Critique de concert A.S Dragon + Avril

Avril a fait étalage de toute son originalité sur la scène de la Coopérative de mai… Après un titre chanté avec un masque de gorille et un autre avec un masque de cheval, ce talentueux jeune homme a joué ses chansons électro pop gonflées à la funk music et au jazz avec l'aide d'un batteur et d'un machiniste/sampler.

Si le titre très accrocheur joué en rappel semble être un tube imparable mémorisable par le grand public, le répertoire d’Avril est composé de morceaux qui partent dans toutes les directions et ne s’embarrassent pas de formats préétablis. La démarche témoigne d’un louable souci de recherche, mais l’auditeur peut se retrouver un peu perplexe devant cette exploration de multiples pistes sonores. Le chant souvent distordu par de nombreux effets et réinjecté dans les morceaux avec un échantillonneur se révèle, lui aussi, surprenant, si bien qu’on ne sait pas si on aime ou pas…

Plusieurs écoutes attentives de That horse must be starving ne seront de trop si on veut pleinement apprécier le concert de ce petit prodige français chantant en anglais. Rongé par une passion dévorante pour des musiques venant d’horizons très différents, Avril n’a pas choisi la voie de la facilité, c’est tout à son honneur ! A découvrir et à revoir très bientôt…
Dans sa nouvelle formation avec Natacha Le Jeune au chant et David Forgione à la basse groovy (baby !), A.S Dragon, qui compte aussi dans ses rangs Michael Garçon aux claviers, Hervé Bouétard à la batterie et Stéphane Salvi à la guitare, a donné une bonne claque au public clermontois, malheureusement peu nombreux !

Le gang parisien affectionne d’ailleurs tellement cette « perversion » sexuelle qui consiste à appliquer violemment et plusieurs fois sa main contre le postérieur de l’être aimé en hurlant « Tiens, prends ça ! » qu’il en a fait une chanson… Quand Natacha explique le titre Spank on me, démonstration suggestive à l’appui, on rêve secrètement de lui administrer une fessée en privé (mais je m’emporte !)...

Et oui, en plus de chanter divinement (elle est aussi à l’aise dans les hurlements rock, les feulements soul sensuels et le chant mutin à la garçonne), de se lancer dans des chorégraphies captivantes et d’avoir un charisme peu commun, cette jeune femme androgyne bénéficie d’un physique totalement troublant et n’a pas froid aux yeux, qu’elle a d’ailleurs d’un bleu assez fascinant (ouch !). Le but de cette chronique n’étant pas de déclarer sa flamme à Natacha, parlons un peu de la musique délivrée par le groupe ayant réussi l’exploit d’assurer en studio avec Jacno pour Rectangle, en concert avec Bertrand Burgalat (écoutez le live B.B. meets A.S Dragon) ou derrière le facétieux et peu professionnel Michel Houellebecq !

Dès le premier titre, le volcanique Nightime, on sait que la soirée sera bonne : A.S Dragon n’est plus un backing band, c’est un vrai groupe soudé qui, en plus, sait composer des morceaux de pop/rock sixties très réussis ! Les exemples du talent des petits protégés de l’écurie Tricatel ne manquent pas, en voici quelques uns : Your fame est un futur tube furieusement rock au tempo très enlevé avec ses chœurs, sa guitare au son bien gras et ses parties de claviers magiques, Un hémisphère dans une chevelure est un slow gorgé de Wah-Wah dont le texte est signé Charles Baudelaire, Spank on me est un hymne punk à la fessée, le sautillant Sorcière semble avoir été composé en 1964 et enfin, One two Three Four boys revêt les atours d'une ballade pop poignante… Ce moment passé en bonne compagnie prend fin (un peu trop tôt !) sur les accords d’Underdog, une reprise sympathique de Sly And The Family Stone jouée lors de l’unique rappel.

Avec seulement deux concerts dans les jambes - en première partie de Zwan (le nouveau groupe de Billy Corgan, ex Smashing Pumpkins) à la Cigale le 9 février et avec Ginger Ale au Plan à Ris Orangis le 15 février, A.S Dragon a donné un bon concert et devrait encore progresser (réglage du son, chœurs… ) avant la grande tournée prévue pour promouvoir son remarquable premier album Spanked (sortie chez Tricatel le 15 avril 2003).
Quand, vers la fin du set, Natacha nous hurle « Vous ne vous faites pas trop chier ? » on ne peut que lui répondre, un sourire aux lèvres « Nonnnnnnnnnnnnn ! »
A lire également : la chronique de l'album Spanked et le compte rendu photographique d'un concert donné à Bourges en 2003.
(Photo Jean-Pascal Blache)

