Critique de concert Abela & Merlo + Kandinsky + Leon & Andrea Parkins

Avant de démarrer cette chronique, je tiens à m’excuser auprès des groupes pour les photos. D’une part, la prise de vue était très difficile, notamment pour les musiciens jouant dans la fosse (non éclairée), mais, qui plus est, lorsque j’ai voulu développer la pellicule, persuadé d’avoir rembobiné l’appareil pendant le concert, j’ai ouvert le boitier en plein soleil, à midi… Tout est cramé, et je n’ai pu récupérer, tant bien que mal, que trois photos (vraiment histoire de dire…). Désolé…
Dernier concert de la saison pour le Bureau Détonnant après un an d’une programmation sans faille !!! Et pour fêter ça, place ce soir à l’improvisation à l’Enthropy !!!
La soirée démarre avec un duo guitare (Virgile Abela), Basse (David Merlo), en improvisation libre. Décrire ce genre de prestation relève, très clairement de la gageure, tant la musique ainsi construite échappe aux codifications, aux classifications stylistiques. A Marseille, lorsqu’on entend parler d’improvisation libre, on pense souvent à Jean-Marc Montera, lui-même influencé par Fred Frith. Ce soir, Abela et Merlo se sont toutefois éloigné de l’influence de ces aînés. Les cordes de la guitare ont bien été entravées par un objet métallique sur un ou deux passages, mais, généralement, les "bidouillages" se trouvaient plutôt au niveau des pédales. A grand renfort de distordions et délais les deux musiciens créent une musique singulière, rappelant parfois le mouvement "Drone", mais sans en être non plus… Je vous ai bien dit que c’était une gageure de décrire ce genre de concert !!! Alors que dire ? Que c’était bien ? Que je me suis laissé emporter par les volutes de cordes modulées ? Qu’en fermant les yeux on avait l’impression d’entendre bien plus qu’une guitare et une basse ? Que oui, il fallait y être ? Et bien soit, disons ça ! Et retournons les voir lorsque l’occasion se présente !!!!

Vassily Kandinsky , touché par la synesthésie, était très influencé par la musique pour la création de ses œuvres. Nombre de ses toiles, peintes de façon spontanée, se nomment, d’ailleurs "Improvisation"… Aussi, n’est-il pas étonnant de voir arriver une groupe de Jazzcore se nommant Kandinsky !!! Après cette parenthèse hautement culturelle (il faut bien se préparer pour 2013… Si on attend après Marseille…), vous assurant de briller en société tout l’été au bord de la piscine, passons à la musique du trio Lyonnais ! Autour d’un triptyque Basse/Batterie/Saxophone, Kandinsky propose un Jazz-core de haute volée !!! La batterie d’abord, tout en restant indéniablement jazz du début à la fin, sait se faire violente, tribale, secondée par une basse plus rock, plus lourde et directe. Une section rythmique efficace donc, qui sert d’appui à un saxophone fantasque, free, zornien parfois, et terriblement inventif surtout !!! Qu’il s’agisse de retourner l’instrument pour souffler directement dans le pavillon, à la manière d’un didgeridoo, de souffler dans le saxophone après avoir enlever l’embouchure, ou de raccorder le bec a un tuyau d’évacuation de lave-linge, toutes ces expérimentations servent un propos musical, toutes sont efficaces, pertinentes… On est loin du simple numéro d’esbroufe qui se contente de décrocher un sourire fugace au spectateur. Ici, on sourit d’abord face à l’incongruité de la démarche, puis on découvre que ça n’a rien de gratuit, et que oui, un bec de saxophone dans un tuyau d’évacuation, ça sonne !!! En bref, un groupe à ne pas rater !!! Belle découverte !!!

La soirée se clôt avec Leon, un duo de bassiste, accompagnés pour l’occasion de François Rossi (batteur de Das Simple et Motto) derrière les fûts, et d’Andrea Parkins à l’accordéon/laptop/bruitages divers. Retour à l’improvisation libre ici !!! Les deux bassistes se font face, l’un jouant de son instrument à plat, tel un lapsteel géant, l’autre de manière plus traditionnelle (quoique…). Les basses sont traitées, modifiées, et crées des nappes sur lesquelles se pose Andrea Parkins. Une main sur l’accordéon, l’autre sur son ordinateur (sur lequel elle produit des sons via Max/MSP, la version "commerciale" de Pure Data), la New-Yorkaise tisse des toiles sonores, détourne son accordéon, se saisi parfois d’une sorte de theremin trafiqué, ou d’un rouleau de scotch qu’elle déroule devant un micro. Et pour soutenir tout cela, François Rossi heurte des cymbales posées sur ses toms, où souffle dans ces dernières. Il est plus question ici de recherche de timbres que de rythmiques. Le tout s’avère cohérent, les instruments, traités, imbriqués les uns aux autres, on ne sait rapidement plus qui fait quoi… Reste une musique indescriptible mais prenante et des musiciens totalement engagés dans leur improvisation. La encore, comme pour Abela/Merlo, décrire cette musique est voué à l’échec, il faut la voir, l’entendre, la vivre…

