 22h et lorsque j’arrive à 22h30 les *25* viennent à peine d’attaquer.
Je suis bien content de les voir même si ce qui m’a fait venir (si loin) ce soir au lieu de rester près de chez moi et de fêter la sortie du nouvel album de Sunday Sunday au Lounge, c’est la pr ésence de Chaos Physique mené par Amaury Cambuzat qui m’avait completement conquis il y a maintenant pas loin de 20 ans lorsque j’avais découvert Ulan Bator en première partie de Sloy au Farenheit. D’ailleurs à l’origine c’est ce nom qui avait été annoncé avant d’être remplacé par ce nouveau trio. Bref revenons aux *25* qui m’ont fichu une sacré claque et qui ont finalement sauvé cette soirée pour moi.
Pas énormément de monde mais quelques habitués qui font un mur au pied de la scène. Sur la scène Ben aka Lee Zeirjick est déjà plein de grimaces, pendant que son frère aka Joss Paincogne comme un forcené dans le fond et que El Vice tendu comme un arc nous assomme de sa basse. Evidemment les regards se tournent vers Ben … qui se mord la langue, fais des va et vient un peu idiots sur scène ce qui pourrait faire sortir l’auditeur du set si celui-ci n’était pas d’une telle puissance. Non rien à dire le gars en fait pas le couillon, il est réellement habité. Ceux qui ont d’ja eu l’occasion de le voir en solo savent de quoi je parle.
Et la je prends conscience que la dernière fois que j’ai vu les *25* c’était il y a presque 2 ans et que deux puits le son du trio a pas mal évolué. Fini la déconne. Un vrai son dur pour un groupe dont je commence à mieux comprendre les affiliations et points communs avec la clique Pandemonium, Kill the Thrill and co ! Apparement (d’après ce que me dira Ben de Ed Mudshi) la plupart (voire tous) des titres joués ce soirs sont nouveaux et seront sur le nouvel album qu’ils sont en train de finaliser. Bref un régal et la barre qui est placée très haut pour les suivants.
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Les suivants dont j’attends beaucoup comme je le disais. Un peu trop sans doute. Lorsque je les vois se mettre en place, Amaury Cambuzat la clope au bec je suis inquiet. Je me doute bien que je ne vais pas reprendre la même claque qu’avec Ulan Bator qui a quand même pas mal changé depuis le départ de son bassiste historique Olivier Manchion mais quand même … Trio guitare basse batterie avec aussi un clavier pour Amaury. Je retrouve ce côté post rock qui me plait bien mais il manque quelque chose … je n’accroche pas et fini même par me lasser et une certaine gêne s’installe. Je commence à trouver que Amaury remercie trop le public entre les morceaux (et surtout trop vite). Ses petits instants perdus pour aller allumer une autre cigarette sont autant de moment où l’ambiance installée par un morceau plus nerveux que les autres retombe …
Et puis comment peut on jouer une telle musique en fumant un cigarette ! Que Basile des Cowboys From Outerspace fume comme un poseur en jouant de la basse ok, mais là ça ne colle pas du tout. De plus certains morceaux me plaisent moins … les plus calmes qui ressemblent à ceux qui avaient marqué un tournant dans l’album Végétale … J’ai l’impression que je ne suis pas le seul car les premiers rangs se dispersent et ceux qui restent là et aimeraient bouger ont un peu de mal a trouver le rythme.
Le clavier qui pourrait être utiliser pour donner un côté grave ou mystique (à défaut de la puissance sonore et de la tension que j’aurais aime retrouver) est finalement sous utilisé. Quant au batteur Pier Mecca qui a l’air bien enrhumé et au bassiste Diego Geko (qui a joli mégaphone qui n’est pas vraiment utilisé), ils sont tellement discrets qu’on se demande si ils prennent du plaisir à être là. Mon esprit commence à vagabonder ailleurs, je m’assois sur un banc sur le côté et même à la fin quand Amaury tape dessus avec son manche de guitare je n’y crois plus …
Je les regarde de loin vider la scène … j’attendrai une bonne demi heure plus bien sûr qu’il y ait un troisième truc ce soir … j’en arrive à me dire que cette soirée qui fait partie de la 7ème édition du RIAM (Rassemblement International des Arts Multimédia) n’est ce soir pas très multimédia. Rien ne permet de se rendre compte qu’il s’agit d’autre chose qu’un simple plateau. Mon regard se promène dans ce lieu que je ne fréquente pas assez. Des gens jouent à de vieux jeux d’ordi, les affiches provoc’ signées le Dernier Cri couvrent les murs, … et sur scène la suite s’installe dans le silence … je me serai attendu à un truc plus interactif ou quelqu’un du RIAM qui présente ma soirée à défaut d’un liant naturel.
Quand Vincent Epplay & Samon Takahashi ont fini de s’installer et commencent à jouer je suis un peu trop crevé pour faire l’effort nécessaire pour rentrer dans cette musique dont je ne suis naturellement pas trop fans. Vincent et Samon se font face, chacun d’un côté d’une table couverte de câbles, prises, boutons, interrupteurs … qu’ils bidouillent, triturent, effleurent … la musique qui en sort est à l’image du dispositif, conceptuel, minimaliste, dissonante, …
Moi qui me, plaignais il y a 5 minutes du côté pas trop multimédia de la soirée je me surprends à les trouver trop statiques et à me dire qu’avec quelques projections cela aurait peut être été plus attractif pour moi. Les gens se sont rapprochés du devant de la scène … j’en profite pour m’en aller. En partant je passe devant le stand de disques et je regrette d’être venu sans argent … car je rate encore une occas’ d’acheter le vinyle des *25*
Plus de photos de la soirée par Pirlouiiiit en cliquant ici
Bonus vidéo :
et une petite de Chaos Physique ici
et une de Vincent Epplay & Samon Takahashilà