C’est au Pasino d’Aix dans une ambiance tamisée et sur une moquette d’un rouge éclatant qu’étaient positionnées les chaises destinées à accueillir le public venu profiter d’un groupe français à la renommée internationale : le groupe électro AIR composé des deux sexy boys Jean-Benoît Dunckel et Nicolas Godin.
Dans une salle bien remplie, c’est l’artiste californien AM qui entre en scène avec ses musiciens pour assurer la première partie. Le chanteur guitariste et le claviériste arborent de magnifiques moustaches et assument ainsi un style 80’s. Cet esthétisme colle parfaitement à l’émotion romantique qui se dégage de compositions solidement délivrées.
Les plus sensibles se laisseront transporter en arrière dans le temps et envahir par des souvenirs heureux et une sensation apaisante et réconfortante.
Le percussionniste, qui complète par sa présence fort sympathique ce trio américain, apporte, par la variété de son jeu, une unité et une puissance douce et enveloppante.
Le public aixois semble très réceptif à cette musique atmosphérique et ne rechigne pas à remercier chacune des interventions de cet artiste auto compositeur et interprète qui dira à plusieurs reprises être ravi de l’opportunité de se produire en France.
C’est ensuite au tour des deux frenchies d’entrer en scène avec leur batteur devant un public détendu et à l’écoute. Les saluts sont faits avec simplicité et une touche de retenue et il en sera de même pour les différentes interventions des musiciens à l’intention du public. Le ton est donné : pas d’artificialité mais une soirée intimiste, tout en douceur et en finesse dont le point fort sera une montée en puissance orchestrée par une setlist d’1h30 parfaitement réfléchie.
Le concert commence avec des titres relativement doux et atmosphériques tels Love, Remember ou encore J’ai Dormi Sous l’Eau, le tout agrémenté d’un écran projetant des vidéos calmes et lentes.
On assiste ensuite à un véritable crescendo grâce à des titres plus prenants, plus rapides, comme Be A Bee, Heaven’s Light et Alpha Beta Gaga.
Cette progression est rythmée par des morceaux particulièrement appréciés du public : Venus, Cherry Blossom Girl et Tropical Disease, acclamés par des applaudissements et des cris dès les premières notes.
Le groupe termine la première partie de son set par l’un de leurs premiers singles : Kelly Watch the Stars de l’album < i>Moon Safari, avant de revenir pour un rappel composé des titres phares : Heaven’s Light, Sexy Boy et La Femme d’Argent.
Le peu d’interaction entre les membres du groupe, trop souvent statiques ou nonchalants, pourrait leur être reproché... ou simplement être accepté comme un comportement cohérent et en accord avec leur style musical et leurs personnalités.
Le son est parfaitement réglé et permet d’apprécier toute la subtilité des compositions. Le seul regret demeure l’état léthargique d’un public dont le manque de réactivité et d’enthousiasme empêche une communion qui aurait permis à tous de ressentir la magie de la prestation. À l’exception d’une minuscule poignée d’irréductibles, personne ne trouvera la force de décoller ses fesses de la chaise afin d’acclamer le tube du groupe, bien différent de sa version studio, Sexy Boy.
Un bilan bien positif pour cette agréable soirée.
Setlist :
01. Do The Joy
02. So Light Is Her Football
03. Love
04. Remember
05. Venus
06. J’ai Dormi Sous l’Eau
07. Missing The Light Of The Day
08. Tropical Disease
09. People In The City
10. Radian
11. Cherry Blossom Girl
12. Be A Bee
13 Talisman
14. How Does It Make You Feel
15. Alpha Beta Gaga
16. Kelly Watch The Stars
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17. Heaven’s Light
18. Sexy Boy
19. La Femme d’Argent
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