Critique de concert The A-Phones + The Fleshtones + The Bellrays

Direction le Cabaret Aléatoire pour un plateau punk garage, ça tombe bien pour fêter les 37 ans du Raw Power des Stooges. Trois groupes un mardi soir, pas mal pour une ville où soit disant il ne se passe pas grand-chose, d’autant que la Machine à Coudre et l’Enthropy accueillaient aussi des concerts électrifiés.
J’arrive en plein milieu du set du jeune groupe de vieux les A-Phones, composé de de vétérans de la scène pounkroque marseillaise. Groupe déjà chroniqué maintes fois dans ces colonnes (à Live in Marseille, on aime bien les concerts, la preuve, on y va !), alors j’en rajoute une couche : c’est classieux ! Et de plus en plus en place au fil des concerts.
Alors, quitte à se répéter, niveau style ça se rapproche de Buzzcocks, à savoir du post punk avec des titres de plus de 2 minutes, finalement assez mélodique, avec des montées bruitistes, chants classieux et des cavalcades hargneuses. En espérant que ça incite à aller les voir et que le prochain papier sur eux soit signé par quelqu’un d’autre que Philippe ou moi.
Les Fleshtones arrivent ensuite et seront fidèles à leur réputation. Du garage 60's influence surf & rockabilly délivré avec une énergie qui emporte tout. Ce qui frappe c'est le bonheur visible qu'ils ont de jouer. Sourires, échanges avec le public, blagues potaches entre eux, ils prennent leur pied et c'est communicatif !
Ils ne tiennent pas en place, sautent dans tous les sens, montent sur la batterie, descendent sans arrêt dans le public, vont même faire un concours de pompes au milieu de la salle (bon, ok là ça devient too much) tout en laissant guitare et basse à deux jeunots histoire de faire monter la sauce, pendant que le chanteur s’excite sur son orgue.
Mais le plaisir est contagieux, leurs chorégraphies sont jubilatoires et enflamment le public. On notera que le guitariste a surement servie de modèle à celui de Ich bin dead / Neurotic Swingers / Gasolheads tant dans le look que dans les attitudes.
Niveau zique, c'est pas des manchots, leur rock'n'roll est balancé de la plus efficace des façons. Riffs énervés, cavalcades endiablés, groove à la Farfisa, leur garage new-yorkais emporte tout. Ils finissent à jouer sur le bar, hystérie collective et un public à genoux. Chapeau bas pour ce set impérial.
Du coup je serais déçu par la prestation des Bellrays qui va suivre. Pourtant leur mélange de voix soul et de rock garage a tout pour séduire, et d’ailleurs m’a déjà fait sacrément groover par le passé mais là, le charme n’opère plus.
Trop propre, trop carré. A force de joueur leur seul morceaux énervés, ils en oublient le côté soul, et cette chanteuse magnifique se transforme en chanteur rock, sans guère d’originalité. Plus rien de soul, plus rien de sexuel dans ce set. Alors oui, sans soucis ça joue, oui c’est efficace, oui ils ne prennent pas le public pour des cons. Celles et ceux qui les ont vu pour la première fois ont surement kiffé sévère.
Mais de mon côté la routine, les bâillements, des pauses clopes alors que je fume pas et je finis par tchatcher dehors, notamment du set impérial des Fleshtones juste avant.... Selon un observateur resté à l’intérieur, bien que déçu, il a trouvé la dernière partie du concert de meilleure qualité.
Pour ma part, j’ai pas fait l’effort d’attendre, j’attendais à être pris dans la tornade, c’était pas pour cette fois.
Légèrement déçu, le retour se fait quand même avec dans la tête la tempête Fleshtones qui nous a bien filé la pêche ce soir. Pas mal pour un mardi !
J’arrive en plein milieu du set du jeune groupe de vieux les A-Phones, composé de de vétérans de la scène pounkroque marseillaise. Groupe déjà chroniqué maintes fois dans ces colonnes (à Live in Marseille, on aime bien les concerts, la preuve, on y va !), alors j’en rajoute une couche : c’est classieux ! Et de plus en plus en place au fil des concerts.
