Critique de concert A Place To Bury Strangers + Stalk

Fin d'une semaine de rêve à la Coopérative de Mai de Clermont-Ferrand le samedi 15 mai avec l'excellent concert des Américains bruitistes d'A Place To Bury Strangers, juste après la très bonne électronica noise de Stalk, en première partie... Une soirée magique, extrême et vraiment peu consensuelle arrivant après le faramineux show de Black Rebel Motorcycle Club, le 11 mai... Compte rendu :

Stalk
C'est à 20h45, un horaire pas forcément adapté à sa musique, nocturne et onirique, que Stalk a néanmoins pu démontrer l'étendue de ses talents en solo, avec machines et guitare électrique... Si sa prestation aurait sans doute été plus marquante au cœur de la nuit, Stalk a réussi à convaincre avec un set oscillant entre post rock, électronica, trip hop et noise. Les morceaux du récent EP A Tale passent très bien la barrière du live, provoquant de jolies hallucinations ; l'alternance de moments de calmes inquiétants et d'instants sauvagement distordus fait carrément penser aux images toutes fraiches de l'éruption du volcan islandais au nom imprononçable. Pendant les passages lancinants, répétitifs et planants, on voit en effet très clairement le long panache de fumée recouvrir totalement les alentours, avant que le déluge de guitares n'évoque le feu d'artifice de l'expulsion de lave en fusion... Stalk est un artiste à suivre !

A Place To Bury Strangers
Juste après, c'est le choc d'une totale annihilation sonique que proposent les trois Américains d'A Place To Bury Strangers ! Eclairés par des projections vidéos et des lumières crues (comme le Velvet Underground en 1967), les musiciens (guitare/chant, basse, batterie) sont à peine discernables dans l'obscurité, la fumée ou les images projetées, mais leur musique stratosphérique et schizophrénique est propice à la création d'une jouissive sensation d'explosion de la boite crânienne. On pense aux chansons de Joy Division, The Cure, Sex Pistols et Phil Spector jouées avec férocité par Sonic Youth, Brian Jonestown Massacre et My Bloody Valentine ! Ah, oui, quand même ! Dès le début du set, le mur du son est franchi par A Place To Bury Strangers, et la descente ne s'effectuera qu'une heure et quart plus tard après une sauvage et destructeur final orchestré sous un bombardement de stroboscopes. Le public hurle sa joie entre les morceaux, ravi par l'effet incroyable produit par ces chansons entre pop, punk rock et post punk jouées dans un océan d'échos déments, de larsens terrifiants et de sons tournoyants...

La voix – dans laquelle on trouve des réminiscences de celles de Robert Smith, Ian Curtis et Kevin Shields – est traitée comme un instrument, elle surnage entre deux eaux, donnant l'impression terrible d'entendre les vocalises d'une personne en train de sombrer corps et âme dans les tréfonds d'une mer de bruit blanc. En massacrant avec une furieuse application leurs instruments de torture auditive et en se jetant dans tous les coins afin de déclencher moult ondes sismiques dans les tympans, Oliver Ackermann, Jspace et Jono MOFO ont réussi à créer une très orgasmique grand messe noire dédiée au culte du son qui tue. A Place To Bury Strangers est un groupe à voir absolument sur scène ! Mais par pitié, éloignez les enfants, les personnes âgées, les femmes enceintes et les fans de variétés françaises du lieu des exactions sonores de ce véhément combo ! Sinon, il risque d'y avoir de très graves et irréversibles séquelles...
Liens : www.myspace.com/pilipstalk, www.aplacetoburystrangers.com, www.myspace.com/aplacetoburystrangers.
Photos d'archives extraites des sites myspace...