Si le titre très accrocheur joué en rappel semble être un tube imparable mémorisable par le grand public, le répertoire d’Avril est composé de morceaux qui partent dans toutes les directions et ne s’embarrassent pas de formats préétablis. La démarche témoigne d’un louable souci de recherche, mais l’auditeur peut se retrouver un peu perplexe devant cette exploration de multiples pistes sonores. Le chant souvent distordu par de nombreux effets et réinjecté dans les morceaux avec un échantillonneur se révèle, lui aussi, surprenant, si bien qu’on ne sait pas si on aime ou pas…

Plusieurs écoutes attentives de That horse must be starving ne seront de trop si on veut pleinement apprécier le concert de ce petit prodige français chantant en anglais. Rongé par une passion dévorante pour des musiques venant d’horizons très différents, Avril n’a pas choisi la voie de la facilité, c’est tout à son honneur ! A découvrir et à revoir très bientôt…
Dans sa nouvelle formation avec Natacha Le Jeune au chant et David Forgione à la basse groovy (baby !), A.S Dragon, qui compte aussi dans ses rangs Michael Garçon aux claviers, Hervé Bouétard à la batterie et Stéphane Salvi à la guitare, a donné une bonne claque au public clermontois, malheureusement peu nombreux !

Le gang parisien affectionne d’ailleurs tellement cette « perversion » sexuelle qui consiste à appliquer violemment et plusieurs fois sa main contre le postérieur de l’être aimé en hurlant « Tiens, prends ça ! » qu’il en a fait une chanson… Quand Natacha explique le titre Spank on me, démonstration suggestive à l’appui, on rêve secrètement de lui administrer une fessée en privé (mais je m’emporte !)...

Et oui, en plus de chanter divinement (elle est aussi à l’aise dans les hurlements rock, les feulements soul sensuels et le chant mutin à la garçonne), de se lancer dans des chorégraphies captivantes et d’avoir un charisme peu commun, cette jeune femme androgyne bénéficie d’un physique totalement troublant et n’a pas froid aux yeux, qu’elle a d’ailleurs d’un bleu assez fascinant (ouch !). Le but de cette chronique n’étant pas de déclarer sa flamme à Natacha, parlons un peu de la musique délivrée par le groupe ayant réussi l’exploit d’assurer en studio avec Jacno pour Rectangle, en concert avec Bertrand Burgalat (écoutez le live B.B. meets A.S Dragon) ou derrière le facétieux et peu professionnel Michel Houellebecq !

Dès le premier titre, le volcanique Nightime, on sait que la soirée sera bonne : A.S Dragon n’est plus un backing band, c’est un vrai groupe soudé qui, en plus, sait composer des morceaux de pop/rock sixties très réussis ! Les exemples du talent des petits protégés de l’écurie Tricatel ne manquent pas, en voici quelques uns : Your fame est un futur tube furieusement rock au tempo très enlevé avec ses chœurs, sa guitare au son bien gras et ses parties de claviers magiques, Un hémisphère dans une chevelure est un slow gorgé de Wah-Wah dont le texte est signé Charles Baudelaire, Spank on me est un hymne punk à la fessée, le sautillant Sorcière semble avoir été composé en 1964 et enfin, One two Three Four boys revêt les atours d'une ballade pop poignante… Ce moment passé en bonne compagnie prend fin (un peu trop tôt !) sur les accords d’Underdog, une reprise sympathique de Sly And The Family Stone jouée lors de l’unique rappel.

Avec seulement deux concerts dans les jambes - en première partie de Zwan (le nouveau groupe de Billy Corgan, ex Smashing Pumpkins) à la Cigale le 9 février et avec Ginger Ale au Plan à Ris Orangis le 15 février, A.S Dragon a donné un bon concert et devrait encore progresser (réglage du son, chœurs… ) avant la grande tournée prévue pour promouvoir son remarquable premier album Spanked (sortie chez Tricatel le 15 avril 2003).
Quand, vers la fin du set, Natacha nous hurle « Vous ne vous faites pas trop chier ? » on ne peut que lui répondre, un sourire aux lèvres « Nonnnnnnnnnnnnn ! »
A lire également : la chronique de l'album Spanked et le compte rendu photographique d'un concert donné à Bourges en 2003.
(Photo Jean-Pascal Blache)
Signature : pierre andrieule 19/02/2003
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