Critique de concert Absynthe Minded + Technicolor Hobo

Emmenés par un Patrick Atkinson dont la voix me rappelle immédiatement celle de Neil Hannon, de Divine Comedy, Technicolor Hobo nous propose une solide entrée en matière. Il s'agit d'un quintet. J'emploie à dessein ce terme : ils ont en commun avec Absynthe Minded une forte influence jazz même si leur répertoire est très majoritairement rock.
Patrick Atkinson nous le présente comme un "local group" avec son délicieux accent anglais ce qui peut prêter à sourire. Mais les autres membres du groupe sont français, installés à Marseille et le groupe a enregistré son disque dans le Var.
Leurs deux premiers titres ne me transportent pas. Et puis, ils entament Transparent, qui tranche avec le début du set. Mélodiquement très soigné, ce petit bijou au début très calme monte doucement en puissance. Les instruments s'additionnent à tour de rôle, Yves Johannardt (basse) hausse le ton, Jean-Christian Rieu (batterie) frappe de plus en plus fort, Christophe Robert (clarinette) se fait plaisir avec son premier vrai solo de la soirée.
Et puis il va s'asseoir pour les deux morceaux suivants. Ce n'est qu'un guest sur le disque. En revanche, Jason Lichau (trompette), qui fait d'ordinaire partie du groupe, n'est pas là. On le regrette sur I'll Take You There qui perd un de ses ingrédients principaux. La qualité n'est toutefois pas retombée. Il reste l'orgue de Géraldine Agostini et la guitare de Patrick et leur association fait à présent penser aux Doors.
Ils ont ajouté un titre à leur setlist et auraient volontiers poursuivi mais ils ont obéi aux grands gestes de la table de mixage qui les sommait d'arrêter. Pas de message habituel sur la vente de CD au fond de la salle. Ils en envoient 3 dans le public et ouvrent deux énormes boîtes : la distribution est gratuite !
Le changement de set n'est pas très long et pour cause : Absynthe Minded avait prêté son matériel vintage. Géraldine jouait sur un magnifique orgue Hammond et les lumières des amplis Matchless me donnaient un coup de vieux en ce jour d'anniversaire.
Ce sont les musiciens du groupe eux-mêmes qui installent leurs instruments (batterie, contrebasse) et qui branchent quelques fils.
Bert Ostyn (guitare et chant) assume son statut de leader du groupe malgré son visage juvénile et son air timide à la Thomas Dutronc. Il ne fait assurément pas ses 28 ans. Il nous gratifie d'un excellent solo de guitare pour le final du premier morceau Plane Song beaucoup plus rock'n roll que sur le disque. Mais la ressemblance avec Coldplay est toujours présente sur ce titre. Substitute et Acquired Taste sonnent plus liverpuldien avec leurs duos de voix entre Bert Ostyn et son complice de toujours Jan Duthoy (orgue).
Difficile dans ce début de concert de déceler une quelconque influence de jazz. C'est alors que la guitare de Bert et le violon de Renaud Ghilbert résonnent plus jazzy sur It Could Be et surtout sur Pretty Horny Flow avec l'apport de la contrebasse de Sergej Van Bouwel. Et ça se poursuit avec deux titres 100% jazz dont I Am Your Fan complètement déjanté, avec un Arnaud qui martyrise son archet.
La parenthèse jazz est refermée et une belle surprise nous attend puisque Bert chante en français "Je n'ai pas peur de la route..." L'ambiance se réchauffe. Les fans de Noir Désir ont reconnu Le Vent Nous Portera avec un délicieux accent en sus. Ils sont Belges mais pas francophones sauf Renaud chargé pour la peine des enchaînements. Un spectateur signifie son attachement à la Belgique en criant "Eric Gerets !". C'est une vision un peu réductrice à mon sens : N'oublions pas Raymond Goethals tout de même...
Arrive le clou du spectacle, My Heroics, Part One. A ma connaissance, la part two n'existe pas encore. S'il existe une mail list pour être averti de sa sortie je veux y être inscrit. "Isn't it always so ? / the story is unfold, at least / you got a different role / and now you gotta quit / the scene". Jakob Nachtergaele (batterie) et Sergej donnent le tempo de cette ballade belle à pleurer. Le piano et la guitare véhiculent parfaitement la nostalgie des paroles.
Et puis on change radicalement de rythme et ça redevient rock'n roll avec les derniers morceaux du show dont le merveilleux There Is Nothing.
Les rappels ressemblent à un résumé de la soirée : Du jazz avec I Like You When You're Sad que Renaud ouvre à l'harmonica et conclut brillamment à la trompette ; Du rock'n roll avec Stuck In Reverse, certainement le titre le plus hard de leur discographie ; Le déjanté Twisted ou les instrumentistes sont mis à l'honneur (très beaux violon et piano). Et ils terminent avec un blues pour montrer l'étendue de leur palette.
Le genre de soirée dont on sort fièrement en se disant "J'y étais".
Setlist Technicolor Hobo :
Like No One Before / Night Time Feeling / Transparent / I'll Take You There / Whose Turn On Top / Laughing Souls / Abstract Sensations / Kill (What's Inside Of Me)
Setlist Absynthe Minded :
Plane Song / Substitute / I Wanna Forget / Acquired Taste / It Could Be / Pretty Horny Flow / People Of The Pavement / I Am A Fan / Le Vent Nous Portera / My Heroics, Part One / Dead On My Feet / There Is Nothing / Multiple Choice
Rappels :
I Like You When You're Sad / Stuck In Reverse / Twisted / Jean-Baptiste Is The Howling Wolf
Bonus video : My Heroics, Part One
D'autres videos d'Absynthe Minded ici et de Technicolor Hobo là
Patrick Atkinson nous le présente comme un "local group" avec son délicieux accent anglais ce qui peut prêter à sourire. Mais les autres membres du groupe sont français, installés à Marseille et le groupe a enregistré son disque dans le Var.