Vivement la rentrée que le Bureau Détonnant nous propose à nouveau des concerts (d)étonnants !!!
Dernier concert de la saison pour le Bureau Détonnant après un an d’une programmation sans faille !!! Et pour fêter ça, place ce soir à l’improvisation à l’Enthropy !!!
La soirée démarre avec un duo guitare (Virgile Abela), Basse (David Merlo), en improvisation libre. Décrire ce genre de prestation relève, très clairement de la gageure, tant la musique ainsi construite échappe aux codifications, aux classifications stylistiques. A Marseille, lorsqu’on entend parler d’improvisation libre, on pense souvent à Jean-Marc Montera, lui-même influencé par Fred Frith. Ce soir, Abela et Merlo se sont toutefois éloigné de l’influence de ces aînés. Les cordes de la guitare ont bien été entravées par un objet métallique sur un ou deux passages, mais, généralement, les "bidouillages" se trouvaient plutôt au niveau des pédales. A grand renfort de distordions et délais les deux musiciens créent une musique singulière, rappelant parfois le mouvement "Drone", mais sans en être non plus… Je vous ai bien dit que c’était une gageure de décrire ce genre de concert !!! Alors que dire ? Que c’était bien ? Que je me suis laissé emporter par les volutes de cordes modulées ? Qu’en fermant les yeux on avait l’impression d’entendre bien plus qu’une guitare et une basse ? Que oui, il fallait y être ? Et bien soit, disons ça ! Et retournons les voir lorsque l’occasion se présente !!!!

Vassily Kandinsky , touché par la synesthésie, était très influencé par la musique pour la création de ses œuvres. Nombre de ses toiles, peintes de façon spontanée, se nomment, d’ailleurs "Improvisation"… Aussi, n’est-il pas étonnant de voir arriver une groupe de Jazzcore se nommant Kandinsky !!! Après cette parenthèse hautement culturelle (il faut bien se préparer pour 2013… Si on attend après Marseille…), vous assurant de briller en société tout l’été au bord de la piscine, passons à la musique du trio Lyonnais ! Autour d’un triptyque Basse/Batterie/Saxophone, Kandinsky propose un Jazz-core de haute volée !!! La batterie d’abord, tout en restant indéniablement jazz du début à la fin, sait se faire violente, tribale, secondée par une basse plus rock, plus lourde et directe. Une section rythmique efficace donc, qui sert d’appui à un saxophone fantasque, free, zornien parfois, et terriblement inventif surtout !!! Qu’il s’agisse de retourner l’instrument pour souffler directement dans le pavillon, à la manière d’un didgeridoo, de souffler dans le saxophone après avoir enlever l’embouchure, ou de raccorder le bec a un tuyau d’évacuation de lave-linge, toutes ces expérimentations servent un propos musical, toutes sont efficaces, pertinentes… On est loin du simple numéro d’esbroufe qui se contente de décrocher un sourire fugace au spectateur. Ici, on sourit d’abord face à l’incongruité de la démarche, puis on découvre que ça n’a rien de gratuit, et que oui, un bec de saxophone dans un tuyau d’évacuation, ça sonne !!! En bref, un groupe à ne pas rater !!! Belle découverte !!!

La soirée se clôt avec Leon, un duo de bassiste, accompagnés pour l’occasion de François Rossi (batteur de Das Simple et Motto) derrière les fûts, et d’Andrea Parkins à l’accordéon/laptop/bruitages divers. Retour à l’improvisation libre ici !!! Les deux bassistes se font face, l’un jouant de son instrument à plat, tel un lapsteel géant, l’autre de manière plus traditionnelle (quoique…). Les basses sont traitées, modifiées, et crées des nappes sur lesquelles se pose Andrea Parkins. Une main sur l’accordéon, l’autre sur son ordinateur (sur lequel elle produit des sons via Max/MSP, la version "commerciale" de Pure Data), la New-Yorkaise tisse des toiles sonores, détourne son accordéon, se saisi parfois d’une sorte de theremin trafiqué, ou d’un rouleau de scotch qu’elle déroule devant un micro. Et pour soutenir tout cela, François Rossi heurte des cymbales posées sur ses toms, où souffle dans ces dernières. Il est plus question ici de recherche de timbres que de rythmiques. Le tout s’avère cohérent, les instruments, traités, imbriqués les uns aux autres, on ne sait rapidement plus qui fait quoi… Reste une musique indescriptible mais prenante et des musiciens totalement engagés dans leur improvisation. La encore, comme pour Abela/Merlo, décrire cette musique est voué à l’échec, il faut la voir, l’entendre, la vivre…

Vivement la rentrée que le Bureau Détonnant nous propose à nouveau des concerts (d)étonnants !!!
Signature : the duke of prunes
le 04/07/2011
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le 04/07/2011
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le 25 février 2012 - le No! - Marseille (par Pirlouiiiit)


le 25 octobre 2011 - Le Poste à Galène - Marseille (par Mystic Punk Pinguin)


le 16 octobre 2011 - Embobineuse - Marseille (par Pirlouiiiit)
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