Alors, quitte à se répéter, niveau style ça se rapproche de Buzzcocks, à savoir du post punk avec des titres de plus de 2 minutes, finalement assez mélodique, avec des montées bruitistes, chants classieux et des cavalcades hargneuses. En espérant que ça incite à aller les voir et que le prochain papier sur eux soit signé par quelqu’un d’autre que Philippe ou moi.
Les Fleshtones arrivent ensuite et seront fidèles à leur réputation. Du garage 60's influence surf & rockabilly délivré avec une énergie qui emporte tout. Ce qui frappe c'est le bonheur visible qu'ils ont de jouer. Sourires, échanges avec le public, blagues potaches entre eux, ils prennent leur pied et c'est communicatif !
Ils ne tiennent pas en place, sautent dans tous les sens, montent sur la batterie, descendent sans arrêt dans le public, vont même faire un concours de pompes au milieu de la salle (bon, ok là ça devient too much) tout en laissant guitare et basse à deux jeunots histoire de faire monter la sauce, pendant que le chanteur s’excite sur son orgue.
Mais le plaisir est contagieux, leurs chorégraphies sont jubilatoires et enflamment le public. On notera que le guitariste a surement servie de modèle à celui de Ich bin dead / Neurotic Swingers / Gasolheads tant dans le look que dans les attitudes.
Niveau zique, c'est pas des manchots, leur rock'n'roll est balancé de la plus efficace des façons. Riffs énervés, cavalcades endiablés, groove à la Farfisa, leur garage new-yorkais emporte tout. Ils finissent à jouer sur le bar, hystérie collective et un public à genoux. Chapeau bas pour ce set impérial.
Du coup je serais déçu par la prestation des Bellrays qui va suivre. Pourtant leur mélange de voix soul et de rock garage a tout pour séduire, et d’ailleurs m’a déjà fait sacrément groover par le passé mais là, le charme n’opère plus.
Trop propre, trop carré. A force de joueur leur seul morceaux énervés, ils en oublient le côté soul, et cette chanteuse magnifique se transforme en chanteur rock, sans guère d’originalité. Plus rien de soul, plus rien de sexuel dans ce set. Alors oui, sans soucis ça joue, oui c’est efficace, oui ils ne prennent pas le public pour des cons. Celles et ceux qui les ont vu pour la première fois ont surement kiffé sévère.
Mais de mon côté la routine, les bâillements, des pauses clopes alors que je fume pas et je finis par tchatcher dehors, notamment du set impérial des Fleshtones juste avant.... Selon un observateur resté à l’intérieur, bien que déçu, il a trouvé la dernière partie du concert de meilleure qualité.
Pour ma part, j’ai pas fait l’effort d’attendre, j’attendais à être pris dans la tornade, c’était pas pour cette fois.
Légèrement déçu, le retour se fait quand même avec dans la tête la tempête Fleshtones qui nous a bien filé la pêche ce soir. Pas mal pour un mardi !
Signature : mystic punk pinguinle 12/03/2010
Envoyer un message à mystic punk pinguin
Voir toutes les critiques de concert rédigées par mystic punk pinguin
Photographe : lof
Envoyer un message à lof
Voir toutes les critiques de concert photographiées par lof

le 16 mai 2003 - Southpaw - Brooklyn (par Pirlouiiiit)

le 4 novembre 2001 - La Coopérative de Mai, Clermont-Ferrand (par Pierre Andrieu)

le 27 août 2011 - Charleville-Mézières (par Mardi)

le 9 Juillet 2011 - Etang des Aulnes - Saint-Martin de Crau (par stephane)
le 04 avril 2009 - Poste à Galène - Marseille (par Jacques 2 Chabannes)

le 9 avril 2009 - Le Rat Pack, Clermont-Ferrand (par Pierre Andrieu)
le 17 Mai 2009 - Machine à Coudre - Marseille (par Mystic Punk Pinguin)
Copyright © Neolab Production 2000-2012. Reproduction totale ou partielle interdite sans accord préalable.
Conditions générales d'utilisation
Conditions générales d'utilisation


