Leurs deux premiers titres ne me transportent pas. Et puis, ils entament Transparent, qui tranche avec le début du set. Mélodiquement très soigné, ce petit bijou au début très calme monte doucement en puissance. Les instruments s'additionnent à tour de rôle, Yves Johannardt (basse) hausse le ton, Jean-Christian Rieu (batterie) frappe de plus en plus fort, Christophe Robert (clarinette) se fait plaisir avec son premier vrai solo de la soirée.
Et puis il va s'asseoir pour les deux morceaux suivants. Ce n'est qu'un guest sur le disque. En revanche, Jason Lichau (trompette), qui fait d'ordinaire partie du groupe, n'est pas là. On le regrette sur I'll Take You There qui perd un de ses ingrédients principaux. La qualité n'est toutefois pas retombée. Il reste l'orgue de Géraldine Agostini et la guitare de Patrick et leur association fait à présent penser aux Doors.
Ils ont ajouté un titre à leur setlist et auraient volontiers poursuivi mais ils ont obéi aux grands gestes de la table de mixage qui les sommait d'arrêter. Pas de message habituel sur la vente de CD au fond de la salle. Ils en envoient 3 dans le public et ouvrent deux énormes boîtes : la distribution est gratuite !
Le changement de set n'est pas très long et pour cause : Absynthe Minded avait prêté son matériel vintage. Géraldine jouait sur un magnifique orgue Hammond et les lumières des amplis Matchless me donnaient un coup de vieux en ce jour d'anniversaire.
Ce sont les musiciens du groupe eux-mêmes qui installent leurs instruments (batterie, contrebasse) et qui branchent quelques fils.
Bert Ostyn (guitare et chant) assume son statut de leader du groupe malgré son visage juvénile et son air timide à la Thomas Dutronc. Il ne fait assurément pas ses 28 ans. Il nous gratifie d'un excellent solo de guitare pour le final du premier morceau Plane Song beaucoup plus rock'n roll que sur le disque. Mais la ressemblance avec Coldplay est toujours présente sur ce titre. Substitute et Acquired Taste sonnent plus liverpuldien avec leurs duos de voix entre Bert Ostyn et son complice de toujours Jan Duthoy (orgue).
Difficile dans ce début de concert de déceler une quelconque influence de jazz. C'est alors que la guitare de Bert et le violon de Renaud Ghilbert résonnent plus jazzy sur It Could Be et surtout sur Pretty Horny Flow avec l'apport de la contrebasse de Sergej Van Bouwel. Et ça se poursuit avec deux titres 100% jazz dont I Am Your Fan complètement déjanté, avec un Arnaud qui martyrise son archet.
La parenthèse jazz est refermée et une belle surprise nous attend puisque Bert chante en français "Je n'ai pas peur de la route..." L'ambiance se réchauffe. Les fans de Noir Désir ont reconnu Le Vent Nous Portera avec un délicieux accent en sus. Ils sont Belges mais pas francophones sauf Renaud chargé pour la peine des enchaînements. Un spectateur signifie son attachement à la Belgique en criant "Eric Gerets !". C'est une vision un peu réductrice à mon sens : N'oublions pas Raymond Goethals tout de même...
Arrive le clou du spectacle, My Heroics, Part One. A ma connaissance, la part two n'existe pas encore. S'il existe une mail list pour être averti de sa sortie je veux y être inscrit. "Isn't it always so ? / the story is unfold, at least / you got a different role / and now you gotta quit / the scene". Jakob Nachtergaele (batterie) et Sergej donnent le tempo de cette ballade belle à pleurer. Le piano et la guitare véhiculent parfaitement la nostalgie des paroles.
Et puis on change radicalement de rythme et ça redevient rock'n roll avec les derniers morceaux du show dont le merveilleux There Is Nothing.
Les rappels ressemblent à un résumé de la soirée : Du jazz avec I Like You When You're Sad que Renaud ouvre à l'harmonica et conclut brillamment à la trompette ; Du rock'n roll avec Stuck In Reverse, certainement le titre le plus hard de leur discographie ; Le déjanté Twisted ou les instrumentistes sont mis à l'honneur (très beaux violon et piano). Et ils terminent avec un blues pour montrer l'étendue de leur palette.
Le genre de soirée dont on sort fièrement en se disant "J'y étais".
Setlist Technicolor Hobo :
Like No One Before / Night Time Feeling / Transparent / I'll Take You There / Whose Turn On Top / Laughing Souls / Abstract Sensations / Kill (What's Inside Of Me)
Setlist Absynthe Minded :
Plane Song / Substitute / I Wanna Forget / Acquired Taste / It Could Be / Pretty Horny Flow / People Of The Pavement / I Am A Fan / Le Vent Nous Portera / My Heroics, Part One / Dead On My Feet / There Is Nothing / Multiple Choice
Rappels :
I Like You When You're Sad / Stuck In Reverse / Twisted / Jean-Baptiste Is The Howling Wolf
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Signature : mcyavellle 01/04/2009
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