Stalk
C'est à 20h45, un horaire pas forcément adapté à sa musique, nocturne et onirique, que Stalk a néanmoins pu démontrer l'étendue de ses talents en solo, avec machines et guitare électrique... Si sa prestation aurait sans doute été plus marquante au cœur de la nuit, Stalk a réussi à convaincre avec un set oscillant entre post rock, électronica, trip hop et noise. Les morceaux du récent EP A Tale passent très bien la barrière du live, provoquant de jolies hallucinations ; l'alternance de moments de calmes inquiétants et d'instants sauvagement distordus fait carrément penser aux images toutes fraiches de l'éruption du volcan islandais au nom imprononçable. Pendant les passages lancinants, répétitifs et planants, on voit en effet très clairement le long panache de fumée recouvrir totalement les alentours, avant que le déluge de guitares n'évoque le feu d'artifice de l'expulsion de lave en fusion... Stalk est un artiste à suivre !

A Place To Bury Strangers
Juste après, c'est le choc d'une totale annihilation sonique que proposent les trois Américains d'A Place To Bury Strangers ! Eclairés par des projections vidéos et des lumières crues (comme le Velvet Underground en 1967), les musiciens (guitare/chant, basse, batterie) sont à peine discernables dans l'obscurité, la fumée ou les images projetées, mais leur musique stratosphérique et schizophrénique est propice à la création d'une jouissive sensation d'explosion de la boite crânienne. On pense aux chansons de Joy Division, The Cure, Sex Pistols et Phil Spector jouées avec férocité par Sonic Youth, Brian Jonestown Massacre et My Bloody Valentine ! Ah, oui, quand même ! Dès le début du set, le mur du son est franchi par A Place To Bury Strangers, et la descente ne s'effectuera qu'une heure et quart plus tard après une sauvage et destructeur final orchestré sous un bombardement de stroboscopes. Le public hurle sa joie entre les morceaux, ravi par l'effet incroyable produit par ces chansons entre pop, punk rock et post punk jouées dans un océan d'échos déments, de larsens terrifiants et de sons tournoyants...

La voix – dans laquelle on trouve des réminiscences de celles de Robert Smith, Ian Curtis et Kevin Shields – est traitée comme un instrument, elle surnage entre deux eaux, donnant l'impression terrible d'entendre les vocalises d'une personne en train de sombrer corps et âme dans les tréfonds d'une mer de bruit blanc. En massacrant avec une furieuse application leurs instruments de torture auditive et en se jetant dans tous les coins afin de déclencher moult ondes sismiques dans les tympans, Oliver Ackermann, Jspace et Jono MOFO ont réussi à créer une très orgasmique grand messe noire dédiée au culte du son qui tue. A Place To Bury Strangers est un groupe à voir absolument sur scène ! Mais par pitié, éloignez les enfants, les personnes âgées, les femmes enceintes et les fans de variétés françaises du lieu des exactions sonores de ce véhément combo ! Sinon, il risque d'y avoir de très graves et irréversibles séquelles...
Liens : www.myspace.com/pilipstalk, www.aplacetoburystrangers.com, www.myspace.com/aplacetoburystrangers.
Photos d'archives extraites des sites myspace...
Signature : pierre andrieule 16/05/2010
Envoyer un message à pierre andrieu
Voir toutes les critiques de concert rédigées par pierre andrieu

le 11 Aout 2011 - Terasse du Palais des festivals, Cannes (par Sami)

le 14 août 2009 - Fort de Saint-Père, Saint-Malo (par Pierre Andrieu)


le 4 juillet 2008 - Presqu'Ile du Malsaucy, Evette-Salbert (par Philippe)
La Coopérative de Mai, Clermont-Ferrand

le 7 décembre 2011 - Coopérative de Mai, Clermont-Ferrand (par Pierre Andrieu)

le 13 juin 2011 - Coopérative de mai, Clermont-Ferrand (par Pierre Andrieu)

le 11 juin 2011 - Coopérative de mai, Clermont-Ferrand (par Pierre Andrieu)
Copyright © Neolab Production 2000-2012. Reproduction totale ou partielle interdite sans accord préalable.
Conditions générales d'utilisation
Conditions générales d'utilisation

















